C’est dans une salle archicomble du Complexe Culturel Ahmed Boukmakh
de Tanger que s’est tenue, le vendredi 18 mars, la cérémonie de présentation
et de dédicace du livre « Ahmed Boukmakh, l’itinéraire d’un instituteur marocain… ! ».
Ce fut l’occasion pour Souad Rahali, directrice pédagogique, formatrice et auteure de cet important ouvrage didactique, d’édifier l’assistance sur les contours et la valeur ajoutée de sa production, centrée sur l’illustre Ahmed Boukmakh.
Fidèle à sa rigueur et son souci du détail, l’oratrice a pris le soin de souligner qu’une part importante de sa culture littéraire lui venait des œuvres « Iqra », « Alfosha » et bien d’autres, écrites par l’instituteur autodidacte Ahmed Boukmakh. Cet héritage a ancré dès sa tendre enfance un désir insidieux, grandissant avec le temps, de connaitre davantage cet auteur et enseignant qui a su gagner le respect et l’admiration de trois générations de l’après indépendance. Ainsi, écrire un ouvrage sur Ahmed Boukmakh apparaissait chez l’auteure comme une suite logique de cette passion, mais également un produit de son constat amer sur la faible production littéraire consacrée aux jeunes.
« La littérature jeunesse est l’angle mort de la production des livres dans notre pays, l’essentiel des livres consacrés aux jeunes que l’on trouve dans nos librairies viennent de l’étranger », précisera-t-elle, avant d’enchainer sur le processus ayant jalonné l’écriture de l’ouvrage.
Il en ressortira que le livre est né à la suite d’intenses recherches documentaires, de visites de nombreux sites et d’interviews avec les membres de la famille de l’illustre instituteur, ses anciens élèves et amis.
Cette démarche triangulaire de recherche a permis à Souad Rahali de restituer avec fidélité l’histoire d’un homme atypique, forgé dans des valeurs nobles, et passionné par l’enseignement. « Ahmed Boukmakh, dira-t-elle, est un exemple pour nos jeunes, une histoire inspirante pour les tangérois et tous les marocains ».
La cérémonie de dédicace dirigée avec brio par A. Latif Ben yahya, journaliste et poète, s’est achevée sur une note de remerciements de l’auteure à l’endroit des membres de la famille Ahmed Boukmakh et des nombreuses personnes qui ont facilité ses recherches. « Je tiens à remercier profondément, l’ensemble de la famille Ahmed Boukhmakh sans qui ce projet n’aurait pas pu aboutir. Mes chaleureux et profonds remerciements à l’endroit de ses filles, Nazik, Ghizlane et Fadwa ; leur cousine Soumaya ainsi que ses parents, sa sœur Latifa Boukmakh qui m’ont ouvert leur cœur et demeure afin de découvrir et m’imprégner du fabuleux monde de Ahmed Boukmakh. Je remercie également tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin pour que ce projet aboutisse : le feu Mohammed Lamine Lakhssassi président de l’association Ahmed Boukmakh, que Dieu ait son âme en paix ; Abdelhak Bakhat directeur du journal de Tanger ; Ahmed Boughaba, critique cinématographique ; Azedine Zaoudi, ex-élève de Ahmed Boukmakh ; A. Latif Ben Yahya, poète et journaliste ; Ahmed Leftouh, professeur-formateur ; A. Latif Chahboune, professeur universitaire et poète ; Mohammed Guennoun El Lhassani, président de la Fondation Abdellah Guennoun pour la Culture et la Recherche Scientifique ; Oulhyane (directeur de l’école Abdellah Guennoun) et beaucoup d’autres… Du fond du cœur, je leur dis « Merci ! » ».


























