AMITH: Pleine campagne du tandem Boubouh-Skali pour la présidence nationale Mandat 2019-2022

Qui sont ces deux candidats et que proposent-ils concrètement ?

Trois jours seulement nous séparent du jour « J » fixé au 18 juin courant, pour l’élection à la présidence nationale 2019-2022 de l’Association marocaine des industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) .
En attendant cette date tampon, la campagne électorale menée par le tandem Boubouh-Skali, désormais seul dans la course, après le retrait de son rival, Karim Tazi, bat son plein, se résumant dans les points suivants : «Défense des Intérêts du Secteur ; lutte contre la concurrence déloyale et l’informel, et restauration de l’image du Made In Morocco » .
Qui sont ces deux candidats et que proposent-ils concrètement ?

Mohammed Boubouh, Directeur général du groupe Vita et Jalil Skali, Directeur général du groupe Palmeraie Industries- Dolidol, respectivement en lice pour la présidence et la vice-présidence de l’AMITH, sont connus dans le secteur où ils ont donné leurs preuves et où ils ont une grande crédibilité.
Agé de 50 ans, Mohammed Boubouh est ingénieur lauréat de l’ex-ENSITM, devenue aujourd’hui l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs Sud-Alsace. Il a entamé sa carrière dans le conseil, avant d’intégrer le secteur du textile au Maroc par le biais de la direction de deux grandes unités industrielles à Tanger.
Quelques années plus tard, il fonde son propre groupe qui compte aujourd’hui 9 unités industrielles, basées à Tanger et à Casablanca employant plus de 3 000 salariés. Il est administrateur du groupe Vita qui détient également la marque Anae (5 boutiques au Maroc). Ces neuf unités opèrent sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur textile, de la plateforme de design et de créativité à l’impression digitale, et la confection en sous-traitance, co-traitance et produit fini.
Jalil Skali, 45 ans, est, quant à lui, Ingénieur de formation, lauréat de l’Ecole centrale de Lyon, est Directeur général du Groupe Palmeraies Industries ( Dolidol, lematelas.com et Jobels Automotiv) .
Avec 21 ans d’expérience dans les domaines de la stratégie, de l’organisation, de la finance et des projets de transformation, il a occupé plusieurs hautes fonctions, dans les secteurs public et privé, dont celle de Directeur général-adjoint de l’Office national des pêches, entre 2006 et 2011.
« J’ai travaillé aussi bien dans le conseil à l’étranger que dans la finance au Maroc, notamment à la CDG, et dans la pêche également » affirme-t-il, ajoutant : « Je suis un peu l’intrus dans l’histoire au niveau de L’AMITH. Je ne suis pas à 100% sur le marché local ni à 100% sur l’export et le tissage. Mais je suis un peu partout. C’est ce qui va faire cette force. Boubouh et moi-même sommes différents mais complémentaires par rapport à notre parcours et à ce qu’on peut représenter pour le secteur ».
Le tandem Boubouh-Sakali qui doit convaincre, mardi prochain, les 379 industriels membres de l’AMITH, développe un programme plutôt ambitieux.
Son premier objectif est d’élargir l’effectif des membres grâce à un potentiel de 1 600 entreprises de textile dans le pays, espérant ainsi faire de l’AMITH l’interlocuteur de référence du secteur au Maroc et le point d’entrée pour tout investisseur, tout client ou toute institution qui s’intéresse au royaume.
«Notre gouvernance tranchera complètement avec ce qui a prévalu jusque-là. On prévoit de créer une structure permanente, solide et à l’écoute des industriels, indépendamment de leur taille, de leur activité ou de leur localisation dans le territoire national. Notre but est d’utiliser l’intelligence collective et de fédérer tout le monde», déclarent les deux candidats, expliquant que « les maux du secteur qui emploie 400 000 personnes, informel compris, sont connus : contrebande, importations massives, concurrence déloyale, rétrécissement des parts de marché des marques marocaines, difficultés de recherche de nouveaux clients…»
« A l’export, le Maroc peut jouer un rôle crucial dans le fast-fashion en Europe et aux Etats-Unis. Aujourd’hui, la problématique des grandes marques est celle des stocks » conçoivent les candidats à la présidence et vice-présidence, ajuotant : « Nous pouvons livrer des commandes entre 4 et 6 semaines et avec de l’investissement marocain en amont du textile, honorer des commandes de 40 000 à 60 000 pièces. Le Plan d’accélération industrielle (PAI) du ministère de l’industrie accompagne les entreprises dans les différents plans. Encore faut-il encourager sa mise en œuvre et atteindre tous ses objectifs».
L’autre challenge du tandem Boubouh-Skali est de redonner au made in Morocco et à la marque Maroc son image d’antan. Que ce soit à l’export ou dans le marché local. «Nous espérons migrer de la sous-traitance vers la co-traitance et le produit fini. Certaines entreprises l’ont déjà fait ; pour les autres, il faudra créer un bras armé pour obtenir la conformité sociale exigée par les donneurs d’ordre.
Concernant la formation, les instituts doivent adapter leur cursus à la demande des industriels.
« Nous aspirons également à faire migrer plus d’entreprises informelles vers le circuit formel grâce à l’appui du ministère de tutelle», déclarent les deux candidats, projetant, d’autre part, de créer une cellule de veille pour détecter les actions extérieures susceptibles d’avoir un impact négatif sur le secteur, et de se réunir tous les trois mois avec les acteurs du marché local afin d’étudier et de répondre à leurs doléances.
Nous pouvons récapituler le programme Boubouh-Skali en ceci : «Défense des Intérêts du Secteur ; lutte contre la concurrence déloyale et l’informel, et restauration de l’image du Made In Morocco ».

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