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La supposée semeuse du Sida, de nouveau devant le juge

On se souvient de cette poignante et déroutante histoire qui marque le destin d’une femme, d’abord victime de son mari, devenue ensuite, malgré elle, un supposé bourreau lâché dans la société. Cette dame, Malika Ch., âgée de 36 ans, venue d’Ouj
Le 03-03-2015 à 18:06:13

L’histoire en détails nous rappelle que cette jeune femme fugue donc vers Tanger et trouve refuge auprès d’un groupe de jeunes salariées du secteur du textile, qui acceptent de partager avec elle leur maison prise en colocation dans la médina de Tanger.

Tout se passe normalement jusqu’au jour où l’une des colocataires découvre un lot de médicaments dans les affaires de la dame venue d’Oujda. Intriguée, elle ne tardera pas à comprendre qu’il s’agit de remèdes contre le sida et en informe ses autres camarades qui conviennent d’un commun accord, de la mettre à la porte de leur maison, de la manière forte si nécessaire. La dame offusquée dépose alors une plainte contre ses colocataires, pour agressivité, et c’est ainsi qu’une enquête est ouverte par la brigade de police judiciaire du premier arrondissement.

Il s’avérera ainsi que la dame oujdie s’adonnait à la prostitution depuis son arrivée à Tanger et recevait ses clients à la maison commune en l’absence des autres colocataires. Ce triste manège aurait duré deux mois environ.

Arrêtée le 15 décembre 2014, placée en détention préventive sur ordre du parquet et soumise à des analyses médicales qui ont confirmé son atteinte du sida, la jeune femme aurait avoué qu’elle a eu des rapports sexuels avec plusieurs hommes à Tanger, parfois gratuitement puisque son dessein n’était pas spécialement de gagner de l’argent, mais surtout de se « venger des hommes de façon volontaire et préméditée », selon ses propres termes. Elle se souvenait seulement de deux partenaires avec lesquels elle aurait entretenu des relations répétées : un jeune homme de 35 ans originaire de Rachidia et un autre de 24 ans de Khémisset, tous deux aussitôt retrouvés par la police et placés en garde à vue afin de subir des analyses médicales de contrôle.

Après l’instruction de son dossier par le parquet, l’accusée a été présentée, jeudi de
ier, en première audience devant le juge.

La défense de l’accusée a plaidé « non coupable », expliquant à la Cour que sa cliente, victime vulnérable de son mari, n’a jamais exercé la prostitution ni eu de rapports sexuels volontaires avec qui que ce soit et qu’elle a été plutôt une proie facile pour certains individus qui l’ont violée et dont six se seraient révélés porteurs du VIH.

Lors de sa précédente audience, la Cour a ordonné une analyse médicale sur la personne du mari incriminé résidant à Oujda, et sur les six hommes ayant eu des rapports sexuels avec l’accusée, et reporté le jugement à l’audience du 29 janvier courant, en attendant les résultats de cette analyse.

Or, lors de l’audience de jeudi de
ier, il s’avérera que les analyses médicales demandées par le tribunal, n’étaient pas encore prêtes, ce qui a incité le juge à renvoyer de nouveau l’affaire à jeudi prochain, 5 février 2015.
La nouveauté dans le dossier, c’est que la police de Tanger est parvenue à faire venir le mari de la dame pour recueillir sa déposition.

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