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Une saison estivale morose pour la ville balnéaire d’Assilah

En temps normal, la petite ville d’Assilah accueillait de nombreux  estivants nationaux et étrangers dès la fin juin, jusqu’au début du mois de septembre. Les services offerts aux visiteurs sont nombreux et abordables : maisons familiales offertes à la location;  hôtels propres et pas chers; cafés ; restaurants ; gastronomie diversifiée; commerces offrant, entre autres, de superbes produits d’artisanat ;  promenades dans la fraîcheur  nocturne ; outre, évidemment,  de belles plages au sable d’or et des sites ou monuments  agréables à visiter comme les Bastions, les Tours, les remparts portugais ou le Palais de Raïssouli.

Souvent, on y découvre de belles attractions ou, assurément  de superbes ouvres picturales murales à travers les ruelles de la Médina, réalisées par des artistes de renommée qui se donnent rendez-vous, chaque année, dans la cité.
Or, depuis l’éclatement de la pandémie du Covid 19, les activités touristiques ont régressé et, pendant la saison en cours, particulièrement, les choses ont empiré.
Dans un reportage récemment réalisé par une consœur Zaïlachie pure souche,  les professionnels locaux du Tourisme crient à la détresse.
Alors que certains terminent la saison dans la déprime, d’autres affichent des ardoises de dettes.
 » Ces professionnels peinent à renouer avec leur rythme d’avant la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19. Après une période d’après l’Aïd Al Adha encourageante, la plupart d’entre eux ont affiché une baisse de fréquentation  » peut-on lire dans le reportage:

«Pour la plupart,  les recettes réalisées, depuis le début de l’été, sont en dessous de nos attentes » affirme un hôtelier, ajoutant : » celles effectuées tout au long de juillet sont décevantes. Mais nous avons pu réaliser une hausse de nos activités à la fin de juillet et en  début août, ce qui nous a apporté une lueur d’espoir. Malheureusement, les recettes effectuées pendant cette courte période ne nous aideront pas à vivre pendant toute l’année », explique l’intéressé, concluant : «tout nous pousse à croire que nous allons rater le reste de cette période estivale que nous avons tant attendue».
Un autre opérateur touristique poursuit : «Après avoir raté la précédente saison à cause de la fermeture des plages, nous avions beaucoup d’espoir de pouvoir  récupérer  cet été pour sortir ainsi de la crise et pouvoir  rembourser nos dettes qui continuent de s’accumuler. Seulement,  les mesures sanitaires prioritaires   imposées par la pandémie, comme le couvre-feu à partir de  21 heures,  ont joué en défaveur de la reprise de nos activités normales. Auparavant, les clients avaient l’habitude de sortir le soir pour se promener,  consommer, fréquenter les commerces pour y effectuer des achats, surtout au quartier Al-Kharazine, où se trouve la majorité des bazars de l’ancienne médina qui est  la plus fréquenté par les nombreux amateurs de promenades nocturnes;  ou encore en ville où des familles entières s’attablent dans les cafés ou les restaurants en plein air  »
Les Zaïlachis qui vivent de la location de leurs maisons pendant la saison estivale, ne sont pas mieux lotis, non plus: ils n’arrivent pas à cumuler la recette habituelle qui leur permettait de tenir le restant de l’année.

 

 

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