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Législatives: Interview de la candidate, tête de liste du RNI Mme Saïda Chaker Mtalssi «Je n’affiche aucun complexe devant mes concurrents»

Dans le cadre de la campagne électorale qui démarre aujourd’hui, le Jou
al de Tanger ouvre ses colonnes aux candidats aux législatives, sans distinction d’appartenance ou d’étiquette politique, afin d’exprimer leur point de vue sur la scène politiqu

Cette semaine, notre invitée sera la candidate tête de liste du RNI, Mme Saïda Chaker Mtalssi à laquelle nous laissons le soin de se présenter elle-même.

Le Jou
al de Tanger
: Madame Saïda Chaker Mtalssi, il ne reste plus que quelques jours et vous pourriez probablement devenir une personnalité publique. Les concitoyens peuvent donc déjà prétendre à mieux vous connaître. Voudriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
— Mme Saïda Chaker Mtalssi : Je suis née à Tanger en 1962, mariée et mère de 2 enfants. Je suis sage-femme cadriste et formatrice dans la qualité des soins à la polyclinique de la CNSS.

Je suis représentante syndicale du personnel médical et paramédical; présidente de l’association Ibn Batouta médicale et sociale ; membre de l’association UNFM et ancien membre d’une association pour les œuvres médicales et sociales démunies.
• Politiquement parlant, vous venez d’intégrer le parti du Rassemblement national des indépendants (RNI) et vous avez la chance d’être choisie en qualité de tête de liste. Où se situe le secret de ce choix ?
— Il n’existe aucun secret car je ne viens pas seulement d’intégrer, comme vous dites, le RNI, mais je fais partie d’une famille qui adhère depuis des décennies aux valeurs sociales de ce parti auquel j’ai, en fait, adhéré en 2009.
D’autre part, j’appartiens à un groupe de femmes intellectuelles qui suivent l’évolution politique au Maroc, et à Tanger en particulier.

Ensuite, répondant aux vœux de SM le Roi de voir une participation massive de la gente féminine marocaine à la vie politique du pays, je me suis présentée aux de
ières élections communales, ce qui me permet aujourd’hui de répondre à la volonté de mes électeurs en occupant le poste de premier vice-président du Conseil de la ville de Tanger.
Conce
ant ma candidature aux législatives, permettez-moi de vous confier deux choses que j’ai gardées pour moi jusqu’à présent :
Premièrement, c’est mon côté revendicatif dans le domaine social qui me pousse à briguer un poste à la Première Chambre, ce qui me permettrait de porter plus haut la barre de mon utilité envers mes concitoyens.
Deuxièmement, mon choix n’était pas aussi facile qu’on peut l’imaginer, eu égard à la dimension des compétences et de l’expérience de mon concurrent direct, le président d’arrondissement, M. Abdelaziz Benazzouz pour lequel j’ai beaucoup d’estime, de respect et de considération. Je suppose que la volonté des dirigeants du parti, aux niveaux national et régional à étoffer la représentation féminine, ont fini par convaincre M. Benazzouz qui a eu l’amabilité de retirer sa candidature, et je l’en remercie. D’autre part, je saisis cette nouvelle occasion pour exprimer ma gratitude à mes collègues militants qui me soutiennent depuis le début.

• La campagne électorale s’ouvre dans quelques heures et nous aimerions savoir si vous êtes prête à défendre le programme de votre parti le RNI ?
— Je suis très imprégnée de ce programme et je suis en mesure d’en discuter avec conviction. Ce programme a été élaboré sur la base d’études menées sur le terrain au niveau de chaque région et profondément débattu lors d’un grand meeting tenu à Skhirat, où trois grands axes d’un programme d’intervention ont été dégagés :
1°) La dignité du citoyen
2°) L’économie nationale ;
3°) La reconquête de la confiance du citoyen.

En parler donc avec mes aimables électeurs potentiels ne me pose aucun problème.
• Sachant que le parti RNI jouit d’une certaine popularité, escompteriez-vous emporter 2 sièges sur 5. Aurait-on dressé une stratégie à cette fin ?
— Lors des élections de 2009, le RNI s’était, en effet, positionné comme première puissance politique nationale et première entité politique au niveau de la région Tanger-Tétouan. Ceci m’autorise à être optimiste pour l’avenir, notamment que le RNI s’est davantage enrichi par de nouvelles compétences parmi lesquelles nous comptons notre collègue Younès Cherkaoui que nous considérons comme une valeur ajoutée, vu sa grande expérience forgée durant de longues années de militantisme positif. De là à briguer un deuxième siège, la probabilité est assez grande.

• A Tanger, des observateurs considèrent que, lors des prochaines législatives le RNI et le PAM, seront probablement les seuls rescapés du G 8. Qu’en pensez-vous ?
— On ne peut jurer de rien, mais, à mon avis, les favoris sont au nombre de quatre : le PJD, le RNI, le PAM et l’UC. Toujours est-il que c’est aux u
es que revient le de
ier mot.

• Vous évoquez le PJD, sachant que vous entretenez personnellement de bonnes relations avec ce parti, malgré quelques discordances de points de vue. Pensez-vous que les choses finiraient par s’arranger entre les deux entités ?
— Je pense plutôt qu’il faut disce
er, d’une part, les relations que j’entretiens, à titre personnel, avec mes collègues du PJD pour lesquels j’ai beaucoup d’estime et d’amitié, de nobles sentiments que je partage d’ailleurs avec les militants d’autres partis aussi, et d’autre part, les engagements que j’ai envers mon propre parti de respecter des règles de travail prédéfinies. Cependant, l’un n’empêche pas l’autre tant que c’est dans l’intérêt du pays. Quant au rétablissement des relations entre les deux partis, cela se décide à un plus haut niveau.

• Venons-en maintenant à la participation des citoyens au scrutin du 25 novembre prochain. Ne craignez vous qu’une abstention massive puisse porter atteinte au RNI malgré sa popularité dans la région ?
— Si l’on tient compte du taux de participation de 2009, on peut effectivement afficher une certaine inquiétude ; mais si l’on considère la participation importante des électeurs Tangérois au vote pour la nouvelle constitution, on peut ouvrir droit à l’espoir.

• Une de
ière question, si vous le permettez. Pensez-vous avoir la capacité nécessaire de vous mesurer à vos concurrents lors de la campagne électorale ?
— Tout à fait et je ne me fais aucun complexe à ce sujet. Mon expérience dans les domaines associatif , syndical et médical m’ont appris à faire front devant les difficultés, à savoir écouter et communiquer avec mon prochain et à diagnostiquer la situation de mon pays et les besoins de mes concitoyens.
Propos recueillis par
Abdelhaq BAKHAT

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