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Deux étoiles s’éteignent le même jour dans le ciel Tanger ..

le pionnier de la chanson populaire Larbi Aouami et le costumier de cinéma Larbi Yacoubi Rappelés à Dieu
[color=#999999][size=08]Le 11-04-2016 à 10:21:05 [/size][/color][b][justify][size=10][color=#333333] Deux icones de l’art et de la culture nous ontsimultanément quittés mardi 5 avril courant, laissant derrière euxune trajectoire, comme celle d’uneétoile filante, l’un dans le domaine de la chanson populaire, en l’occurrence Mohamed Larbi Aouami, et l’autre dans le monde du cinéma, Larbi Yacoubi..[/color][/size][/justify][/b][center][color=#3366ff][size=19]***[/size][/color][/center][justify][size=12][color=#000066]Le musicien-Chanteur, Mohamed Larbi Aouami, décédé à l’âge de 75 ans, était considéré comme l’un des grands pionniers de la chanson populaire marocaine.

[center][img]www.lejournaldetanger.com/images/newspost_images/aouami.jpg[/img][/center] [center] [size=9][color=#666666] Mohamed Larbi Aouami [/color][/size][/center]Natif de 1941 à Tanger, le défunt avait embrassé l’art de la musique et de la chanson dès son jeune âge, avec un penchant pour l’art populaire, quoiqu’il était un adepte de la chanson orientale dont il appréciait particulièrement celles des professeurs Mohammed Abdelouahab et Farid El Atrach, et de la cantatrice Oum Kaltoum, au point qu’il ne manquait aucun de leurs films d’époque, projetés dans les salles de cinéma à Tanger.

C’est au début des années cinquante que le jeune Mohamed Larbi Aouama a eu l’occasion de chanter en se faisant accompagner par un orchestre lors d’une fête célébrée au domicile de son oncle.Depuis, il s’est donné corps et âme à la chanson populaire marocaine, en compagnie du même orchestre qui animait des fêtes publiques et familiales.

C’est sa première chanson « Mi ya milehbiba», qui l’a projeté au-devant de la scène en faisant un tabac jusqu’à nos jours. Viendront ensuite « Baba yaalf hijab » et « Aïd miladekyakhti » qui, ajoutées à la première chanson, lui ont valu le titre de « chanteur de la famille ».D’autres chansons suivront dont « Rbibghrib » ; Mabrouk ya 3riss » ou encore « Tanja yamoulattaj », cela outre des chansons, religieuses, patriotiques et sociales.

Grand ami du Jou
al de Tanger, Mohamed Larbi Aouama était un familier de notre rédaction où il venait régulièrement partager ses souvenirs d’une belle époque.
Très apprécié sur la scène artistique et au sein de la société civile tangéroise, le défunt a laissé une empreinte indélébile sur la scène artistique locale et nationale.

En cette douloureuse circonstance, nous compatissons sincèrement avec la famille éplorée du défunt et présentons nos condoléances les plus attristées à l’ensemble des membres de la famille Aouami et familles alliées, ainsi qu’à tous les proches du regretté disparu, priant Dieu le Tout Haut de l’avoir en Sa sainte miséricorde, l’accueillir en Son Vaste Paradis et apporter soutien et patience à sa famille et à tous ses proches afin de les aider à traverser cette dure épreuve et les protéger de tout malheur. Amine.

[center][img]www.lejournaldetanger.com/images/newspost_images/yaekoubi.jpg[/img][/center] [center] [size=9][color=#666666] Larbi Yacoubi [/color][/size][/center]Acteur, homme de théâtre et grand costumier pour la scène et le cinéma, Larbi Yacoubi, quant à lui est décédé, mardi 5 avril à Tanger, après avoir bouclé ses 86 ans cinq jours auparavant, le 31 mars 2016.
Feu Yacoubia joué ses premières pièces de théâtre en 1950 à l’âge de 20 ans. En 1955, il tient un rôle dans une pièce de TayebSaddiki et en 1956, il jouera à Paris dans la pièce Le Fourberies de Jouha, un texte d’AbdessamadKenfaoui.

En 1957, il rejoindra le ministère de la Jeunesse et des sports, où il s’occupera de la production théâtrale. En 1958, il va fonder la première maison de la jeunesse du Maroc à Tanger, avant de la diriger pendant une année.

Sa carrière de costumier de cinéma décollera réellement aux niveaux national et inte
ational en 1961, lorsqu’après avoir travaillé sur le film « Lawrence d’Arabie », il enchaînera avec plus de 25films entre 1965 et 2004, dont « La De
ière tentation du Christ » de Martin Scorsese et plus de 20 films avec les réalisateurs marocains de ces 25 de
ières années.

Il travaillera avec MoumenSmihi, Hamid Bennani, Abderrahman Tazi, JilaliFerhati, Farida Benlyazid et LahcenZinoun.
Dans les années 2000, Larbi Yacoubi reprendra le théâtre, en collaborant notamment avec le réalisateur Zouheir Ben Bouchta. En 2009, un hommagelui sera rendu à Tanger, avec nombre de ses amis. Le Jou
al de Tanger y était en avant-garde à travers son directeur AbdelhakBakhat.

Dandy éte
el aux costumes toujours recherchés et élégants, Yacoubi, qui avait ses habitudes au Grand Café de Paris, à la Kasbah ou à la terrasse du Minzah, se battait contre la maladie depuis 2014.
Véritable icône de la vie artistique et culturelle tangéroise, il était l’un des de
iers anciens Tangérois à avoir fréquenté la beat génération, le Tanger de Choukri, de Bowles et des Rolling Stones.

La dépouille de Larbi Yacoubi a été inhumée mercredi 6 avril au cimetière de Sidi Amar, à Tanger.
Dans un message, SM le Roi Mohammed VI a exprimé, en cette douloureuse circonstance, à la famille du défunt, et à travers elle, à la grande famille artistique et à l’ensemble des amis et des proches du défunt, les vives condoléances et les sincères sentiments de compassion pour la disparition d’un artiste créateur qui s’est illustré aussi bien en tant qu’acteur et costumier dans le théâtre et le cinéma et qui s’est forgé une réputation sur les plans national, arabe et inte
ational. Le Souverain implore le Très Haut d’accorder patience et réconfort à la famille de l’artiste, de rétribuer amplement le défunt pour les bonnes œuvres qu’il a accomplies au service de son art et de sa Patrie et de l’accueillir en son vaste paradis. [/color][/size][/justify]
[center][size=15][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center][right][b][size=11][color=#666666]Inna lillahoua inna ilaïhirajioune[/color][/size][/b][/right]

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