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L’énigmatique histoire du Fkih de Melloussa n’a pas livré tous ses secrets

Nous revenons, de nouveau, sur l’énigmatique histoire du Fkih de 46 ans, enseignant depuis 2008, le Coran à des élèves mineurs, dans une école coranique du village de Zemmij situé  dans la commune de Melloussa,  province de Fahs-Anjra.
Autant cette histoire de pédocriminalité a plongé l’opinion publique locale, régionale et nationale dans le désarroi total, autant elle n’arrête pas de livrer ses secrets.
Rappelons que la triste histoire avait éclaté, jeudi 17 septembre courant, lorsqu’une jeune élève a confié à sa maman que « son fkih a tenté d’abuser d’elle », ce qui a aussitôt  déclenché un retentissant scandale dans cette petite commune du nord du royaume. D’autres plaintes du genre auraient suivi.
Le mis en cause, immédiatement  interpellé, a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête dont les premiers éléments auraient  révélé que le supposé pédophile aurait, en effet, abusé sexuellement de plusieurs filles mineures et que ses actes d’agression sexuelle se seraient étalés sur 8 ans.
Une maman scandalisée et consternée affirme : « c’est un choc terrible ! Nous avons fait passer à ma fille  une visite médicale. Il a violé ma fille ! ». Ce fait constituerait un attentat à la pudeur sur mineure ayant entraîné la défloration, punissable au titre de l’article 485, alinéa 2, et aux articles 487 et 488 du code pénal.
Le frère de l’une des victimes rapporte que le mis en cause a avoué, devant le juge d’instruction, avoir violé 8 filles et 4 garçons, précisant s’être adonné à ces pratiques depuis 8 ans. «Pendant toutes ces années, les victimes se sont muées dans le silence de peur du scandale et de la réaction de leurs familles. Aujourd’hui, elles sont rassurées», estime le frère.
Les parents des victimes ne sont pas seuls à dénoncer ces actes dont ils ignoraient l’existence jusqu’au jeudi 17 septembre courant. Plusieurs personnes et  associations se sont également  mises de la partie pour dénoncer vigoureusement les agissements de l’Imam,  exiger réparation et demander une lourde condamnation de ces actes pédophiles.
Or, la presse évoque  certains salafistes au discours fondamentaliste qui auraient manifesté des réactions, pour le moins surprenantes, dit-on, car, au lieu de dénoncer de tels actes et appeler à punir sévèrement le Fkih, ils prennent, au contraire, sa défense. Ainsi, notre confrère Maroc-Hedbo-presse  cite notamment, un certain  Hassan Kettani, qui se serait  fendu d’un message sur les réseaux sociaux pour dire qu’ « un acte de fornication est établi sur la base de 4 témoins ». Or, commente l’hebdomadaire, ce sont les victimes elles-mêmes qui témoignent et rapportent les agissements diaboliques de « ce montre à l’apparence humaine » qui se voile derrière le discours religieux.
De l’enquête qui se poursuit actuellement, ont fuité quelques faits avérés selon lesquels le Fquih-violeur aurait reconnu avoir tabassé les victimes qui refusaient de se soumettre à ses pulsions sexuelles.
« Le scandale du Fquih éclate quelques jours seulement après l’horrible assassinat précédé du viol du jeune Adnane Bouchouf, 11 ans, dont la mort a bouleversé les Marocains. Un crime qui remet au goût du jour le débat sur la peine de mort », indique la presse nationale.
Selon un représentant des Droits de l’Homme qui a fait une déclaration à la presse à sa sortie de la Cour d’appel de Tanger où le mis en cause aurait été déféré, le suspect serait passible d’une lourde peine.
Le Procureur Général du Roi près la Cour d’Appel de Tanger a  informé, dans un communiqué émanant du Parquet général près cette Cour, que suite au dépôt de plaintes pour attentat à la pudeur sur six mineures, et en se basant sur les recherches et investigations menées par la Brigade Judiciaire de la Gendarmerie Royale de Tanger, un suspect du village de la Commune de Melloussa relevant de la Province de Fahs-Anjra,  a été déféré devant le Parquet Général près la Cour d’Appel de Tanger le 19 septembre 2020.
Le juge d’Instruction près la Cour d’Appel de Tanger aurait ordonné la mise en détention du suspect à la prison locale « Tanger 1 ».

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