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Le Doyen des pilotes Marocains : Brahim TAHARI victime d’un tragique crash d’avion

C’est avec une profonde affliction et une immense consternation que nous avons accueilli la triste et chagrinante nouvelle du décès tragique survenu à Kénitra, le 20 août 2020, du très cher regretté Brahim TAHARI, l’un des plus célèbres pilotes du Maroc, chevronné instructeur et mémoire vivante de l’aviation au Maroc.

Le défunt qui a très longtemps officié  avec grand professionnalisme et efficacité à l’aéroclub de Tanger,  était  très apprécié et considéré par ses collègues et ses élèves-pilotes, ainsi qu’au sein de la société civile tangéroise, a perdu accidentellement la vie alors qu’il était, en service, à bord d’un avion monomoteur à hélice biplace, Cessna 152,  appartenant à l’Aéroclub Royal de Rabat (ARR),  en compagnie d’un élève-pilote, Fahd Cherkaoui, ingénieur et élève-pilote auquel il donnait un cours de pilotage, rapportent les sites  Hespresse et Le 360.
Alors que les deux hommes rentraient de Fès dans le cadre d’un vol d’entrainement, leur appareil s’est écrasé, sans prendre feu, dans la zone industrielle de la ville de Kénitra, près d’une usine de préfabriqués située  au kilomètre 7 de la route de Tanger.
Ses deux occupants sont morts sur le coup.
Le gouverneur de la province de Kénitra, le préfet de police de la ville, une unité spéciale de la Gendarmerie royale et un important dispositif sécuritaire se sont aussitôt rendus sur le lieu du drame.
Les premiers éléments de l’enquête imputeraient le crash de l’avion au  survol d’une zone sillonnée par une ligne électrique haute tension qui aurait eu un effet magnétique sur l’appareil et sa chute au sol.
Une autre version fait état du fait que l’appareil aurait heurté un pylône de ladite ligne électrique.
En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa veuve, Mme Touria Temsamani ; à ses enfants Tarek, Tahar, Hilal et Narjiss ;  à l’ensemble des membres des  familles Tahari, Temsamani et  familles alliées ; ainsi qu’à tous les proches du regretté disparu qui tiennent à formuler leur profonde gratitude aux très nombreuses et aimables personnes qui se sont associées à leur deuil et partagé leur douleur en se manifestant par leur présence effective, leurs prières, leurs appels et leurs messages d’affection, de soutien et de compassion, les priant de trouver, ici, leurs sincères remerciements.
Puisse Dieu le Tout Haut avoir le défunt en Sa Sainte miséricorde, l’accueillir en Son Vaste Paradis et apporter soutien et patience à sa famille et à tous ses proches afin de les aider à traverser cette dure épreuve et les protéger de tout malheur. Amine.
Inna lillah oua inna ilaïhi rajioune.

Brahim Tahari qui,  pendant plusieurs décennies, a sillonné les airs du royaume et d’ailleurs, était le Président de l’Association nationale de l’Histoire de l’aviation au Maroc (ANHAM) et, à ce titre, il était une source incontournable pour les professionnels et les chercheurs du secteur.
Né à Rabat en avril 1948, il y a effectué ses études primaires et secondaires avant de s’engager, à l’âge de  22 ans, dans l’armée de l’air à l’école des Forces royales Air (FRA) de Marrakech.
Titulaire d’un brevet de pilote deux années plus tard, il a bénéficié d’un stage de perfectionnement pour piloter des avions en France.
En 1971, il décide de quitter les Forces Royales Air pour s’engager dans une toute autre carrière, au ministère des Travaux publics.
A cette date, il s’est bénévolement proposé comme moniteur au service de plusieurs aéro-clubs du Maroc.
En 1984, il quitte le ministère des Travaux publics pour le ministère des Transports, et est affecté à l’aéro-club royal de Laâyoune.
Quelques années plus tard, le service de l’aviation légère fait appel à ses services en tant qu’examinateur de la Direction de l’aéronautique civile, où il reste en poste jusqu’en 2008, date à laquelle il part à la retraite.
Mais pour Brahim Tahari, il n’était pas question de lâcher le manche d’un avion, lui qui a brillamment participé à des dizaines de rallyes au Maroc et à l’étranger dont, en 1987, le célèbre Toulouse–Saint-Louis-du-Sénégal, commémorant la ligne de la compagnie Latécoère qu’avaient empruntée les célèbres Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz.
A cette occasion, Brahim Tahari avait reçu, en hommage symbolique, les clés de la ville de Toulouse.
Depuis sa retraite, il était instructeur à l’aéro-club royal de Casablanca et donnait des cours sur l’histoire de l’aviation dans plusieurs établissements.

 

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