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La commune urbaine de Tanger acculée à réviser timidement son contrat avec Amendis

La commune urbaine de Tanger acculée à réviser timidement son contrat avec Amendis
[color=#999999][size=08]Le 04-04-2016 à 10:30:33 [/size][/color][b][justify][size=10][color=#333333] «Amendis sera indemnisée par la ville de Tanger et devra plier bagages ! La gestion déléguée de la distribution d’eau et d’électricité, et celle de l’assainissement liquide à Tanger sera réorientée selon les convenances du Conseil communal qui décidera des mesures adéquates à prendre ; cette décision est [color=#993300]irrévocable [/color]! »
Ces propos héroîques qui font désormais partie de l’histoire contemporaine, sont de l’ancien maire de Tanger, [color=#993300]Fouad El omari[/color], prononcés au lendemain des premiers mouvements de la population tangéroise, au mois d’octobre de
ier, protestant contre les factures exorbitantes de la société délégataire d’eau et d’électricité, Amendis, filiale de Véolia.

Aujourd’hui, cinq mois après, le nouveau conseil communal présidé par [color=#993300]Mohamed Bachir Abdellaoui[/color] du PJD, tient un langage plus modéré et surtout plus réaliste : « Amendis ne partira pas mais son contrat sera révisé ! »..[/color][/size][/justify][/b][center][color=#3366ff][size=19]***[/size][/color][/center][justify][size=12][color=#000066] Après donc des interventions stériles et farfelues de précédents responsables qui ne juraient que par la rupture du contrat avec Amendis, c’est le nouveau maire de Tanger, Mohamed Bachir Abdellaoui qui a pris le train en marche, et rouvert ce dossier déjà usé à force d’être manipulé par ses prédécesseurs, depuis l’année 2002, date d’entrée en vigueur de la fameuse convention liant la ville de Tanger à la société Amendis,filiale de Véolia Environnement.

En première étape, c’est son premier adjoint, [color=#ff0000]Mohamed Amahjour[/color], qui intervenait publiquement pour confirmer ce dont tout le monde se doutait : « la rupture du contrat avec Amendis est une chimère et il ne s’agit pas de vendre des salades à la population » disait-t-il. Alors que d’autres intervenants plaidaient pour une solution radicale, le conseiller communal Amahjour, se voulant modérateur trop optimiste, limitait le problème à une insuffisance de communication entre Amendis et sa clientèle, estimant que la société délégataire devait redorer son image de marque et reconquérir la confiance de ses abonnés. Une fois, Amahjour avait poussé le bouchon jusqu’à solliciter des citoyens de maîtriser leur consommation d’eau et d’électricité, négligeant le fait que la question ne se limitait pas seulement à la consommation car, il faut y ajouter les taxes exorbitantes que le consommateur est contraint de verser à Amendis dont, entre autres, celles de la location et de l’entretien du compteur, ou encore celle conce
ant le rétablissement du courant électrique ou la fou
iture d’eau potable après coupure. Autre problème : celui des réclamations : on considèrait anormal qu’Amendis contraigne le client à s'acquitter d'abord des échéances dues en attendant une réponse à sa réclamation, réponse qui n'arrive jamais aussi vite que la facture.

[center][img]www.lejournaldetanger.com/images/newspost_images/maire_de_tanger_abdelaoui640.jpg[/img][/center]
Parmi les revendications qui revenaient le plus sur le tapis, il y avait celles de la hausse des tarifs et des taxes aux niveaux de la consommation domestique, des branchements et des gros travaux et services fou
is aux promoteurs et industriels; l'installation individuelle des compteurs pour chaque domicile ; la reconsidération des tranches; l'apport de fonds propres de la société délégataire; le respect du calendrier de l'investissement et des délais et, d'une manière générale, la révision des critères de base de la gestion déléguée.

Mais l’un des points litigieux conce
ait la méthode de facturation d’Amendis pour l’eau et l’électricité. Au-delà des deux premières tranches sur cinq pour l’eau, et six pour l’électricité, la facturation qui se faisait sélective se révélait très pénalisante pour les ménages et les entreprises. Ces dispositions sont incluses dans le contrat-programme [color=#ff0000]Etat-ONEE[/color] signé en 2014.

Bref, un véritable cadeau empoisonné hérité par le nouveau maire qui n’avait pas d’autre choix que celui de trouver rapidement une solution pour apaiser la situation.

C’est dans ce cadre que des réunions se sont multipliées avec Amendis, non pas pour discuter du problème de fond allant jusqu’à la résiliation du contrat, mais pour trouver des solutions médianes pouvant contenter aussi bien les consommateurs que le délégataire.C’est dire que la démarche n’était pas de tout repos pour Mohamed Bachir Abdellaoui et pour son équipe, mais aussi pour l’autorité délégante centrale, qui planchaient ensemble sur des points qualifiés d’urgents, tels que, entre autres, [color=#ff0000]la révision des factures[/color] contestées et l’ouverture d’un bureau pour l’étude et le traitement immédiat des réclamations dans toutes les agences commerciales d’Amendis.

Presque deux mois après, les mouvements populaires répétitifs de protestation se relativement apaisés et Amendis déclare, le 26 novembre 2015, avoir révisé [color=#ff0000]120.000 factures[/color] supposées erronées, et annonce 8 mesures d’urgence pour calmer la colère de ses 550 000 abonnés, à savoir : la révision des factures contestées, le lancement d’un avis de passage de lecture des compteurs ; la responsabilisation des chefs d’agence de l’ensemble de l’opération de la facturation ; le raccordement de compteurs individuels supplémentaires ou la mise en place d’un système des compteurs collectifs ; la mise à la disposition des clients de compteurs d’électricité prépayés afin de leur permettre de maîtriser leurs consommations ; la création d’une cellule permanente pour analyser et contrôler les factures avant l’encaissement ; la création d’[color=#ff0000]un guichet réclamation[/color] au sein de toutes les agences avec possibilité d’accéder à une commission spéciale d’arbitrage en cas de désaccord et l’interdiction de procéder aux coupures durant les vendredi, samedi et dimanche, et pas avant l’envoi de 2 avis de coupure.

Néanmoins des contacts et des réunions en coulisse ont continué à se tenir, ce qui a finalement donné lieu à une session extraordinaire tenue mardi de
ier par le conseil de la Ville, Ayant abouti à l’approbation, à l’unanimité, et sans réserve écrite, du contrat de gestion déléguée des services d'assainissement, d'eau et d'électricité conclu avec la société Amendis.

Lors des débats, des élus ont dénoncé la situation du service de contrôle permanent qui est juge et partie et dont la responsable qui est payée par le gestionnaire délégué. N’a jamais présenté un seul rapport en 10 ans.

Le contrôle de la filialisation des activités du gestionnaire délégué et le recours désormais impératif à la procédure des marchés publics ont également été soulevés.Deux autres points importants et litigieux ont donné lieu à deux questions : que sont devenues les sommes recouvrées par Amendis depuis janvier 2002 sur les précédents impayés d’avant le 31 décembre 2001 ; comment explique-t-on le fait flagrant que, depuis 15 ans, la société Amanor, filiale d’Amendis pour l’assainissement, facture régulièrement 30 millions de dirhams par an au délégataire?
Toutes ces remarques n’ont pas influé sur l’approbation unanime du contrat révisé liant la ville de Tanger à la société délégataire Amendis.

La Révision de ce contrat a pour objectif d'actualiser le périmètre de gestion déléguée en intégrant d'autres communes, d'arrêter un nouveau programme des investissements pour [color=#ff0000]la période 2016-2026[/color] en vue de répondre aux exigences de développement des zones résidentielles, ainsi que de garantir la stabilité des tarifs en supprimant la révision économique à la date d'anniversaire du contrat et d'identifier un fonds supplémentaire pour les investissements.

Le nouveau contrat détermine, ainsi, de façon précise, les rôles du délégataire et de l'autorité délégante dans la préparation du budget annuel, la liaison de l'identification des objectifs au rendement et à la qualité des réalisations et la méthode d'évaluation des investissements.

Le document a également restreint la révision des tarifs en cas de modification des conditions d'achat d'électricité ou d'eau du Conseil national de l'eau et l'électricité ([color=#ff0000]CNEE[/color]), conformément au principe ni gain-ni perte.

En 2018, il sera procédé à l'augmentation de la tarification de la moyenne tension à l'exception de la zone franche industrielle, alors que les tarifs d'eau ne subiront aucun changement pour le reste de la période du contrat, de même pour les tarifs d'assainissement liquide à l'exception de l'année 2018 qui connaitra une légère augmentation sans affecter les franges sociales.

Selon le contrat révisé, la valeur des investissements devrait atteindre[color=#ff0000] 4,66 milliards[/color] de dirhams pour le reste de la période contre 1,39 milliard de dirhams, avec une part de 504 millions de dirhams contre 186 millions du délégataire.

Parmi les autres améliorations apportées au contrat, figure l'introduction d'un plafond d'évolution des dépenses du délégataire, notamment la masse salariale et la révision dans le partage de la marge bénéficiaire. [/color][/size][/justify]
[center][size=15][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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