SM le Roi remet les pendules à l’heure Décodage des dits, des non-dits et des sous-entendus du discours du Trône

SM le Roi remet les pendules à l’heure Décodage des dits, des non-dits et des sous-entendus du discours du Trône
Le 08-08-2016 à 12:47:50 Le discours du Trône est traditionnellement l’occasion pour le Roi de faire le bilan des événements de l’année écoulée et de tracer un canevas pour l’année qui s’annonce, notamment sur le plan socio-économique. Or, ce n’était pas seulement le cas, ce 30 juillet 2016.

En effet, dès les premières phrases du de
ier discours royal, on a senti la gravité du moment et on s’est attendu à des messages profonds qui n’ont pas tardé à venir pour ce
er essentiellement la responsabilité et la moralisation de la vie politique en prévision de la prochaine échéance électorale, l’ancrage économique, l’intégrité territoriale et la présence diplomatique du royaume autour du dossier du Sahara marocain..
*** Conce
ant le premier volet ayant trait aux prochaines élections:
[/center]Le Souverain a dénoncé la politique des abus et des dérapages et souligné la nécessité d’un recadrage, en abandonnant la polémique politicienne d’un bas niveau et en optant pour une créativité constructive et crédible.

Donnant ainsi une réponse directe et frontale à la controverse que se livrent certains partis dont notamment ceux d’Ilyas el Omri, le PAM et de Abdelilah Benkirane, le PJD qui instrumentalisent la Personne du Roi dans leur lutte électorale, Mohammed VI a rappelé, à toute fin utile, qu’il est au-dessus de la mêlée politique, qu’il est « le Roi de tous les Marocains, candidats, électeurs et aussi ceux qui ne votent pas et que le seul parti auquel il est fier d’appartenir, c’est le Maroc ».

Outre un clin d’œil sévère à Benkirane pour ses dérapages spectaculaires au sujet de ses relations avec le palais, c’était là aussi une façon de rappeler à l’ordre quiconque tenterait d’impliquer le roi dans des luttes intestines. Le Souverain estime que les partis devraient s’attacher plutôt à choisir des candidats compétents et intègres, animés par le sens des responsabilités et le souci de servir le citoyen, au lieu de se livrer, dans leur quête des voix et leur course à gagner la sympathie des électeurs, à des pratiques qui sont contraires aux principes et à l’éthique de l’action politique, démontrant ainsi une frénésie quasi-résurrectionnelle où règne le chacun pour soi, et où personne ne connaît plus personne.

Tous, gouve
ement et partis, électeurs et candidats, perdent la tête et sombrent dans un chaos et dans des luttes qui n’ont rien à voir avec la liberté de choix inca
ée par le vote, affirme SM le roi , ajoutant : « Là, je dis à tout le monde, majorité et opposition : assez de surenchère patriotique dans des règlements de compte personnels ou la quête d’intérêts partisans étriqués »

Pour chlore ce chapitre, le Souverain a également lancé un rappel à l’ordre au ministre de l’Intérieur et au ministre de la Justice, afin de remplir le devoir qui leur incombe de garantir l’intégrité et la transparence du processus électoral. « Je saisis cette occasion pour attirer l’attention sur des agissements et des dépassements graves commis en période électorale. Il faut les combattre, et en sanctionner les auteurs » a dit le Roi.

Evoquant ensuite le fléau de la corruption,Mohammed VI note la généralisation du phénomène dans le pays, estimant que la lutte contre la corruption est à la fois, l’affaire de l’Etat et de la société: l’Etat avec ses institutions, à travers l’opérationnalisation des dispositifs juridiques de lutte contre ce phénomène dangereux, la criminalisation de toutes ses manifestations et la répression sévère des prévaricateurs; et la société dans toutes ses composantes, en réprouvant cette pratique, en dénonçant ses auteurs et en inculquant le devoir de s’en démarquer conformément aux principes de notre sainte religion et les valeurs marocaines authentiques que sont la vertu, la probité et la dignité » a dit le roi.

Or, nous savons tous que ces valeurs marocaines authentiques qui sont la vertu, la probité et la dignité, remontent au passé et ne s’appliquent que difficilement à la société actuelle faite d’apparences, d’incivisme, de course à la fortune, licite ou non, et au pouvoir, explicite ou non…ces mentalités sont bien ancrées dans le système.

Nous savons aussi que le rôle de la société est certes important, quand il s’agit de sensibiliser la jeunesse à la maison et à l’école, dans l’espoir d’assainir l’avenir.

En attendant, et pour rester lucides et proches de la réalité du présent, nous devons admettre que les dispositifs juridiques et la répression sévère des prévaricateurs, corrupteurs et corrompus, demeurent, pour le moment, la seule arme efficace pour, non pas éradiquer la corruption, ce qui relèverait de l’utopie, mais au moins pour en atténuer l’ampleur à terme. Cela revient à dire que l’Etat ne doit pas trop compter sur le citoyen pour combattre efficacement la corruption et que l’autorité doit prendre pleinement ses responsabilités et affronter de face le phénomène dans l’administration, les collectivités élues, la justice, la santé, entre autres, au lieu de se déclarer vaincue comme l’a fait le chef du gouve
ement Abdelilah Benkirane qui, après avoir déclaré à tambours battants la guerre à la corruption au début de se son mandat, a vite baissé les bras en affirmant avoir été « battu » par les corrupteurs ; une manière de maquiller son incapacité et son échec rapide, et une tentative de s’attirer la sympathie des électeurs.

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