L’IRT EN PERTE DE VITESSE SIFFLEE PAR SON PUBLIC

Sur tous les plans, Hicham Dmai était supérieur à son collègue Abderrahim Taleb : système de jeu, tactique, préparation , conception et surtout lecture du match. Peut-être, l’entraineur de l’IRT était-il dépassé par la réflexion sur son avenir incertain sur le banc de touche du club de la ville du détroit. A vrai dire, les dernières rumeurs, sur l’éventuel engagement de Benhachem pour la saison 19-20, non démenties par le comité, viennent de perturber la stabilité technique de l’effectif. Avec un « pied dehors », comme l’on dit dans le jargon populaire, le duo Taleb-Belkacem doit chercher ailleurs pour travailler. Dans les coulisses, on « murmure » par- ci, par-là que le torchon brule entre le staff des entraineurs et le comité surtout pour la politique des nouveaux recrutements. En effet, toutes les recrues n’ont rien donné à l’exception de Abdelkrim Ouadii et du portier Hicham Majhed. Bien que la plupart d’entre elles étaient arrivées avec le manager tunisien, on reproche à l’entraineur d’avoir titularisé les Issam Erraki,Rachid Hosni,Mohamed Hamami des footballeurs en petite forme. Au cours de IRT-OCS, une leçon bien claire a été tirée :rien ne va au club présidé par Abdelhamid Aberchane qui a préféré prendre la « poudre d’escampette » pour éviter les insultes du public au stade Ibn Batouta. Que se passe-t-il vraiment à Tang er : pas de public, pas de victoire, pas de buts, pas de dirigeants, pas d’adhérents et bientôt pas de sponsors. Les safiots étaient bien supérieurs aux locaux bien que les occasions de but étaient peu fréquentes dans une rencontre jouée à vive allure certes mais d’un niveau technique très faible. Dans ce championnat 18-19 caractérisé par une médiocrité intense , les entraineurs exerçants sont pointés du doigt et il est admissible de constater que sur l’aire du jeu, il n’existe aucun système de jeu. Avec des salaires mensuels exorbitants oscillant entre les 15 et 30 millions de centimes ,les hommes du banc de touche doivent donner plus pour améliorer le spectacle footballistique. On jouait la troisième place du championnat pour la qualification à la participation à la Coupe de la Confédération Afrique avec beaucoup d’argent en jeu. Deux beaux poissons étaient opposés: la sardine et l’espadon. Incroyable mais vrai, le «petit» a dévoré le « géant » et personne ne s’attendait à la victoire de la sardine sur l’espadon. Safi capitale de la sardine a battu Tanger la capitale de l’espadon. Très peu de choses étaient signalées en première mi-temps :une occasion d’apparence facile était ratée pare Neghmi à la suite d’un coup franc tiré par Ouadii et le but marqué par Ouattara à la 27ème mn devant la passivité de toute la défense. Après la pause, ni Taleb, ni Dmai n’était satisfait de l’évolution de leurs poulains. Des changements dans les deux cotés. A l’IRT, Mbay et Chentouf prenaient la place de Neghmi et de Kaadaoui pour avoir en suite le secours de Amrioui qui envoyait aux vestiaires Hamami un attaquant au lieu d’un défenseur. Aucun changement de décors et au fil de l’écoulement des minutes, l’IRT était loin de toute égalisation si l’on excepte le coup franc tiré par Mzambi qui devait donner une belle détente du goal Magid. Une domination tangéroise stérile et les Makoko,Chentouf,Ouadii abusaient des passes inutiles optant pur le jeu individuel. A la 82ème mn, coup de foudre au Grand Stade de Tanger où Goudali « ruinait » tous les espoirs en marquant le 0-2 après un corner. Les joueurs locaux ne savaient point ce qui se passait. Avec une importante prime promise de 15.000 dh en cas de victoire, ils étaient prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes pour mériter la confiance d’un public acharné. Malheureusement, il n’en fut pas ainsi et tout était raté à l’image du dernier match de Marrakech. Après le dernier coup de sifflet de l’arbitre, toute l’équipe IRT footballeurs, entraineurs, dirigeants étaient hués, sifflés, insultés par les supporters. Heureusement, il n’y avait pas ce grand public car la formation de la ville du détroit jouait la saison écoulée devant 40.000 spectateurs et ces dernières rencontres elle jouait devant à peine 2000 personnes. Par signe de protestation à la politique suivie par le comité, le public tangérois ne cesse de bouder son club. Par pure coïncidence, cette débâcle a eu lieu le 12 Mai commémoration du premier anniversaire de l’obtention du titre du champion du Maroc. Il y a un an, cette même équipe était applaudie et fêtée pour attendre la même date et recevoir des insultes et des sifflements. Le public exige le départ de Abdelhamid Aberchane et de ses proches collaborateurs et souhaite la constitution d’un autre comité.

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