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Le Covid 19 impose de nouveaux choix à l’école..On n’a pas droit à l’erreur !

Retour sur la rentrée scolaire
Le Covid 19 impose de nouveaux choix à l’école..

On n’a pas droit à l’erreur !

Nous revenons, pour la seconde fois, en moins de deux semaines,  sur l’épineux problème de l’Education nationale,  à la veille de la rentrée scolaire 2020-2021 annoncée pour le 7 septembre prochain, c’est-à-dire dans moins de 10 jours.
Si,  dans notre premier article publié le 15 août courant, nous avions traité du choix de la formule d’enseignement à adopter à l’heure du Coronavirus, présentielle ou à distance, cette fois encore, c’est le même thème qui persiste avec, en plus, plusieurs divergences qui continuent à diviser l’Administration et les parents d’élèves, les secteurs public et privé, entre autres embûches qui grippent le système de la nouvelle année  scolaire.
On relèvera, en résumé,  dans cette nouvelle étude, que le département de l’Education nationale et des études supérieures, font  de leur  mieux pour gérer la situation des rentrées scolaire et universitaire  dans des conditions optimums autant que possible,  étant donné l’évolution imprévisible de la pandémie du coronavirus. C’est pour cela que la quasi-totalité des mesures et décisions  prises reposent sur de la fiction ;  sur des probabilités incertaines ; de l’improvisation ;  des craintes et d’une ignorance de l’avenir.
D’un point de vue logique et réalise, on ne peut en vouloir à personne étant donné l’évolution imprévisible de la pandémie qui échappe encore aux scientifiques à travers le monde. Nous serons amenés à publier certaines critiques certes, mais nous sommes conscients que chacun fait de son mieux en composant avec des événements contraignants, échappant à toute logique…
Le choix est difficile et ne laisse pas beaucoup de marge.
On n’a certes pas droit à l’erreur quand il s’agit de l’avenir de nos enfants, de nos jeunes et de notre pays, mais, à force d’avancer dans le flou et de l’imprévisible, l’erreur peut s’infiltrer,  s’imposer et échapper à tout contrôle !

D’une manière générale, on hésite toujours entre, d’une part  un enseignement présentiel  « normal » avec des élèves sur les bancs de l’école et  « l’observation stricte » des règles de protection sanitaire contre le Coronavirus  édictées par les autorités sanitaires et, d’autre part, un enseignement à distance, ce que l’on appelle « télé-enseignement ».
Par ailleurs, d’aucuns vont jusqu’à proposer une année blanche pour l’ensemble des cycles de l’enseignement.
Pour le moment, on s’arrête à la solution médiane préconisée par le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle et de la Recherche scientifique qui a annoncé  « l’application de l’enseignement à distance », en tant que formule éducative à prendre en considération, tout en mettant à disposition de « ceux qui le souhaitent » un enseignement en présentiel, « jusqu’à ce que la situation se stabilise une fois pour toutes ». Ce qui relève de la fiction.
Cette formule imposée par la pandémie du Covid-19, et qui concernera l’ensemble des classes et niveaux scolaires, aussi bien au sein des écoles publiques que les écoles privées, ou encore les missions étrangères, qui tente de contenter toutes les parties prenantes,  a cependant  laissé les parents d’élèves face à un choix crucial, surtout après une première expérience d’enseignement à distance qui , selon une majorité d’avis, n’aurait  pas réussi à nombre d’élèves.
« Pour nous parents, nous considérons que nos enfants ont déjà gâché une année scolaire. L’enseignement à distance pendant le confinement n’était pas réussi. Ils avaient du mal à capter les cours, ils voulaient vite finir les cours télévisés, pour jouer. C’était un désastre » indique une maman qui travaille dans le privé et qui avoue ne pas disposer d’assez de temps pour assister ses deux enfants, de 7 et 11 ans ,  dans leurs cours à distance.
Cette dame est convaincue que « rien ne remplace l’enseignement en présentiel. « Les enfants sont plus concentrés avec un enseignant en face d’eux, qui a plus d’autorité sur les élèves ce qui les oblige, en quelque sorte, à suivre le cours », estime-t-elle.
Mais cette conviction n’est pas formelle chez l’intéressée : « Mes enfants  veulent revenir  à l’école pour revoir leurs camarades et jouer avec eux, après une longue séparation. Cependant, je ne cache pas que j’ai peur pour eux et pour les autres ».
Pour elle,  l’idéal serait certes d’adopter les cours en présentiel, avec l’application stricte des mesures de prévention sanitaire « mais cela
suffirait-il à les protéger de la contamination ? »
continue-t-elle à se demander.
Un véritable dilemme  qui taraude la grande majorité des parents.
Selon des experts, « les mesures prises par le ministère de tutelle ne relèvent pas de décisions mais d’un choix contraignant, basé, en principe, sur  une évaluation  du  mode d’enseignement à distance  de mi-mars à juin 2020.
Partant de là, l’Administration propose trois modèles pour la rentrée scolaire 2020-2021 « en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique liée au Covid-19 » ; une évolution, somme toute, imprévisible !
Le premier scénario prévoit l’adoption de l’enseignement présentiel à 100% en cas d’amélioration de la situation, alors que le deuxième concerne l’alternance entre enseignement présentiel et auto-enseignement, en cas d’amélioration de la situation avec nécessité du respect des mesures préventives.
Le troisième scénario porte sur le recours uniquement à l’enseignement à distance si la situation épidémiologique s’aggrave.
Toutes ces décisions convergent vers les mesures et difficultés suivantes :
– Personne ne devrait reprendre le chemin de l’école durant le mois de septembre prochain.
– Commencer par l’enseignement à distance pour tout le monde en prenant en considération les disparités sociales et spatiales notamment dans le monde rural.
– Cette décision prête à confusion pour les parents qui ne vont sûrement  pas envoyer leurs enfants à l’école sauf s’ils y sont contraints.
– Pour les enseignants, cette situation est plus difficile car ils doivent doublement travailler. Ils feront,  à la fois, du présentiel et de l’enseignement à distance.
– Les enfants en bas âge sont imprévisibles et les conditions de distanciation physique, d’hygiène et de sécurité requis seront-elles appliquées ?
– Réduire les effectifs en créant des groupes d’élèves qui étudieront en demi-journée et dispenser l’enseignement à distance pour compléter les cours présentiels et éviter l’encombrement.
– Les enfants n’ont pas été sensibilisés pour faire face à des situations d’urgence et on compte que cela puisse s’acquérir avec le temps. Ce qui est risqué et hasardeux.
– Les responsables et les gestionnaires sont appelés, d’une manière générale,  à prendre des décisions parfois surprenantes et de dernière minute, en fonction des imprévisions de la pandémie. Comme ce fut le désastreux cas d’alerte irréfléchie,  décrété par le chef de gouvernement il y a trois semaines, et qui a été à l’origine d’une hécatombe sur les routes.
– Dans la majorité des cas, les décisions prises ne sont pas définitives et on peut y revenir à n’importe quel moment.
Tout cela s’appelle de l’improvisation !!!
Pour ce qui est de l’Enseignement supérieur où la rentrée universitaire est fixée à la mi-octobre 2020,  les problèmes sont aussi cruciaux et épineux  que ceux des autres cycles. Pire, l’Administration se dégage de toute responsabilité directe, « laissant le choix aux étudiants »,de choisir l’une des deux formules : enseignement à distance ou cours en présentiel, en petits groupes».
On précise que «les cours en présentiel seront accompagnés d’un ensemble de mesures de précaution, en pleine coordination avec les autorités publiques compétentes, afin de renforcer la prévention et la sécurité sanitaire ; le «port obligatoire des masques à l’intérieur des espaces universitaires pour tous ;  la distanciation physique entre étudiants ; le lavage et la désinfection réguliers des mains et la stérilisation continue des espaces de formation et d’éducation».
On annonce, d’autre part, le maintien à distance des examens pour évaluer les connaissances et les compétences pouvant être admises aux institutions universitaires à accès limité, tandis que l’évaluation se fera en présentiel pour les autres établissements à accès ouvert, comme les facultés.
De plus, annonce-t-on,  l’Office national des œuvres universitaires, sociales et culturelles (ONOUSC) se penche actuellement en coordination avec le ministère et les autorités publiques compétentes pour définir les conditions et les formules appropriées pour l’ouverture des cités universitaires.
Les personnes qui ont des idées lumineuses pour mieux gérer la rentrée scolaire, seraient dans l’obligation patriotique de nous en faire part et nous ferons un devoir de les faire parvenir aux responsables et à l’opinion publique …

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