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Catastrophe aérienne : Le copilote aurait volontairement provoqué le crash de l’avion de Germanwings

Le copilote aurait volontairement provoqué le crash de l’avion de Germanwings
Le 01-04-2015 à 08:59:24

« C’est une action volontaire de la part du copilote Andreas Lubitz, 28 ans, de nationalité allemande, qui a précipité l’avion dans le vide ». Ces propos sont du procureur de la République de Marseille, Me Brice Robin, prononcés lors d’une conférence de presse donnée jeudi, sur les premières explications et données révélées par la boite noire sur le crash de l’Airbus 320 de la compagnie allemande Germanwings qui effectuait, mardi 24 mars courant, une liaison entre Barcelone (Espagne) et Düsseldorf (Allemagne) et qui s’est écrasé au sud es Alpes françaises, faisant 150 morts dont 6 membres d’équipage et 144 passagers parmi eux deux nouveaux jeunes mariés marocains.

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« C’est une action volontaire de la part du copilote, de nationalité allemande, dont on ignore l’origine ethnique, et il n’est pas répertorié comme terroriste ». Ces propos sont du procureur de la République de Marseille, Brice Robin, prononcés lors d’une conférence de presse donnée jeudi, sur les premières explications et données conce
ant le crash de l’Airbus 320 de la compagnie allemande Germanwings qui assurait un vol régulier entre Barcelone (Espagne) et Düsseldorf (Allemagne) et qui s’est écrasé sur les Alpes françaises, faisant 150 morts dont 142 passagers parmi eux un jeune couple marocain.

Le magistrat français fou
it des détails saisissants : « Durant les premières minutes, les deux pilotes discutent de manière normale, voire enjouée, agréable. On entend ensuite le commandant de bord préparer le briefing de l’atterrissage et les réponses du copilote semblent laconiques. Le commandant de bord demande alors au copilote de prendre les commandes et on entend le bruit d’un siège qui recule et d’une porte qui se ferme. Le copilote reste donc seul aux commandes. Et c’est alors qu’il manipule les boutons pour actionner la descente de l’appareil.

L’action sur ce sélectionneur d’altitude ne peut être que volontaire. On entend plusieurs appels du commandant de bord demandant l’accès au cockpit. Pas de réponse du copilote. Le commandant a frappé à la porte et toujours aucune réponse. On entend un bruit de respiration humaine, classique, non haletante, dans la cabine. Le copilote est donc vivant. On entend le contact de la tour de contrôle de Marseille, mais aucune réponse du copilote. La tour de contrôle a même demandé aux autres avions de la zone de faire un relais radio pour contacter cet airbus, mais toujours aucune réponse de l’avion ; les alarmes se sont déclenchées pour signifier à l’équipage la proximité du sol, et alors on entend des coups portés violemment comme pour défoncer la porte blindée selon les normes inte
ationales. Aucun Mayday n’a été reçu par les contrôleurs aériens.

L’interprétation à ce jour, 48h après le crash, est pour nous, enquêteurs, la plus plausible, est que le copilote, par une abstention volontaire, a refusé d’ouvrir la porte de la cabine de pilotage au commandant de bord et a actionné le bouton commandant la perte d‘altitude pour une raison que nous ignorons encore mais qui peut s’analyser comme une volonté de détruire cet avion », a indiqué le procureur de la République de Marseille, ajoutant : « Nous avons sollicité des renseignements sur les autorités judiciaires allemandes sur l’environnement familial et professionnel de ce copilote, qui s’appelle Andreas Lubitz et est âgé de 28 ans ».

Répondant aux questions des jou
alistes, le procureur Brice Robin a affirmé que le copilote n’a pas prononcé un seul mot, donc il n’est pas possible de connaître ses motivations.

L’hypothèse du malaise, peut-être ? « A priori, il respirait normalement, ce n’est pas la respiration de quelqu’un en train de faire un infarctus. Il n’a prononcé aucun mot ».

Les passagers ? « Ils ne se sont rendus compte qu’au de
ier moment, les cris n’étant perceptibles qu’à la fin de l’enregistrement ».

Cela pouvait être involontaire ? « Non, je le répète, c’est une action volontaire, en deux temps :, 1-il a refusé l’accès à la cabine du commandant ; 2- il a déclenché la descente de l’appareil ».

Le copilote Andreas Lubitz «avait la capacité et était apte à conduire l’avion. Il travaillait depuis quelques mois seulement et avait une centaine d’heures sur cet appareil», a précisé le procureur Brice Robin, avant de conclure ; « Rien ne permet de penser à l’acte terroriste, mais quand on se suicide, on le fait généralement tout seul, surtout quand on a la responsabilité de 150 personnes ».

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