Le tribunal correctionnel de première instance de Tanger a condamné, jeudi, à un an et demi de prison et à une amende de 200.000 dirhams. L’inculpé A.B, propriétaire de l’usine AM Fashion de Tanger où 29 personnes sont décédées le 8 février 2021, par noyade, suite à l’inondation par les eaux de pluie de la cave, aménagée en atelier de confection dans le sous-sol d’une maison au hay Branès à Tanger.
L’accusé était poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation dont ceux d’homicide involontaire dû au non-respect des règlements et des lois, violation de l’état d’urgence sanitaire, ouverture d’une entreprise sans autorisation, emploi de mineurs sans autorisation et non-respect des conditions d’hygiène et de sécurité au sein de l’entreprise. Et ce, conformément aux articles 432 et 433 du Code pénal, et au chapitre quatre du décret du 23/03/2020 et aux articles 135, 137, 143, 147, 150, 281, 296 et 548 du Code du travail.
Rappelons que le gouvernement interpellé par le Parlement sur cette question, le ministre de l’Emploi avait dégagé la responsabilité des pouvoirs publics et accusé le propriétaire d’avoir ouvert son entreprisse en violation totale des dispositions de l’article 135 du Code du travail du Dans cette terrible tragédie de Tanger, il y a d’abord toute l’horreur du drame.
Il pleuvait, ce lundi 8 février (2021), sur la ville du Détroit. Une pluie torrentielle. Mais, comme tous les jours, les dizaines d’ouvrières et ouvriers de cette unité de textile non-déclarée, ont pris le chemin du travail. Leur emploi les oblige à travailler, chaque jour, 9 heures sous les néons. Ils ne voient donc quasiment jamais le soleil. Mais, cette fois, c’était fatal : 29 morts.
Des ruisseaux furieux se sont engouffrés d’un seul coup dans leur atelier, les prenant au piège, la seule issue étant cadenassée.
Choc, horreur, émotion, consternation, colère… Tout a été exprimé, mais le plus dur était de voir les familles des victimes, devant cette cave, assister à l’extraction des corps…

























