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L’année 2020 s’éteint léguant peu de joie et de réjouissances; laissant malheurs, douleurs, souffrances et … beaucoup d’espoir ! Qu’en sera-t-il du MAROC?

Si l’on exclue les événements positifs du Sahara Marocain,  vécus par le Maroc au mois de décembre courant, on peut considérer que 2020 est une année perdue.
Dans moins d’une semaine, l’année en cours tire sa révérence en abandonnant sur la planète Terre  les méfaits, les dangers et  les séquelles d’un indomptable Virus Covid 19 qui a meurtri l’humanité et qui continue de le faire.
Pire, le Covid 19 menace de se maintenir avec la mutation à une  nouvelle souche non identifiée, marquant sans doute un retour au point de départ.
Le rideau se lèvera, jeudi prochain,  sur le nouvel an  2021 et,  dès lors, on se pose plusieurs questions  dont  les plus pressantes seraient de savoir si cette nouvelle année  sera clémente pour les humains ? Que nous réserve-t-elle? Quelle évolution de la pandémie?  Qu’en sera-t-il de la santé des habitants de la Terre? de leur vie? des progressions ou régressions  économiques ? des conditions sociales ? bref, comment aspirer à des conditions favorables de vie sur notre globe, d’une manière générale ?
Au Maroc,  comme dans l’ensemble des pays du monde, le premier souci est celui de maîtriser la pandémie dévastatrice du Coronavirus  et de retrouver une vie sans crainte de la maladie et de la mort subite qui planent continuellement  sur les têtes de l’homme, de la femme et, maintenant, dans une moindre mesure, même celle de l’enfant.
Pour certains optimistes, le vaccin anti- Corona arrive à point nommé pour vaincre le mal et redonner espoir. Pour d’autres, se disant  réalistes, il ne faudrait pas afficher un grand espoir avant 2022.
En dehors de ce volet sanitaire,  les Marocains ressentent  trois,  pour ne pas dire plusieurs autres soucis. Le premier concerne le redressement économique qui permettrait de garantir une vie sociale stable à la population ; le deuxième est en rapport avec les derniers événements du dossier du Sahara Marocain, et la troisième touche à l’échéance législative qui cache les caprices d’une vie politique durant les cinq prochaines années.
Eclairage!

Le démarrage de la campagne nationale de vaccination massive anti-Covid au Maroc était annoncé pour la mi-décembre courant et cette campagne devait durer 3 mois. Néanmoins,on relève un report pour des questions techniques.
Nous savons qu’il faudra 21 jours entre la première et la deuxième vaccination, et un maximum de 28 jours  à partir de la deuxième dose du vaccin pour développer une immunité élevée contre le SARS-CoV-2 (COVID 19).


La vaccination massive contre le Coronavirus suscite de l’espoir chez la population et les acteurs économiques qui espèrent pouvoir dépasser  ce climat d’attentisme et de crainte qui prévaut depuis des mois, compliqué par la forte dégradation de la situation sanitaire, le maintien ou le renforcement des mesures de restriction dans plusieurs villes, et la reprise économique laborieuse.
Il est indéniable que cette campagne de vaccination annoncée  fait prendre conscience à l’opinion publique marocaine que le bout du tunnel est proche, permettant d’espérer un retour à la vie normale à partir d’avril 2021.
La population des 18 ans et des plus (25 millions de Marocains) sera vaccinée par contingents, avec une priorité donnée au personnel médical, de sécurité, etc,  et aux personnes âgées et à risque. L’objectif
sera de vacciner 80% de cette population.
Soulignons que le vaccin du Chinois Sinopharm pour lequel a opté le Maroc qui a également signé avec Astra Zeneca et est entré en contact avec d’autres laboratoires,  peut être considéré comme le principal vaccin qui sera utilisé lors de cette campagne, ou du moins pour son démarrage. Il serait l’un des  plus avancés dont l’efficacité serait conforme aux attentes. Les résultats de la phase 3 des essais cliniques au Maroc ne sont pas encore arrêtés mais les premiers éléments disponibles seraient très encourageants. Ce vaccin est déjà administré à la population  Chinoise.

Il reste à savoir maintenant si l’apparition annoncée en Angleterre, avec un cas détecté à  Gibraltar, d’une nouvelle souche du virus Corona ne nécessiterait-elle pas de nouvelles recherches pour un nouveau vaccin. Combien de temps faudra-t-il encore pour cerner cette nouvelle situation ?  S’arrêtera-t-on à cette seule mutation  ou devrai-t-on affronter encore un nouveau virus avec une nouvelle souche indomptable ?
L’humanité avance ainsi, impuissante, dans la ou des inconnues de l’avenir ! On en voudrait pour preuve  le renforcement des procédures de l’état d’urgence sanitaire et le maintien des mesures et procédures nécessaires pour lutter contre le coronavirus (Covid-19),  mises en place par le Maroc depuis  mercredi dernier, 23 décembre, pour une durée de trois semaines.
Sur le plan économique,  beaucoup d’espoirs reposent sur 2021 comme étant l’année de la relance. Du moins une relance relative.
Une récente étude effectuée par « Inforisk », révèle  une baisse estimée du chiffre d’affaires des entreprises  en 2020, allant  de 30% à 40% pour certains secteurs d’activités. Ce n’est qu’une question de temps avant d’arriver à une situation assez critique, prévoit-on. Et le recours aux procédures de traitement des entreprises en difficulté n’est pas systématique car beaucoup de chefs d’entreprise marocains  ne connaissent pas les mécanismes mis en place pour les aider et ne consultent pas les avocats d’affaires pour en savoir plus.

Selon les projections économiques du Royaume et notamment les travaux en cours de réalisation par le Haut-commissariat au plan, les conséquences de la pandémie vont continuer à se faire sentir durant l’année 2021, notamment que les chefs d’entreprise sont actuellement paralysés par la peur, mais ils ont aussi des engagements à honorer vis-à-vis des salariés, des banques et des organismes financiers.


Ces entreprises doivent avoir rapidement recours à une demande de procédure de traitement pour parvenir au recouvrement de leurs créances. Pour cela ils doivent consulter des avocats d’affaires.
S’agissant des entreprises structurées regroupées au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM),  57 % envisagent une reprise des affaires en 2021.
Passons maintenant au sujet qui risque de devenir brûlant, à terme, celui des élections législatives 2021.
Les prochaines élections législatives sont prévues en 2021 vraisemblablement entre septembre et octobre. L’avenir du Maroc sera ainsi redessiné dans un contexte national, régional et international marqué par les incertitudes liées à la crise sanitaire et économique dont les effets semblent perdurer. Le ministère de l’Intérieur est déjà à pied d’œuvre et les partis politiques commencent d’ores et déjà à se préparer à cette échéance à travers des communiqués, des sorties médiatiques, des réunions et autres meetings par visioconférence. A priori, cela entre dans le rôle et les activités normales des partis, mais, en réalité, le contenu englobe des déclarations et des orientations qui dégagent un parfum d’une précampagne électorale prématurée.
Outre la promotion des idées du parti, l’objectif est d’attaquer les autres formations concurrentes et de baliser le terrain en séduisant le maximum de citoyens.

Pour le moment, c’est du chacun pour soi. Les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui, en attendant la formation d’alliances au gré des intérêts du moment et de chacun, au risque de pactiser avec l’ennemi, même s’il faut reléguer les intérêts de la Nation au second plan, ce qui est souvent, monnaie courante. Le cheval de bataille commun, c’est l’exécutif qui est critiqué pour des défaillances de l’action gouvernementale et surtout pour sa gestion de la crise sanitaire et économique. On fait ressortir les défaillances mais pas les difficultés.
Certaines formations dont l’image est  ternie à force de faux-pas, essaient de redorer leur blason.
La plupart fredonnent la même chanson en se prétendant une  alternative pour donner une nouvelle impulsion à la vie politique nationale. D’autres proposent de nouvelles figures politiques sachant que les anciennes, devenues trop habituelles et surtout stériles, sont grillées et rejetées par le peuple. On étale aussi des avant-programmes prétendant pouvoir relever les défis. La plupart de ces programmes retombent à l’eau aussitôt après les élections. Les partis qui ne passent pas, se réfugient dans l’opposition, une manière de continuer d’exister  sur la scène politique en empoisonnant la vie aux autres formations gagnantes.
Au niveau de la coalition gouvernementale, les préparatifs vont aussi bon train en prévision d’une éventuelle reconduction dans un nouveau mandat éventuel. .
Le Parti Justice et développement (PJD), chef de file de l’exécutif, mène une campagne à travers ses organes institutionnels, notamment son bureau politique et la jeunesse du parti. Les propos tenus sont parfois populistes et contraires au discours véhiculé par le Chef du gouvernement afin de maintenir son assise « populaire ».
L’objectif escompté est de convoiter une reconduction au pouvoir toujours au nom de la sacrée étiquette de sainteté chez les Islamistes que nombre d’adhérents  à la formation de la Lampe ont trahie ou brûlée par des agissements contraires aux principes prêchés par le parti. Les uns en se dévoilant vulgairement  en public, les autres en versant carrément  dans le « haram ». Beaucoup estiment que « Le PJD d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec le PJD d’hier !».
Nous laissons enfin  le meilleur sujet  pour la fin : celui du dossier du Sahara Marocain, qui a évolué de façon spectaculaire juste à la veille de 2021.
Après l’alliance diplomatique de plusieurs nations avec le Maroc, couronnée par la proclamation américaine au sujet de la Marocanité du Sahara, le Plan Marocain d’autonomie des provinces du Sud s’impose comme le cadre des futures discussions et de la recherche d’une solution politique durable et « mutuellement acceptable » en tant que proposition « sérieuse », « crédible », « réaliste » et constituant « l’unique base  pour une solution juste et durable  au conflit ».
Publiée le 10 décembre, la proclamation du Président des Etats-Unis qualifie en ces termes « l’initiative marocaine pour la négociation d’un Statut d’autonomie pour la région du Sahara ».

La position américaine a été notifiée le 15 décembre au Conseil de sécurité des Nations Unies qui, quelques semaines plus tôt, adoptait une résolution consacrant une nouvelle fois la prééminence de la proposition marocaine d’autonomie. Une constante depuis le 11 avril 2007, date à laquelle le Maroc a présenté son initiative au Secrétaire général de l’ONU.
Cette initiative se présente comme un « compromis gagnant-gagnant ». En entrant dans les détails, on apprend que l’Etat préserve son unité territoriale tout en transférant une partie de ses compétences à la population sahraouie, qui peut s’autogérer démocratiquement. Le texte obéit à cet esprit : La souveraineté et l’intégrité du Royaume sur son Sahara demeurent les points de départ. L’autonomie de cette région n’existe ni n’opère que dans ce cadre.
On parle de Région autonome du Sahara (RAS), avec des compétences administratives, législatives et judiciaires propres. Cela se traduit par la mise en place d’un gouvernement local, dirigé et formé par un chef du gouvernement. Ce dernier représente l’Etat Marocain dans la région. Il est investi par le Roi, mais préalablement élu par le Parlement de la Région auquel il rend compte.
« Des juridictions peuvent être créées par le Parlement régional afin de statuer sur les litiges nés de l’application des normes édictées par les organes compétents de la Région autonome du Sahara. Leurs décisions seront rendues, en toute indépendance, au nom du Roi », indique la proposition. On prévoit la création du Tribunal régional supérieur, qui statuera en dernier ressort sur l’interprétation des lois de la région.


Le gouvernement, le parlement et les juridictions sahraouies devront réglementer, légiférer et juger en conformité au Statut d’autonomie de la Région et à la Constitution du Royaume.
La création d’organes spécifiques à la RAS ne préjudicie pas au droit, pour ses populations, à la représentation au sein du Parlement et des autres institutions nationales.
Les prérogatives de la Région autonome du Sahara couvrent, selon le projet, le domaine de la fiscalité. Les organes compétents pourraient, en ce sens,  édicter des impôts, taxes et contributions territoriales pour financer le développement de la Région.
En plus de l’impôt, le projet d’autonomie énumère, parmi les ressources financières, les « revenus de l’exploitation des ressources naturelles affectés à la Région », « la partie des revenus des ressources naturelles situées dans la Région et perçus par l’Etat », « les ressources nécessaires allouées dans le cadre de la solidarité nationale » ainsi que « les revenus provenant du patrimoine de la Région ».
Pour sa part, L’Etat garde des attributs exclusifs dits de souveraineté (drapeau, monnaie etc.). D’autres ont trait au statut constitutionnel et religieux du Roi. La sécurité et la défense nationales relèvent également du monopole étatique. Certaines fonctions régaliennes se verraient, en revanche, pondérées par le futur dispositif. Dans le domaine des relations extérieures, l’Etat doit consulter la Région autonome concernant les questions qui se rapportent aux attributions de la Région.
Tel que formulé, le projet marocain n’est pas définitif, bien que considéré par la communauté internationale comme « réaliste et crédible ». Les négociations restent ouvertes et seront, le cas échéant, couronnées par une « libre consultation référendaire des populations concernées ». Le Maroc s’engage à donner une consécration constitutionnelle au statut d’autonomie, signalant « sa place particulière dans l’ordonnancement juridique national ».
Des « mesures » seront prises afin d’assurer aux personnes rapatriées « une réinsertion complète au sein de la collectivité nationale, dans des conditions garantissant leur dignité, leur sécurité et la protection de leurs biens ». Une « amnistie générale » pour les faits en lien avec le conflit est prévue par le projet.
« A la suite de l’accord des parties sur le projet d’autonomie, un Conseil transitoire composé de leurs représentants apportera son concours au rapatriement, aux opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion des éléments armés se trouvant à l’extérieur du territoire ainsi qu’à toute autre action visant l’approbation et la mise en œuvre du statut, y compris les opérations électorales. »

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