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Sahara Marocain: blocus avorté à Guergarat. Les derniers soubresauts d’un polisario agonisant

Il est devenu rituel pour les ennemis de l’intégrité territoriale marocaine, de saisir l’occasion de chaque réunion  du Conseil de Sécurité autour du  problème artificiel  du Sahara Marocain, pour ressortir la tête du néant et brandir  une modeste menace militaire, une manière de refaire surface pour tenter de rappeler leur existence ignorée ou boycottée à longueur d’année, de par le monde.
Cette fois encore, dans une folle action de désespoir, les protégés d’Alger, pour des raisons que personne plus désormais,  n’ont rien trouvé de mieux que de bloquer la circulation au niveau du poste-frontière de Guergarat, empêchant des convois de camions civils d’accéder à la Mauritanie dans le cadre d’échanges commerciaux.
Or, ce n’était-là qu’un nouveau coup d’épée dans l’eau car, comme l’a réaffirmé le Roi Mohammed VI, avec
 lucidité, dans une approche basée sur la raison : « Le Maroc reste sur ses positions et il ne sera pas influencé par les pratiques et les provocations de ses adversaires qui ne représentent qu’une fuite en avant ! ».
Pour voir plus clair, nous nous référons, cette semaine, à Maître Hubert Seillan, Avocat au Barreau de Paris, Président de la Fondation « France Maroc, Paix et Développement », qui peint un tableau expansif  de la situation entourant le problème factice  du Sahara Marocain. Voilà pourquoi nous reproduisons des extrais pertinents de certains articles de ce grand Maître qui suit de près l’histoire du royaume et de ses provinces du Sud.
Dans une rétrospective historique retracée dans un important et pertinent article publié le 14 novembre 2020 dans les colonnes du média « Maroc diplomatique », sous le titre « Guergarat, à la frontière atlantique Nord de la Mauritanie ou les derniers soubresauts d’un mourant », Maître  Hubert Seillan, Avocat au Barreau de Paris, Président de la « Fondation France Maroc, Paix et Développement »., écrit ce qui suit :  

« Bien qu’elle ait fait une certaine actualité en ces premiers jours de novembre, l’état de mort avancée de l’organisation dite Polisario est un fait aujourd’hui avéré. Maintenue depuis des décennies, sous perfusion par des militaires algériens soucieux de cacher les innombrables sujets d’insatisfaction qui grondent depuis les villes et les campagnes, elle est nécessaire à leur maintien. Ceci permet de comprendre que des liens étranges et bien suspects animent leurs relations obscures.
« Ainsi en 2009 à Alger, rappelle Me Seillan,  par un matin de janvier, l’un des membres les plus influents de l’organisation parquée à Tindouf par le régime algérien, qui avait cru pouvoir dénoncer autant sa domination hautaine que les crimes de tous ordres qu’elle encourageait à des fins d’asservissement, a été arrêté. Presque douze ans plus tard, nul ne sait ce qu’est devenu Ahmed El Khalil.
« C’est son avocat qui s’exprime aussi dans ces lignes.

                   L’appel des Nations-Unies  du 30 Octobre
«En même temps que le droit international est happé par le fait et que les Nations Unies lancent au Monde un appel à la raison dans une magnifique résolution 2548 du 30 Octobre dernier du Conseil de sécurité, des intentions belliqueuses d’un autre temps viennent troubler la paix qui depuis 45 ans dynamise le développement de l’Ouest africain.
                        De quoi s’agit-il ?
« D’un phénomène d’arborescence. En novembre 1975, un arbre est planté sur cette terre du Sahara atlantique, grâce à la Marche Verte. Cet arbre a 45 ans et ses branches portent haut ses fruits. Le climat océanique a sans doute veillé sur sa croissance en le protégeant des vents secs venus de l’Est. Sans doute aussi que ses racines ont trouvé dans ce vieux terroir culturel du Maroc les fertilisants les plus riches et les soins les plus attentifs de ses habitants. Il y a dans ses branches la part des valeurs tribales et démocratiques et les traditions d’un Etat qui a circonscrit les incursions menaçantes des plus grands Empires, des Romains, des Ottomans, des Portugais et des Espagnols et qui a su se maintenir dans sa fierté lorsque s’affirmèrent, après Lyautey, les tentations coloniales. Sa majestueuse beauté s’affirme aujourd’hui comme le flambeau de l’unité africaine, parce qu’elle est installée à la croisée des chemins des échanges Nord Sud, et l’on sait qu’au Nord, il y a l’Europe.
« Mais le principe de réalité est souvent dérangeant. Cela a été dit maintes fois, certaines idéologies du passé, portées par des organisations désormais disparues, comme le communisme soviétique ou le panarabisme, ont si fortement influencé la jeune république algérienne, qu’il advint la création du Polisario. Son artifice était patent, mais bien utile pour vivifier l’intention algérienne de devenir leader en Afrique et dans le Tiers Monde. Le Polisario devait donc être le talon d’Achille du Royaume. Le temps a démontré qu’il n’en fut rien et qu’au contraire, les menaces qu’il proférait ont resserré plus encore les liens historiques des Marocains, qu’ils vivent dans l’extrémité Sud du pays ou dans son extrémité Nord, comme cela a été si fermement affirmé lors du procès des événements tragiques de Gdim Izik, près de Laayoune, survenus il y a dix ans, en novembre 2010.
Le Monde a changé, ses enjeux aussi
« Mais il n’y a pas d’aveuglement plus certain que chez celui qui ne veut pas voir. Le Monde, tel qu’il est devenu, est bien étranger aux enjeux des décolonisations.  Aux affrontements idéologiques frontaux, partageant la planète, ont succédés des conflits ethniques et religieux prolongés, suscitant des organisations terroristes dont l’expression est particulièrement féroce au Sahara et au Sahel, mais qui n’ont jamais été en mesure de pénétrer dans les Provinces du Sud marocain.
« 
Or le Polisario, n’existant que par la volonté de l’Algérie, mais, en même temps, lié aux groupes terroristes de natures diverses qui se sont installés en son Sud saharien et dans les pays du Sahel, a déclaré courant Octobre, se mettre « en état de guerre » contre le Maroc, vu comme une « puissance coloniale » au Sahara.
« 
L’annonce ne trompe pas, elle n’est que la manifestation allergique d’un pays qui n’est pas en mesure de gérer ses contradictions internes.  Son but est de détourner l’attention sur un sujet international dans l’espoir que la fierté du pays resserre sa communauté. Cependant nombre d’observateurs voient dans cette stratégie, rien d’autre qu’un leurre promené devant les populations algériennes, invitées, tels des lévriers anglais, à courir derrière cette chimère d’un Sahara sahraoui. Mais le calcul n’a pas la moindre chance de succès, parce que d’une part, ses populations ignorent tout de ce conflit juridique et d’autre part attendent bien d’autres choses de leurs dirigeants, que des ukases guerriers. En dehors de la presse officielle, la déclaration n’a aucun impact social réel.


Les Provinces du Sud, vecteurs de paix et de développement
« Il est clair qu’à l’approche de la session du Conseil de Sécurité, dont il était notoire que sa décision ouvrirait largement la porte à la reconnaissance juridique définitive et solennelle de la souveraineté marocaine, la déclaration du Polisario a eu pour objectif d’adoucir la déception des quelques pays qui persistent à revendiquer la création d’un Etat indépendant, au premier rang desquels l’Algérie. De même que, visant un effet tremplin pour relancer sa diplomatie, en particulier en Europe et en Amérique du Sud, celle-ci a, selon les termes de son agence officielle, « activé ses ambassadeurs » pour défendre le Polisario. Mais la crédibilité de la thèse algérienne est aujourd’hui quasiment nulle dans les pays musulmans, en Afrique et en Europe, non seulement parce qu’elle heurte le fait historique et culturel de la souveraineté entière du Maroc, mais aussi parce qu’elle est source de nouveaux facteurs de désordre et d’insécurité dans une zone en profond développement.
Serait-ce le chant du cygne de l’organisation ? Sans doute, mais mis en musique par son guide.
Durant tout ce temps, la sagesse avec laquelle le Maroc a observé, analysé, évalué et décidé, a été remarquée, par les Nations-Unies, les milieux diplomatiques et les chefs d’Etat. Ce n’est que le 9 novembre 2020 qu’un convoi de plusieurs véhicules blindés a été dirigé vers la zone de Guergerat.  Le 13 la circulation était rétablie, sans qu’ait été relevé aucun incident.
« Face à l’événement, c’est à soi-même que recourt l’homme de caractère » a écrit De Gaulle, dont le cinquantenaire de la mort est célébré en ce mois de Novembre. La formule illustre parfaitement
l’action du Roi Mohammed VI et de son Gouvernement.
Elle vaut conclusion.
La marocanité du Sahara, un fait historique avéré
Dans un précédent article publié le 8 novembre 2020 sur Atlasinfo, également  consacré à l’histoire du Sahara Marocain, le Président de la Fondation « France Maroc, Paix et Développement », par ailleurs avocat au Barreau de Paris, Me Hubert Seillan,  estimait que la marocanité du Sahara est un fait historique avéré par la culture, l’économie et le droit.
«Tous ceux qui connaissent ce vieux et beau pays du Maroc n’ont aucune hésitation sur le sujet du Sahara, parce que sa marocanité est un fait historique avéré par la culture, l’économie et le droit », a mis en avant Me Seillan, également membre de la Plateforme internationale pour le Sahara marocain, dans une lecture du discours royal marquant le 45-ème anniversaire de la Marche Verte.
Il a rappelé à cet égard que « plus qu’une monarchie au sens européen, ce fut un Empire qui a étendu son influence sur tout le Nord-Ouest de l’Afrique».
Abordant la dernière résolution (2548) du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’expert a fait observer que « ce texte normatif, à caractère contraignant, réunit en effet les meilleures garanties pour un avenir serein des provinces du sud au sein de la communauté marocaine ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a pris note de la proposition marocaine d’autonomie et s’est félicité des efforts sérieux et crédibles du Maroc pour aller de l’avant vers un règlement politique, ce qui constitue, a-t-il dit, « un appel au réalisme et au pragmatisme» .
Lorsque le Conseil de sécurité se félicite des mesures et initiatives prises par le Maroc en matière des droits de l’homme, «c’est le Maroc démocratique qui est ainsi reconnu », ce qui constitue « une leçon déterminante accablante pour les censeurs systématiques », a-t-il fait valoir.
Pour ce qui est des récentes victoires diplomatiques, consistant en l’ouverture par plusieurs de représentations diplomatiques dans les villes de Dakhla et Laâyoune, Me Seillan a indiqué qu’il s’agit là d’une « orientation majeure » selon laquelle « ces pays ont déjà très majoritairement acté la marocanité du territoire en y installant des délégations consulaires ».
Et l’expert de conclure : L’enjeu en définitive n’est pas seulement marocain, mais régional, africain et européen. Car le Sahara marocain est «un territoire charnière qui conditionne la paix et le développement sur cet axe Nord-Sud. Ainsi l’avenir de l’ensemble sera protégé par son passé». (Fin de citation de Fondation « France Maroc, Paix et Développement »).

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