C’est le constat établi par le rapport intitulé « étude sur l’autonomisation des travailleuses saisonnières participant au programme de migration circulaire Maroc-Espagne », réalisé dans le cadre du projet Irtiqaa, mis en œuvre par l’organisation internationale des migrations en partenariat avec l’ANAPEC.
Selon le document, avec 1.291 candidatures enregistrés en 2021, la ville de Larache se classe au deuxième rang des villes de départ des saisonnières marocaines en Espagne, loin devant la ville de Fkih ben saleh et ses 339 départs.
La cité du nord est devancée dans le classement par la ville de Sidi Kacem dont le nombre de départ s’élève à 1323, sur un total de 14.277 candidatures enregistrées.
Cette grande mobilité des femmes du nord dans le contexte de la migration circulaire entre le Maroc et l’Espagne, s’explique globalement par les opportunités économiques que recèle cette expérience migratoire. Selon le rapport, 95% de saisonnières venant pour la plupart du monde rural, sont satisfaites de leur salaire oscillant entre 1000 euros et 1500 euros par mois. Ces revenus leur permettraient d’améliorer leurs conditions de vie, d’avoir plus d’assurance, de confiance et le sens des responsabilités, renchérit le document.
Rappelons que c’est dans un contexte de volonté de transparence, de rigueur et de réduction des flux migratoires irréguliers qu’a été mis en place le projet des contrats en origine, créant les conditions d’une migration circulaire entre le Maroc et l’Espagne.
Cette collaboration qui remonte à 2007 avec la signature de la convention tripartite entre la mairie de Cartaya, l’ANAPEC et le ministère de l’Emploi du Maroc, a déjà permis à des milliers de femmes de proposer leur force travail en Espagne. Si les mérites de cette migration saisonnière sont indéniables, il ne reste pas moins que les conditions de travail des saisonnières marocaines en Espagne ne sont pas toujours satisfaisantes. Charges de travail, manque d’accès aux soins de santé, absence d’équipements appropriés durant la période pandémique, la liste des maux caractérisant les conditions de travail des saisonnières est bien trop longue…pour ne pas attirer l’attention


























