Les journées de sensibilisation pour la mise en oeuvre du Protocole territorial de prise en charge des Femmes victimes de violences ont été clôturées à Chefchaouen.
Organisées par des associations de la société civile, en coordination avec le parquet général près le tribunal de première instance de Chefchaouen et de partenaires institutionnels, sous le thème «l’autonomisation économique des Femmes, un levier essentiel pour promouvoir leur situation », ces journées, ont été l’occasion de tenir des conférences, des ateliers et des sessions de formation encadrés par des experts dans les domaines social et juridique, ayant évoqué, trois jours durant, nombre de questions liées aux violences faites aux femmes, notamment la possibilité de recourir aux « moyens électroniques » pour entamer les procédures judiciaires.
Par ailleurs, les associations organisatrices ont mis en avant l’importance de consentir les efforts nécessaires afin de lutter contre les violences à l’encontre des femmes et améliorer les mécanismes de prise en charge des victimes.
Selon la présidente de l’Association pour la protection de la famille marocaine – branche de Chefchaouen, Hanane Koraich, « ces journées visent à consolider la place de la femme, à préserver sa dignité et à protéger ses droits », dira-t-elle, estimant que les circonstances exceptionnelles liées à la pandémie du coronavirus ont aggravé phénomène de la violence à l’égard des femmes, et ,appelant à la nécessité d’identifier les besoins prioritaires et urgents des victimes, et d’assurer leur accès aux services mis à leur disposition dans les domaines de la justice, la santé et l’accompagnement social, tout en les aidant à surmonter les difficultés pour prouver les violences subies.
Pour sa part, la secrétaire générale de l’association Assaida Al Horra pour la citoyenneté et l’égalité des chances – branche de Chefchaouen -, Hamida Jamaa, a souligné l’importance de respecter les engagements de la Déclaration de Marrakech pour mettre fin à la violence contre les femmes, s’arrêtant également sur la nécessité de la convergence des interventions en faveur de la prise en charge des femmes victimes de violences et des initiatives visant à lutter contre ce phénomène.


























