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Nador West Med  place le Maroc à la croisée des routes  maritimes entre l’Europe et l’Afrique 

Lancé en 2012, le projet portuaire Nador West Med vise, à côté de Tanger Med, à renforcer la position du Maroc sur le bassin méditerranéen.
La première phase du chantier de Nador West Med, à 20 km de la ville éponyme, dans le nord-est du Maroc, vise à construire un terminal à deux quais, l’un de 4 300 m, l’autre de 1 200 m, où les plus grands porte-conteneurs pourraient accoster, ainsi que trois postes pétroliers. Outre les quais, érigés par un consortium mené par le marocain SGTM, le projet prévoit une plateforme logistique, une zone franche industrielle, et une autre réservée aux entreprises de services. En tout, une fois achevée, cette première partie de la plateforme pourra accueillir jusqu’à 3 millions de conteneurs.
Après le port Tanger Med, le Maroc veut renforcer sa position sur le bassin méditerranéen en construisant à 350 km plus à l’est un nouveau terminal pouvant drainer le développement industriel de la région marocaine de l’Oriental, à la croisée des routes logistiques entre l’Europe et l’Afrique.
Au début de mars, 45 % des travaux ont été accomplis, selon Abdelkader Amara, ministre de l’Équipement, qui, à l’occasion d’une visite du chantier, avait aussi annoncé le lancement imminent des travaux d’une voie ferrée et d’un réseau autoroutier pour compléter l’offre.
Font partie de cette sélection des projets déjà engagés, ayant un impact économique structurant pour leur pays et l’ensemble de la région. Du ferroviaire au portuaire, en passant par les villes nouvelles, les barrages, les axes routiers ou les pipelines, ces chantiers mobilisent des consortiums, souvent menés par des groupes internationaux, principalement chinois et européens. Mais ces derniers font tous appel à des partenaires et à des sous-traitants locaux, dont l’expertise technique a fortement progressé au cours des cinq dernières années. Les plus expérimentés de ces groupes africains de BTP – tels le marocain SGTM, l’algérien Cosider ou encore le burkinabè CGE – sont désormais eux aussi « chefs d’orchestre » de grands programmes d’infrastructures.

 

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