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Le PJD fuit-il ses responsabilités ?

Le PJD fuit-il ses responsabilités ?
[size=8][color=#999999]Le 26-10-2015 à 10:01:38[/color][/size][justify][size=12][color=#000033]Dans ce que nous avions appelé un « scanner pré-électoral » dont nous avions publié les résultats à la veille du scrutin du 4 septembre 2015, nous avions évoqué, entre autres, le cas du candidat aux communales à Tanger, le docteur en finances locales Abdellatif Berroho, en sa qualité de président de la commission financière qui préparait le budget et ajustait les comptes administratifs au sein du précédent conseil de la ville de Tanger.

Nous avions cependant précisé que l’intéressé était fermé au dialogue et à la négociation et que, bizarrement, à l’assemblée, soit qu’il s’opposait ou refusait de voter, soit qu’il s’arrangeait pour s’absenter.

On s’est toujours mal expliqué cette dualité de l’intéressé ainsi que ses absences fréquentes de la scène locale.

Considéré par son Parti Justice et Développement comme un élément pesant dans la politique locale, Abdellatif Berroho qui a, malgré tout, donné ses preuves au sein du conseil de la ville, a été sollicité, cette fois, à un niveau plus haut, celui du Conseil régional Tanger Tétouan Al Hoceima, dont il est membre aux côté du président Pamiste Ylias Al Omari, pour présider la commission des finances, chose qu’il acceptée de bon cœur.

Mais, ne voilà-t-il pas que, quelques jours seulement après avoir été investi de cette mission, son parti s’en mêle et le somme de démissionner de cette présidence apparemment jugée « trop lourde de conséquences » par Benkirane et consorts qui ont donné la version officielle suivante : « La décision a été prise au niveau du secrétariat national car le parti n’est pas disposé à accepter les méthodes de travail d’Ilyas El Omari (sic !) ». Le secrétariat national qui s’est réuni tard dans la soirée de vendredi 16 octobre courant, sous la présidence de Abdelilah Benkirane, a ainsi demandé à Abdellatif Berroho et à son adjointe Souad Boulaïch « de démissionner avec effet immédiat » de leurs postes au sein de l’exécutif régional.

Outre le dilemme que cela pose au président de la région qui est tenu de confier la présidence d’une commission à l’Opposition, cette démission impromptue constitue un frein aux préparatifs du budget de 350 millions de DH qui doit être approuvé avant le 20 novembre prochain. Plus important encore, la commission des finances est appelée à plancher sur le plan royal de développement de la ville d’Al Hoceima doté d’un budget de 6,5 milliards de dirhams.

Maintenant, l’exécutif régional doit rapidement trouver, d’une part, un nouveau président pour la commission des finances et, d’autre part, convaincre l’Opposition du PJD et ou du PPS d’accepter la présidence d’une commission parmi les six autres existantes.

Cette « contrainte » faite à Abdellatif Berroho par son parti démontre à quel point l’animosité est grande entre le PJD et le PAM, quoique les hommes de Benkirane affirment qu’en fait « ils n’ont rien contre le PAM en tant que parti, mais plutôt contre les méthodes inappréciées d’Ilyas El Omari ».

Cela étant, pourquoi maintenant ? Pourquoi le PJD, aurait envisagé en toute connaissance de cause de mettre des bâtons dans les roues de l’institution conduite par El Omary ?
On sait qu’après une longue période d'accalmie, les hostilités entre le Parti de la justice et du développement (PJD) et le Parti authenticité et mode
ité (PAM) ont repris de plus belle à l’occasion des de
ières élections.

Aujourd'hui, l'opposition entre les deux formations n'épargne plus aucun terrain et ne laisse passer aucune occasion et cela est nettement visible lors du passage de Benkirane à la chambre des représentants,
Mais, bien avant déjà, en pratique, tant dans les déclarations de Abdelilah Benkirane que dans celles des cadres du PJD, seul Ilyas El Omari est frontalement attaqué. En effet, le secrétaire général du PAM, Mustapha Bakkoury, est, lui, considéré comme « honnête », avait déclaré M. Benkirane. S'agit-il donc en réalité d'un conflit PJD-El Omari ?
Est-ce là une manière de se venger à chaud à cause de différents électoraux mal digérés, ou alors une nouvelle occasion pour Benkirane de tirer la carpette sous les pieds d’ilyas el Omari qu’il ne semble pas porter dans son cœur ?
Toujours est-il que les Péjidistes auraient tendance à faire prévaloir des considérations secondaires au détriment de l’intérêt général.

N’est-ce pas là une flagrante manière de fuir leurs responsabilités ?
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aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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