Les autorités judiciaires à Tanger auraient été saisies d’une plainte pour harcèlement sexuel, déposée par une étudiante d’une école supérieure de la ville.
L’action aurait été enclenchée la semaine dernière, mais elle vient d’être rendue publique, dans un contexte de révélations sur des faits similaires qui se seraient produits ailleurs.
On estime que depuis quelque temps, le milieu universitaire serait secoué par des affaires de harcèlement et de chantage sur des étudiantes, en échange de changement de notes ou de la validation de modules.
Le phénomène grandissant aurait poussé le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a inviter les présidents des universités du pays à assister à une séance de travail, le 29 décembre, portant sur cette question.
En outre, une ligne téléphonique verte aurait été lancée pour recueillir les plaintes des étudiantes, tandis qu’une adresse électronique aurait été mise à disposition pour réceptionner les éléments, même anonymement, qui pourraient révéler des faits de harcèlement dans différents établissements supérieurs.
Déjà, on rapporte qu’à Settat, par exemple, le procureur du Roi près la Cour d’appel aurait décidé, début décembre 2021, de poursuivre un enseignant universitaire pour attente à la pudeur et harcèlement sexuel sur une étudiante.
A Oujda, des dizaines d’étudiantes et d’étudiants de l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) auraient manifesté, mardi matin, dénonçant les usages d’un enseignant qu’ils tiennent responsable de harcèlements sexuels répétés. Une commission d’enquête aurait été envoyée sur place pour dresser un rapport sur la question.

























