Accueil » Politique » ..Taux de Participation à la Grève Générale du 24 février : +80% selon les syndicats, -30% selon le gouvernement

..Taux de Participation à la Grève Générale du 24 février : +80% selon les syndicats, -30% selon le gouvernement

Grandes divergences dans les lectures du : Taux de participation à la grève générale du 24 février : +80% selon les syndicats, -30% selon le gouve
ement
[color=#999999][size=08]Le 29-02-2016 à 15:53:08 [/size][/color][b][justify][size=10][color=#333333]Difficile de se prononcer avec exactitude pour dire dans quelle mesure la grève générale de mercredi 24 février 2016 a été observée, tellement les lectures des uns et des autres divergent. Du côté des centrales syndicales, on affirme que le mouvement a été un succès dans tous les secteurs et on avance un taux de participation dépassant 80% chez la classe ouvrière. Selon le ministre de la Fonction publique et de la mode
isation de l’administration, le taux de participation à la grève générale était de l’ordre de 25 à 30%.

A Tanger, la grève était timidement ressentie dans certains secteurs, mais pas dans d’autres comme celui des transports publics urbains qui a normalement fonctionné. [/color][/size][/justify][/b][center][color=#3366ff][size=19]***[/size][/color][/center][justify][size=12][color=#000066]Mercredi, une jou
ée de grève générale a été décrétée au niveau national, par quatre syndicats, l’Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Fédération démocratique du travail (FDT).

Le matin, à Tanger, la circulation au centre-ville de Tanger n’était pas aussi dense que d'habitude, mais les bus et les taxis tou
aient normalement. Rien de changé, non plus, dans les transports publics collectifs : la gare routière, la gare ferroviaire, les ports et l’aéroport Ibn Batouta sont restés ouverts aux voyageurs. Dans les hôpitaux de la ville, on n’a pas ressenti des perturbations sortant de l’ordinaire.

Rien d’anormal, non plus, chez les commerçants qui ont levé leur rideau comme d’habitude, à l’exception de quelques raretés qui ont préféré prévenir un éventuel débordement de foule. Comme rien de tout cela ne s’est produit, ils ont fini par ouvrir leurs magasins. Les poumons commerciaux comme le marché central, les souks de Casabarata, Fendek Chejra ou Bénimakada ont fonctionné comme tous les jours.

Le secteur bancaire, les administrations et les collectivités ont répondu à l’appel de grève. Le secteur industriel était divisé sur la question. Les différents chantiers ouverts dans différents quartiers de la ville dans le cadre du programme Tanger-Métropole ne se sont pas arrêtés. Des écoliers ont rebroussé chemin pour rentrer chez eux.

D’une manière générale, cette même situation aurait prévalu, à quelques différences près, au niveau national.

Malgré ces indices, les centrales syndicales donnaient, dès le matin, des statistiques, parlant d’un véritable succès de la grève générale à laquelle elles ont appelé et qui vient rappeler celle qu’elles avaient observée il y a quelques mois, le 29 octobre 2015.

Des responsables syndicalistes considèrent que le mouvement de mercredi a été un grand succès, ne serait-ce que parce que toutes les organisations syndicales l’ont soutenu.

A la mi-jou
ée, ils ont avancé un taux de participation à la grève générale autour de 85%, dans les deux secteurs confondus, public et privé. On a même voulu être très précis dans un communiqué commun annonçant exactement 84,8% comme taux national de participation de la classe ouvrière.
Les centrales syndicales évoquent, dans ce communiqué, les différents secteurs ayant pris part au mouvement de débrayage, expliquant que, pour la première fois, la grève a touché des institutions constitutionnelles comme le Conseil national des droits de l'Homme, la Cour des comptes ou la Chambre des conseillers. Ils y soulignent également avoir agi pour garantir le service minimum dans certains secteurs stratégiques (hôpitaux, aéroports…) où les employés se sont contentés de porter des brassards.

Mais, du côté gouve
ement, c’est un autre son de cloche. Le ministre de la Fonction publique et de la Mode
isation de l’administration, Mohamed Moubdii, a déclaré, vers 14 h 30, juste après la parution du communiqué des syndicats, que le taux de participation à la grève générale se situait entre 25 et 30%, ajoutant que le service général était assuré sur tout le territoire du Royaume, et qu'il n’y a pas eu de problème posé à ce niveau.

« Il y a eu certes des secteurs qui ont connu un taux de participation élevé allant jusqu’à 40%, mais dans d’autres, ce taux avoisinait 0%» a indiqué le ministre, affirmant qu’en tête arrive le secteur de l’Enseignement qui a connu une participation relativement élevée, suivi du secteur des collectivités locales. Mais, dans la plupart des wilayas, c’est un peu moins. Cela n’est pas arrivé à créer des perturbations et la grève s’est passée dans le calme», a conclu le ministre Mohamed Moubdii.
Reste finalement à savoir qui a tort et qui a raison ? Mais cela démontre, au moins, que la guéguerre continue entre les syndicats et le gouve
ement.

[color=#993300]Pourquoi une grève générale ?[/color]Si le dossier revendicatif des syndicats comporte une longue liste de points, quelques uns méritent une attention particulière: d'abord, la réforme des retraites, que les syndicats souhaitent, au préalable, discuter dans le cadre du dialogue social, non sous forme de projets de lois à la Chambre des conseillers; l'abrogation de l'article 288 du Code pénal marocain, qui punit de « l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 5.000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque, à l'aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, a amené ou maintenu, tenté d'amener ou de maintenir, une cessation concertée du travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires ou de porter atteinte au libre exercice de l'industrie ou du travail. » Cet article du Code pénal pose la question plus large du droit de grève au Maroc, qui est garanti par la Constitution, et qui attend toujours la loi organique le réglementant. Les syndicats demandent, en outre, une hausse générale des salaires et des pensions de retraite, la baisse de la pression fiscale sur les salaires ainsi que l’augmentation à 6.000 dirhams des revenus non imposables.

[color=#993300]Qui a participé à la grève générale ?[/color]Hormis les quatre centrales syndicales les plus représentatives, initiatrices de la grève, UMT, CDT, FDT) et UGTM, d'autres syndicats et organisations professionnelles y ont participé, dont l'Organisation démocratique du travail (ODT), proche du Parti authenticité et mode
ité (PAM), le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNE-SUP) ou encore le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP). Cette grève générale a été aussi marquée par la participation d'Al Adl wal-Ihsane qui affirme contester « l'indifférence du gouve
ement envers les revendications légitimes de justice sociale ».

[color=#993300]Quels sont les secteurs conce
és ?[/color]La grève était, en principe, organisée dans la fonction publique, les collectivités territoriales, les établissements publics et semi-publics, le secteur privé industriel, agricole, forestier et de service, les transports routiers, aérien, maritime, ferroviaire, urbain et interurbain, les commerces, l’artisanat, le secteur minier, le secteur portuaire, la pêche maritime et tous les secteurs professionnels.

Toutefois, il est établi que certains secteurs ont été moins touchés que d'autres par la grève, en raison notamment de la faible pénétration des syndicats dans le privé, vu la taille limitée de beaucoup d’établissements, leur caractère familial et les relations plus personnalisées entre employeurs et employés dans les petites entreprises qui composent l’essentiel du secteur privé, et qui rendent moins pertinente la représentation syndicale.

[color=#993300]Qu'en pense le gouve
ement ?[/color]Le ministre de la Communication et porte-parole du gouve
ement, Mustapha El Khalfi affirme : « la grève est, certes, un droit constitutionnel, mais nous considérons que cette grève générale est injustifiée, en raison du fait que le dialogue sur les retraites a été lancé dès janvier 2013, et a été approfondi au Conseil économique, social et environnemental qui a émis des recommandations sur le dossier des retraites . La réforme des retraites est, actuellement, à l'étude au parlement, et le gouve
ement assumera la responsabilité de la mener à bien, tout en tenant compte des remarques et des amendements qui seront élaborés au parlement ». Le ministre de la Communication indique aussi que « le gouve
ement prend les dispositions nécessaires pour assurer le fonctionnement normal des services publics, dans le cadre des dispositions légales en vigueur. »

Le ministre n’a pas révélé si des retenues seront ponctionnées sur les salaires des grévistes.

[color=#993300]Conclusion [/color]Que la grève générale ait réussi ou pas. Que le taux de participation soit de 30 ou de 80 %. Rien de tout cela ne va, ni dans l’intérêt de la Nation, ni dans celui des citoyens.

Les responsables des deux parties doivent prendre conscience des enjeux socio-économiques pour le pays et se résigner à s’asseoir autour d’une table de négociations pour éplucher, à froid, leurs différents et trouver les compromis qui s’imposent, dans un esprit gagnant-gagnant.
Les mouvements de grève et les positions rigides qui les contrecarrent ne doivent surtout pas être utilisés, de part et d’autre, comme un cheval de bataille dans le cadre de la guéguerre électorale pour les très prochaines législatives.

Espérons que les électeurs prennent conscience de ces petits jeux qui mettent en péril les intérêts de la Nation au profit d’une poignée d’opportunistes qui ne se sont pas encore résignés à admettre que les Marocains ont une vision de plus en plus claire du champ politique national et des acteurs qui y tiennent de mauvais rôles…dans leur seul intérêt particulier !!! [/color][/size][/justify]
[size=8][color=#999999]Photo :DR[/color][/size][center][size=15][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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