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La tragédie de Tanger, entre le vrai et le faux !

La mort accidentelle, collective et subite  de 29 ouvriers dans une usine, dite clandestine, n’est pas une tragédie simple. Sur le plan humain,  c’est une atroce  catastrophe qui ne peut laisser personne indifférent et il est légitime que des citoyennes, des citoyens et des observateurs de tous bords émettent des remarques, des avis, voire des critiques, la fibre  de compassion  prenant le dessus sur toute autre considération.
Jusque-là cette situation s’inscrit dans l’ordre logique de choses affligeantes !
Mais, là où le bât blesse, c’est lorsque certains, souvent profanes, se constituent  en techniciens, en ingénieurs, en architectes; en juristes, bref en experts-défenseurs de tous bords, déformant les réalités ; émettant des avis, sans connaissances ni des normes de la technicité, ni de la légitimité des règlements, et encore moins du droit,  prononçant délibérément des condamnations anarchiques, sans droit de défense.
Ainsi, on a vu circuler de nombreuses informations, fuser des versions et allégations de toutes parts, relayées par des réseaux sociaux, des rumeurs  répandues comme par exemple celle faisant état  d’un « atelier clandestin  ou encore celle de  130 ouvriers sous-payés et sans prestations sociales travaillant dans le noir ! ». Des verdicts sans appel !
Si certaines informations restent à vérifier par des commissions d’enquête  légitimes, ce qui est en cours d’ailleurs,  d’autres s’avèrent erronées dès le départ.
On ne peut ignorer que le nombre ascendant des ateliers de confection à Tanger est une réalité issue d’une époque où la ville du détroit était ciblée par un exode rural débordant, engendrant un besoin d’emploi exorbitant pour des jeunes qui risquaient de devenir une charge pour la société, Ce constat  ne date pas d’hier. Au contraire il s’agit d’une situation héritée par les autorités aujourd’hui en place.
Le plus déplorable, c’est que la tragédie de Tanger survient au début d’une année législative où une  campagne électorale prématurée a démarré très tôt. Certains profitent de toutes les occasions pour se faire une place au soleil en tirant sur tout ce qui bouge. Cette fois les autorités locales, proie facile, constituent la cible privilégiée. C’est dans ce sens que la tragédie de l’atelier de Tanger est devenue un cheval de bataille à des fins politiques. Des fins électorales.
Il s’agit donc de voir la réalité en face !
En considérant, par exemple, le wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ou autres  responsables en place, comme causes de l’existence d’ateliers non réglementaires à Tanger serait une erreur monumentale et la meilleure façon de masquer la vérité et détourner la réalité. C’est-à-dire passer à côté de la vérité et des vrais remèdes.
Parce qu’il  s’agit de chercher ailleurs la véritable cause des problèmes de la ville, dont celui de l’atelier de confection sinistré qui date d’une vingtaine d’années… !

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