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La justice espagnole rouvre les dossiers de plaintes contre Ghali-Benbattoche

La justice espagnole essaie de rattraper son retard et de réactiver le processus judiciaire à l’encontre du chef du polisario, Brahim Ghali ALIAS Mohamed Benbattoche.
Le 18 mai 2021, le juge espagnol Santiago Pedraz a ouvert un dossier visant ce suspect, relatif à une plainte déposée en 2008 par l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’homme. Elle concerne des crimes contre l’humanité, génocide, assassinats, disparitions et torture. Brahim Ghali est déjà cité à comparaître le 1er juin 2021 suite à une plainte déposée par Fadel Mhidi Breïka pour torture.
Néanmoins, Ghali – Benbattoche, aurait refusé d’accuser réception de la convocation du tribunal avant de consulter ses maîtres algériens.
Assassin, terroriste, violeur, tortionnaire…, voilà que se révèle, à la face du monde, l’autre facette du chef des séparatistes, celle d’un voyou en chef, commandant une bande de voyous.

Ainsi, l’étau se resserre, jour après jour, autour de Brahim Ghali,  hospitalisé en Espagne. Et les plaintes contre lui continuent d’atterrir sur les bureaux des magistrats espagnols.

À celles de ses victimes marocaines et espagnoles, par centaines, vient s’ajouter la plainte du politologue Pedro Ignacio Altamirano, porte-parole du «Groupe international de soutien à la réunification sahraouie».

Dans cette plainte, déposée le 24 avril dernier auprès du tribunal de Malaga et qui vient d’être jugée recevable, le politologue espagnol montre Brahim Ghali du doigt comme étant l’instigateur et le principal responsable de menaces de mort proférées contre lui par des membres du polisario suite à un voyage aux provinces du Sud. Et surtout pour le courage de ses idées, à savoir, en gros, que le séparatisme n’a pas d’avenir et que l’avenir des Sahraouis réside en une réunification dans le cadre de l’intégrité et de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

Le juge d’instruction près le tribunal de Malaga vient d’estimer que le politologue espagnol est bel et bien victime de menaces de morts proférées à son encontre par les milices du polisario.

De ce fait, il a décidé de transférer cette affaire devant l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole. « Il s’agit d’une nouvelle affaire qui s’ajoute à celles déjà instruites par la justice espagnole contre le dénommé Brahim Ghali pour des accusations de violation des droits de l’homme, violence et menaces », souligne l’avocat du politologue espagnol.
Un autre dossier brûlant, parmi d’autres : celui
d’une jeune femme née dans les camps des séquestrés de Tindouf et qui vit en Espagne, avec sa famille adoptive.
L’arrivée du séparatiste Brahim Ghali/ Ben Battouche en Espagne a réveillé les mauvais souvenirs de
Khadijatou Mahmoud et ce qu’elle raconte à la Razon est tout simplement inouï. Depuis qu’elle a su que Brahim Ghali est en Espagne, elle est perturbée.

« Je n’ai pas dormi depuis plusieurs jours», reconnaît la jeune femme, en revoyant mentalement l’épisode le plus dur de sa vie. «Je ne comprends pas comment cet homme peut entrer en Espagne en toute impunité», dit-elle: «C’est un criminel». Pour la jeune femme, ce serait le bon moment pour les autorités espagnoles « de l’arrêter ou du moins de ne pas lui permettre de quitter le pays en attendant ses affaires pendantes devant les tribunaux, puisque je ne suis pas la seule personne à l’avoir dénoncé en Espagne. », espère-telle.
Khadijatou Mahmoud affirme qu’elle a été violée par celui qui était ambassadeur du polisario en Algérie et qui est aujourd’hui chef de ce front.
«Quand j’ai dû demander un visa pour rentrer en Europe, il m’a violée», raconte Khadijatou Mahmoud, dans la Razon. La jeune femme est née dans les camps de Tindouf, en Algérie, en juillet 1991, et depuis 1997 elle faisait partie du projet de solidarité connu sous le nom de «Vacances en paix». Comme beaucoup de Sahraouis, enfant, elle a passé des étés dans le sud de l’Espagne avec une famille d’accueil de Séville. Mais elle est revenue voir ses parents biologiques, précise La Razon.
Après son viol par Brahim Ghali, « saignante et complètement désorientée, une amie qui l’avait accompagnée à son étrange rendez-vous consulaire à 19 heures, l’a emmenée chez un médecin privé ». Après s’être rétablie, Khadijatou Mahmoud se souvient qu’elle en avait parlé à sa mère biologique, qui lui avait recommandé de ne pas le signaler, « pour ne pas avoir d’ennuis et plus encore, des ennuis qui la déshonoreraient ». Mais une fois en Espagne, de nouveau avec sa famille d’accueil, elle n’a eu aucun doute et a été encouragée à demander justice. Elle a trouvé un avocat et, en 2013, la jeune femme a déposé une plainte pénale auprès de la Haute Cour nationale, souligne La Razon.
«Je n’ai confiance qu’en l’Espagne, pays où les droits de l’homme sont respectés, justice sera rendue », affirme Khadijatou Mahmoud, qui choisira une avocate « pour mieux comprendre son traumatisme ».
Rappelons que Brahim Ghali, âgé de 73 ans,  est entré en Espagne sous une fausse identité et un faux passeport délivré par les services algériens. Il a été admis à l’hôpital de Logroño, à La Rioja pour des soins liés au Covid et au cancer du colon mais aussi dit La Razon, « pour des blessures récentes liées à un attentat à la bombe ».
Une source du ministère des Affaires étrangères a déclaré à La Razon que « Ghali a été transféré en Espagne pour des raisons strictement humanitaires pour recevoir des soins de santé… ! ».

 

 

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