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Clôture du 14ème Festival du court métrage Méditerranéen de Tanger

Le Palmarès Le Maroc, La Croatie, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, récompensés
[color=#999999][size=09] Le 24-10-2016 à 11:01:57 [/size][/color][b][justify][size=12][color=#333333]Ce que l’on peut retenir c’est que la création est bien vivace, les nouveaux cinéastes ont des choses à dire par le cinéma. Certains proposent des témoignages, d’autres des histoires personnelles, d’autres un coup de projecteur sur une situation, des conditions de vie et beaucoup cette année ont traité la mort et les morts.

Le bassin de la Méditerranée connait il est vrai des drames quotidiens, et le cinéma a décidé d’être le miroir. [color=#993300]Leila Kilani [/color]la cinéaste membre du jury cette année, qui a réalisé plusieurs documentaires a pu remarquer comme nous que parfois les films de fictions sont conçus comme des documentaires, avec une véracité, voire une douleur, un cri comme pour alerter et dire stop ou interroger et informer le public.

Alors Cette nouvelle vague de cinéastes du pourtours de [color=#993300]la Méditerranée[/color] est fixée sur l’actualité et pourtant dans l’actualité il y a de l’amour, de la comédie, sujets peut -être plus compliqués à réaliser? Plus coûteux ?.[/color][/size][/justify][/b][justify][size=12][color=#000066]Le palmarès de cette année est un choix final qui n’entraine aucune contestation, à part une récompense qui aurait pu être attribuée pour le film ovni de la sélection. Un merveilleux conte avec une intention de réalisation très esthétique, des plans séquences lents qui laissent le spectateur entrer dans l’histoire, dans les décors. Chaque séquence est traitée avec la même lumière, nous sommes dans l’heure bleue, ce moment entre chien et loup, un pari très difficile à réaliser et elle l’a fait. Elle, c’est la réalisatrice[color=#ff0000] Grecque Konstantina Kotzamani[/color] dont Limbo, le film présenté est son septième. Elle écrit ses scénarios et réalise.

Nous sommes vraiment dans la création, ce film est le film que tous ceux qui se réclament cinéastes et fiers de leurs réalisations devraient décortiquer pour comprendre comment réaliser un court métrage, raconter une histoire et penser au plaisir et à la surprise du spectateur. Beaucoup n’ont pas encore compris que le court métrage est un format à part entière du[color=#ff0000] 7eme ART[/color] et qu’on fait un film pour le plaisir de le partager avec rigueur et selon certains codes.Ceci est un message pour tous les opportunistes prétentieux qui réalisent à la louche un premier film sans aucun respect à part celui de leur nombril.

C’est certainement ce qu’a pensé chaque membre du jury en notant ses choix.

Difficile cette année de s’entendre sur le meilleur acteur, la meilleure actrice. Une belle palette bien dirigée s’étalait des enfants, ceux de Limbo, Aya, et d’autres aux personnes âgées, et je pense à ce vieil homme qui part à la recherche d’une figue, de
ier caprice de sa femme sur son lit de mort.
On pourrait donc citer ceux qui auraient pu monter sur scène pour une récompense.

Le Grecq Antonis Tsonis pour la meilleure photo du film «3000», l’Italien Alessandro Capitani pour le meilleur scénario du film «Belle», Georges Peter Barbari pour le seul film d’histoire d’amour de la sélection, très convaincant , «Un moment dans une vie», le film Grecq encore, «La figue» pour le meilleur acteur, le film Portugais «Yulia» pour la meilleure actrice, et le film «Un grand silence» de la Française Julie Gourdain pour la pertinence du scénario et la maîtrise de la direction des comédiennes.

Plusieurs films sélectionnés avaient déjà obtenu une, voire plusieurs récompenses dans d’autres festivals. C’est dire la tâche ardue du jury pour choisir son palmarès.

Grand Prix du festival: «[color=#ff0000]Time code[/color]» de l’espagnol Juanjo Gimenez.

Une petite pépite, il faut dire que Gimenez présente à son compteur personnel une dizaine de courts métrages et 3 longs métrages. Ce film Timecode dont on ne se lasserait pas de le revoir, a obtenu la Palme d’or au de
ier festival de Cannes. Pas d’erreur donc, Gimenez nous emmène au cinéma et quel cinéma.Luna et Diego sont des agents de sécurité dans un parking.Diego la nuit, Luna le jour. Ils se croisent au changement de service mais on va découvrir une complicité surprenante….

[center][img]www.lejournaldetanger.com/images/newspost_images/fes.c.metrage_tanger600.jpg[/img][/center]Prix spécial du jury: «[color=#ff0000]Le grand bain[/color]» de la Française Valérie Leroy.
Voilà un profil parfait de cinéaste qui construit sa carrière avec passion, rigueur, créativité. Valérie Leroy est aussi comédienne au théâtre, au cinéma, à la télévision avant de passer derrière la caméra en 2011 pour réaliser son premier film. En 2014 elle sort diplômée de l’Atelier scénario de la Fémis, et Le grand bain est son 6eme film court métrage.

Mia, 30 ans en instance de divorce emménage dans un studio au sein d’une résidence HLM. Ancienne championne de natation, elle va se retrouver à donner des cours de natation aux habitants de l’immeuble, mais…sans piscine. Le jury a plongé, et nous aussi.

Prix de la réalisation: Les adieux de l’espagnole Clara Roquet Autour de la mort, la servitude, le dévouement, l’attachement d’une employée de maison étrangère, Bolivienne, dans une famille de la bourgeoisie espagnole. Des rôles biens dessinés, bien interprétés, de l’enfant aux adultes. Pas de doute Clara Roquet est dans la liste des nouveaux talents à suivre.Le film a reçu quantité de récompenses sur les 5 continents.

Prix du scénario: Feu rouge: film Croate du [color=#ff0000]Bulgare Toma Waszarow[/color] .

Un réel grand plaisir que ce film.Un groupe de voyageurs pris en otages par le chauffeur du bus qui les transporte, a cause du feu rouge bloqué que le chauffeur décide de ne pas franchir. L’énervement des passagers fait place au fur et à mesure de l’accalmie à une solidarité, un partage amical avant la libération,suite à la lourde décision du chauffeur de franchir le feu resté rouge et l’ouverture de la porte. Un grand talent, de la bonne humeur, Wazarow réussit avec ce film à parler au monde entier avec une mini étude de moeurs et un suspens bien calibré.

Prix du 1er rôle féminin : Marija Kohn dans La Bête de Daina Oniunas Pusic;(Croatie).

Nada, une femme centenaire et Vera sa fille de 75 ans ont une relation tendue et affective. Un jour une chauve souris entre dans la chambre et commence à hibe
er sous le lit…Une excellente direction d’actrices, Daina Oniunas Pusic a une filmographie d’une dizaine de courts métrages, cela se sent, cela se voit, l’expérience est là.

Prix du meilleur rôle masculin :[color=#ff0000] Eddy Suiveng[/color] dans Réplique du Français Antoine Giorgini.

Le réalisateur scénariste Antoine Giorgini aime bien les bad boys. Son premier court métrage fut «Les brigands». Il connait bien le tempérament de ces garçons à l’allure un peu rebelle et il sait nous montrer avec humanisme que derrière ces profils quelque peu volcaniques il y a des sentiments, des passions enfouies. Et c’est le cas du personnage principal que l’on voit déclamer un passage d’une pièce de Shakespeare dans un test d’entrée au conservatoire. On le soutien dans cette épreuve, ébahi. Le film a été récompensé dans plusieurs autres festivals.

Mention Spéciale: Aya va à la plage: Maroc, Maryam Touzani
Voilà sur un sujet sensible, une enfant de 10 ans, bonne au service d’une femme qui la tient enfermée au coeur de Casa. Espiègle, intelligente, drôle, Aya laisse éclater sa joie de vivre. La réalisatrice prouve encore une fois son sens de l’observation et sa rigueur notamment dans les éclairages de ses scènes. Confirmation du talent qu’on avait pu apprécier dans le premier court métrage réalisé par Maryam Touzani avec déjà une enfant comme actrice principale.L’occasion de saluer l’excellent travail de post production qui offre au spectateur un film très réussi. Seule récompense attribuée au Maroc.

Mention Spéciale: «Le silence» des Italiens Fa
oosh Samadi et Ali Asgari
Glacial. Fatma et sa mère sont des réfugiées Kurdes en Italie. Lors d’une consultation médicale, Fatma doit traduire à sa mère ce que le médecin lui dit, mais la jeune fille garde le silence quand elle comprend la gravité de l’état de santé de sa mère.

Encore un film de deux cinéastes aux filmographies bien remplies, c’est le fruit du travail, récompense à qui sait attendre…[/color][/size][/justify]
[size=9][color=#666666] Par : N. Mallets [/color][/size] [right][size=9][color=#666666]Ph : Hamouda [/color][/size][/right][center][size=15][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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