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Vibrant Hommage Rendu au Cinéaste Mostafa DERKAOUI

Vibrant Hommage Rendu au Cinéaste Mostafa DERKAOUI
[color=#999999][size=09] Le 06-04-2018 à 15:19:01 [/size][/color][b][justify][size=12] Le Centre culturel Ahmed Boukmakh et le ciné-club Agora ont organisé, dans la soirée de jeudi 29 mars courant, une émouvante cérémonie sous le thème : « Le silence titre provisoire », pour rendre un vibrant hommage au grand cinéaste Mostafa Derkaoui .

Ce grand réalisateur marocain, né en 1944 à Oujda, obtient un baccalauréat en philosophie après avoir suivi, en parallèle, des cours au conservatoire d’art dramatique à Casablanca.

Lauréat de l’IDHEC (département chef opérateur), en 1964, après y avoir réalisé le court métrage « Les quatre murs », il part en Pologne et y intègre en 1965 l’école de cinéma de Łódź, où il obtient son diplôme dans la section « Réalisation » en 1972. Au sein de cette école, il réalise quatre courts métrages.

En 1974, il fond, avec son frère Abdelkrim la société de production « Basma Production », qui est à l’origine de la production de nombreux courts et longs métrages. Au début de la même année, il entame le tou
age de son premier long métrage « De quelques événements sans signification »

A sa sortie, ce film a été interdit de projection au Maroc et à l'étranger. Cette interdiction ne sera levée que 27 ans après.

Mostafa Derkaoui participe au film collectif « Les Cendres du clos Ramâd al-zariba » en 1979 et contribue à la réalisation d'un épisode, au film collectif arabe « La Guerre du Golfe, et après ? » (1992).
Il devient ensuite l'un des réalisateurs les plus politisés du cinéma marocain des années 80 et 90.
Un film, « Fauteuil de cinéaste, Mostafa Derkaoui»a été réalisé sur lui par Sophie Delvallée.

[center][img]m.derkaoui.png[/img][/center]Lors de la cérémonie de jeudi de
ier au centre culturel Ahmed Boukmakh qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde du 7ème art et de représentants et de la société civile et de l’intelligensia tangéroises, Mostafa Derkaoui a tenu à remercier les organisateurs de l’événement : « Je tiens à vous exprimer ma gratitude et mes remerciements pour la joie que vous me faites en m’invitant à une projection sur un grand écran de deux petits essais qui ont une place dans mon cœur toute particulière, pour deux ou trois petites raisons que je vais vous révéler tout bas en demandant à mon ami Driss Chouika de lire ce mot que j’ai écrit ».

Prenant la parole au nom de son collègue, le cinéaste Driss Chouika a donné lecture à un émouvante tranche de vie de ce grand homme du cinéman Mostapha Derkaoui qui s’exprime ainsi :
« Une de ces raisons auxquelles je fais allusion est le fait que je considère ces deux films comme des tentatives non abouties contrairement à tous les autres films que j’ai faits avec l’empreinte de Mohammed Abdelkrim Derkaoui, mon frère Krimou, qui m’a donné la première vraie leçon de cinéma.

« Mostafa, tais – toi si ce que tu veux dire n’est pas aussi beau que le silence » me disait, une fois, Krimou, allusion faite à un vieux proverbe arabe. C’était à la vielle de mon examen d’entrée à l’école et nous étions debouts, collés l’un à l’autre, retenant les cinq valises fermées avec de vieilles ceintures de notre père Abderrahman. Ce qui est étrange dans ce que j’essaie de dire, c’est que Krimou a su tirer profit de cet enseignement qu’il me destinait. Ce qu’il dit ou fait tend toujours vers la perfection ; alors que j’ai continué à hâbler dans le vacarme que faisaient sur les rails les roues d’un train roulant à 180 km/h. Alors que le convoi ferroviaire s’est arrêté à Warsovie, j’ai continué à parler sans cesse, disant n’importe quoi, jusqu’à ce que je sois devenu aphone à force de dire des bêtises. J’ai fini par me taire, il y’a une année. Peut-être maintenant que je ne parle plus, je vais pouvoir enfin réussir le film que j’essaie de faire depuis 1960.

Lorsque j’avais tou
é le premier plan du film « De quelques événements sans signification », Douja, ma compagne à laquelle je dédie « Hmida Ejayeh » , mon prochain film, a constaté qu’il est peut-être temps de faire un autre film que celui que je fais toujours. Et comme je fais toujours ce que Douja me dit, j’ai décidé de faire juste après « Hmida Ejayeh », que je vous montrerai, in cha Allah, fin octobre prochain et que je dédie au public,

« Je m’arrête, mesdames et messieurs. Mais permettez – moi d’évoquer l’apport considérable des guerrières de l’art que sont Touria Jabrane, Fatéma Loukili et Najat Atabou que nous voyons à l’écran. Khadija Nour et Kahena Atia Revel – L’une à la production, l’autre au montage. Tout le monde sait que le Silence a été initié par Noureddine Sail – voilà j’ai tout dit » conclue Driss Chouika au nom de Mostafa Derkaoui…..[/size][/justify][/b][right][size=9][color=#999999] PH : DR [/color][/size][/right] [center][size=14][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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