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Textile et Habillement : Les masques de Boubouh et… le secret enterré !

La série des « Masques de Boubouh » ne finit pas de révéler ses secrets.  Les investigations sur la genèse de cette sombre affaire, permettent de voir de plus en plus clair de voir plus clair sur les manigances  de ce personnage obnubilé par le profit. Même en cette difficile période de crise pandémique !
On se souvient  que, dès les premières heures du confinement sanitaire, le besoin en masques de protection s’est fait sentir sur l’ensemble du territoire national, nécessitant  l’urgence d’une mobilisation rapide commune  du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Économie Verte et Numérique, d’une part, et l’association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), d’autre part, représentée par son président Mohamed  Boubouh.
Cette collaboration a autorisé le ministre Moulay Hafid Elalamy  à rassurer la population marocaine  sur l’approvisionnement du marché national en masques de qualité dont le coût ne dépasserait pas  0,80 DH.
Pour passer à exécution de la production de ces masques, le président de l’AMITH, Mohamed Boubouh  se concerta avec une vingtaine de sociétés de confection  pour exposer la stratégie pouvant permettre de couvrir les besoins du marché local et commencer l’exportation à l’étranger. Cette concertation aboutira à la décision d’importer, au  nom de l’AMITH, le tissu nécessaire à la fabrication des masques.
Une fois ce tissu  arrivé au port de Tanger, BouBouh, avec l’appui du ministre, a demandé une exonération des droits de douane , arguant qu’il s’agissait d’une affaire d’État.
Néanmoins, les services de douane, vigilants, ont opposé  un refus catégorique à ce stratagème. C’est alors que Boubouh  contactera ses partenaires espagnols et parviendra rapidement à remettre les factures du tissu importé  au nom de l’une de ses unités industrielles, ce qui a débloqué la situation.
Ainsi, disposant des intrants à la fabrication des masques, et rejetant d’un revers de la main les modalités convenues avec ses collègues professionnels, Boubouh  se lancera, nuit et jour, dans la production intensive des masques dans ses propres fabriques et avec le concours de petits ateliers  de quartiers, de sa propre création dans le secteur de l’informel.
L’objectif était de miner les activités de ses concurrents pour les écarter de son chemin.
C’est ainsi qu’il parviendra à constituer un important stock de  masques destinés à  l’exportation, au détriment des besoins de la population marocaine et de ses propres collègues qui souhaitaient participer à l’effort national de doter le marché intérieur de suffisamment de masques.
Boubouh fabriquera aussi quelque 2 millions de  masques pour satisfaire, seul, une commande du ministère de l’Intérieur.
Avec son insatiable appétit de gains au détriment de tout et de tous,  Mohamed Boubouh n’a pas vu venir le virus du Corona qui l’a obligé à entrer en quarantaine dans une clinique de Tanger.
Et c’est là où l’affaire des masques éclatera au grand jour.
Malgré cette dure épreuve sanitaire qui l’a immobilisé le temps de recevoir les soins nécessaires, notre personnage, a poursuivi ses manigances encouragé par son ami ministre.
Cette fois, il a essayé d’imposer  une stratégie semblable de production exclusivement  interne  aux industriels de Casablanca. Or, ceux-ci qui connaissent bien le ministre et ses discours creux,  se sont montrés vigilants et opposé une fin de non-recevoir en demandant qu’une partie de leur production soit destinée à l’exportation.
Ce refus a créé des remous avec le président de l’AMITH, Mohamed Boubouh qui a réussi l’exploit de couper les ponts avec tout le monde, sauf avec le ministre  l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique.
C’est à croire que les agissements de Boubouh sont liés à son amitié avec le ministre.
Si tel est le cas, il conviendrait à ce commis de l’Etat, qui joue gauchement  au « poker » avec un joueur médiocre comme Boubouh, d’arrêter d’attiser des flammes aiguisant l’appétit du président de l’AMITH, et détruisant, par la même, un secteur aussi névralgique que stratégique que celui du Textile et de l’Habillement.
De son côté,  Mohamed Boubouh ne devrait pas perdre de vue que ce sont ses collègues  qui l’ont porté à la présidence de leur association,  l’AMITH,  dans le but de défendre les intérêts de leur profession commune et non pas ses intérêts personnels.
La sagesse voudrait que Boubouh  reconsidère les apports de ses amitiés dangereuses qui risquent de le trainer  dans un gouffre duquel il ne sera pas prêt de sortir.
Un proverbe arabe dit si sagement que : « Quand Dieu désire torturer une fourmi, Il lui donne des ailes ! ».
A bon entendeur salut.

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