par le Docteur Abdelhak BAKHAT
Les membres du Conseil de sécurité ont renouvelé, mercredi 20 avril courant, leur soutien aux efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, visant à relancer le processus de négociation politique entre les deux parties au conflit, le Maroc et le front polisario.
En réalité, par deuxième partie, il convient de désigner plutôt l’Algérie qui agit pour son propre compte, à travers le financement et la manipulation du front polisario, en tant que bras armé à l’image terroriste !
Au cours de la session à huis clos, consacrée à l’examen des derniers développements de ce dossier, l’envoyé onusien De Mistura s’est félicité du « large soutien qu’il a reçu, lors de la première tournée effectuée dans la région, du 12 au19 janvier dernier, partant du Maroc, puis visitant les camps de réfugiés à Tindouf, en territoire algérien, avant de se rendre en Mauritanie et en Algérie.
De Mistura a indiqué que « tout le monde a soutenu ses efforts pour relancer le processus de négociation visant à trouver une solution à ce conflit ».
De même, le Russe Alexander Ivanko, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara et chef de la Minurso, a présenté, par visioconférence, un rapport sur la situation au Sahara
Apparemment, le Plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 pour régler le différend du Sahara Marocain a plané sur la réunion, à huis clos, du Conseil de sécurité.
Ce plan, considéré comme « la seule » base sérieuse et crédible à même de mettre fin à ce conflit artificiel, aurait, de nouveau bénéficié d’un large soutien de la part de plusieurs membres du Conseil de sécurité.
En outre, des sources diplomatiques indiquent que le soutien historique de l’Espagne et de l’Allemagne à ce Plan a été largement évoqué et applaudi.
A l’issue de cette réunion, Staffan de Mistura a annoncé qu’il entamerait prochainement une nouvelle tournée dans la région pour tenter de faire avancer le processus de paix au Sahara, la deuxième du genre après celle de janvier dernier.
La solution devrait se faire sur la base exclusive des résolutions du Conseil de sécurité et particulièrement la résolution 2602 adoptée le 29 octobre 2021.
Soulignons que cette résolution cite, à cinq reprises, l’Algérie, en l’appelant à continuer à adhérer à l’opération des tables rondes, sur toute sa durée, sachant que ce pays est la principale partie prenante, face au Maroc, dans ce différend régional.
Pour ce qui est du Royaume, le Conseil a, de nouveau, salué l’entière coopération du Maroc avec la Minurso tout en exprimant la profonde préoccupation de ses membres face aux violations de l’accord de cessez-le-feu par les milices du polisario, à leur renoncement aux accords militaires et à leur obstruction aux activités de la Minurso et à la liberté de circulation de ses observateurs militaires.
Du coup, les membres de l’instance onusienne ont rappelé aux séparatistes polisariens de respecter le cessez-le feu, à s’abstenir de commettre toute action de provocation et à mettre fin aux graves opérations d’obstruction de la mission de surveillance confiée à la Minurso
La situation, à ce jour, démontre que le Maroc est fort du soutien américain, de Berlin, de Madrid, du Monde Arabe, de plusieurs pays Africains, et de nombre de pays de par le Monde, déterminés à régler en sa faveur l’interminable conflit du Sahara.
En effet, depuis la reconnaissance de la « Marocanité » du Sahara par Washington en décembre 2020, la communauté internationale s’efforce graduellement de suivre l’exemple américain.
Ainsi, après avoir reçu son homologue américain, Antony Blinken, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, invite l’Europe à « sortir de sa zone de confort » et, à l’instar de l’Espagne, endosser le plan d’autonomie marocain.
D’autre part, selon des analystes, preuve de sa volonté de s’affranchir de toute tutelle au nom de ses intérêts, le Maroc n’a pas participé aux deux votes de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant Moscou pour l’invasion de l’Ukraine, afin de ne pas se mettre à dos la Russie, membre du Conseil de sécurité de l’ONU.
Sur le plan intérieur, l’ensemble de la société Marocaine adhère à la cause nationale sacrée de l’intégrité territoriale, priorité absolue pour le Royaume. En tant qu’ex-colonie espagnole, le Sahara Marocain a historiquement fait partie de son territoire, une vérité immuable qui « ne sera jamais à l’ordre du jour d’une quelconque tractation », pour reprendre les termes du Roi Mohammed VI qui a été clair : «La Marocanité du Sahara est non-négociable et le Maroc n’engagerait aucune démarche qui exclurait Son Sahara ! ».
Aujourd’hui encore, l’ONU tente difficilement de relancer un dialogue politique suspendu depuis 2019, repartant sur la base
de la résolution 2602 adoptée par 13 voix sur 15 par le Conseil de Sécurité, consacrant la pertinence et la centralité du plan marocain d’autonomie, proposé par le Royaume comme seul cadre pour parvenir à une solution politique durable et acceptable au différend artificiel autour du Sahara Marocain où l’on a enregistré une participation de 65% lors des dernières élections générales, tenues en septembre dernier, soit le taux le plus élevé de toutes les régions du Royaume.
Toujours est-il que l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, se trouve, aujourd’hui, face à un nouveau défi pour relancer le processus de négociation politique entre les parties au conflit.
Pour conclure, nous reprendrons les termes de l’éminent chroniqueur Adnan Debbarh qui estime qu’ « au cours de sa prochaine tournée, il est demandé à l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, de faire preuve de discernement et d’audace. Il détient une occasion historique de marquer son passage en activant la résolution du différend. Les conditions sont favorables, à lui de les saisir ! ».


























