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Législatives 2021: Le marthon électoral sous le joug du Covid 19

Les élections générales  des membres de la Chambre des représentants, les membres des Conseils communaux et d’arrondissements et les membres des Conseils régionaux,

sont fixées au mercredi 8 septembre 2021. Les dépôts de déclaration des candidatures ont démarré le 16 août et seront fermés mercredi prochain à midi.
C’est alors que s’ouvrira, 10 jours plus tard,  la campagne électorale le 26 août et s’étalera  au 7 septembre à minuit, soit la veille du scrutin.
Si l’on exclue certains comportements marginaux relevant de l’indécence et faciles à  deviner, d’ordinaire, ces échéances législatives se déroulent à peu près normalement sur le plan organisationnel, de manière systématique et arrivent parfois à passer inaperçues pour une population boudant, en partie, les urnes.
En, effet, en dehors de quelques escarmouches entrées dans les mœurs des  partis politiques qui  se tirent dans les pattes jusqu’à la dernière minute, rien de bien particulier ne retient l’attention du citoyen ordinaire pour qui tous les candidats sortent d’un même panier…à quelques exceptions près.
Vues sous cet aspect, les choses ne devraient pas se dérouler différemment, sauf que, cette  année , un facteur nouveau indépendant de la volonté de tous,  impose des changements majeurs. C’est « Dame Nature » qui s’en mêle, cette fois, en dictant de nouvelles règles pour le déroulement de la campagne électorale qui s’annonce comme un exercice périlleux sous le spectre du Covid 19.
Si, bon gré, mal gré, les  différents partis politiques s’apprêtent à lancer  leur campagne électorale pour les différents scrutins du 8 septembre prochain, souhaitons, du moins, qu’ils ne le fassent pas les yeux bandés et les oreilles bouchées, et que les personnes impliquées dans cette campagne , soient toutes conscientes que la situation de cette année ne sera identique à aucune précédente car  la crise du Covid-19 va avoir un impact décisif sur la façon dont cette campagne sera gérée.
En effet, cette phase de communication politique intense, qui constitue un des éléments majeurs du processus électoral, sera particulière cette fois-ci, à cause de la situation épidémiologique, notamment que la pandémie du coronavirus  persiste, s’aggrave et devient de plus en plus féroce et meurtrière de jour de jour en jour. Ces faits ne guettent pas que les autres et nous sommes tous concernés!
A l’heure où nous écrivons ces lignes, le ministère de la Santé signale 10 240 nouveaux cas porteurs du coronavirus survenus en 24 heures, dont 831  dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.
Eu égard à ces gravités et en vue de s’entourer d’un maximum de protection,  le cadre juridique dans lequel évoluera cette campagne électorale obéira à deux textes de loi, l’un portant sur les élections, et le second sur la gestion de l’état d’urgence sanitaire,  avec un couvre-feu nocturne, voire un confinement probable,  et la réduction drastique du nombre de participants aux réunions.
Par conséquent, il n’y aura pas de grands meetings ni de grands rassemblements en plein air ou dans des salles bondées de personnes. Cette campagne sera, ainsi,  affaiblie par l’absence de grandes foules et l’interdiction de grands regroupements en public. L’usage et la distribution de tracts électoraux seront bannis, vu qu’ils pourraient être des vecteurs de transmission du virus.
Ces nouvelles donnes obligent candidats et électeurs à revoir leurs cartes et c’est tant mieux!  Pandémie, confinement et restrictions sanitaires obligent, on ne verra pas ou presque pas de gueuletons offerts; plus ou presque plus de réunions privées; moins d’intermédiaires porteurs d’enveloppes. Les habitudes et les occasions  de rapprochement comme le  porte à porte « prometteur » ou les retrouvailles autour d’un café « juteux »  sont également à éviter.
C’est la désillusion porteuse d’espoir pour des jours meilleurs et des habitudes plus  saines !
Cela ne se ressent pas encore, pour le moment, car la précampagne est calme et sans grand débat, les partis politiques étant occupés par la désignation de leurs candidats et la finalisation de leur programme électoral.
Ensuite, la seule parade que pourront trouver ces partis, consistera à faire usage des nouvelles technologies de l’information, comme une communication digitale via Internet, ou encore s’adresser au corps électoral sur les stations de radios et les chaînes de télévision , comme c’est déjà le cas pour des procès ou un enseignement à distance.
Et puis, que pourraient bien avoir à offrir ces partis dont nombreux ceux qui onr fait partie du dernier gouvernement.
Chacun sait qu’une campagne électorale est un moment fort dans la polarisation, la sensibilisation et la promotion de ce que proposent les formations politiques.
Or, aujourd’hui, si l’on fait le bilan des cinq dernières années, on se rendra compte que les grandes réformes ont été décidées par le Roi, tel est le cas notamment de la Régionalisation avancée; le Système éducatif et professionnel ; le Nouveau modèle de développement ou encore la Protection sociale.
Si bien que le gouvernement sortant et ses composantes ne peuvent revendiquer en propre tel ou tel bilan et le mettre en exergue devant les électeurs de 2021, exception faite peut-être de trois ou quatre départements qui sortent du lot. Celui de l’industrie et du Commerce avec Moulay Hafid  Elalamy; de  l’Agriculture et la Pêche maritime, avec Aziz Akhanouch; de l’Economie et les Finances avec Mohamed Benchaâboun; de la Santé et la gestion de la pandémie du Covid 19, avec Khalid Aït Taleb, ou encore de l’Enseignement avec Saaid Amzazi qui a su gérer un grand chantier Royal.
Il fut un temps où la campagne électorale reposait peut-être, en partie,  sur le « leadership » du candidat ou sur certaines minuscules pratiques  « compensatrices » pour l’électeur facilement soudoyé.
Aujourd’hui, il  Il ne s’git plus de continuer à  insulter  l’intelligence du citoyen qui est désormais attentif au déroulement de la vie sociale; il n’ignore pas quels partis et quels responsables sont en capacité de porter les réformes attendues et quels sont les opportunistes qui guettent l’occasion. S’il est encore parfois en bute au brouillard et à la confusion, il est néanmoins conscient que l’heure du changement a sonné à la porte du Maroc Nouveau !

 

Dr: Abdelhak BAKHAT

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