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La scène préfabriquée de «Akhannouch dégage !» sent le coup monté

Port Tanger ville La scène préfabriquée de «Akhannouch dégage !» sent le coup monté
[color=#999999][size=10] 21-06-2018 à 10:40:33 [/size][/color]
[b][justify][size=12] Décidément, les de
iers succès réalisés sur la scène politique par le rassemblement national des indépendants ([color=#993300]RNI[/color]) et son président [color=#993300]Aziz Akhanouch[/color] ne semblent pas du goût de tout le monde.

Si le parti de la justice et du développement ([color=#993300]PJD[/color]), dans un souci de son secrétaire général et chef de gouve
ement de préserver la majorité de son exécutif, agit en douceur dans les coulisses, pour mener une démarche tendant à discréditer, autant que possible, le parti de la Colombe aux yeux de l’opinion publique nationale, d’autres intervenants, par contre, ne semblent pas y aller par quatre chemins.

L’enjeu est clair : chacun s’attache à s’attirer, dès à présent, la sympathie des votants aux prochaines législatives.
On en voudrait pour flagrante preuve, la scène du jeudi 7 juin, à l’heure de l’inauguration par le Roi Mohammed VI de la « Tanger Marina Bay » au port de Tanger ville où, dans une première dans l’histoire relationnelle du Roi avec son peuple, on entendra les ovations coutumières de «[color=#993300] Vive le Roi [/color]», mélangées au slogan destructeur «[color=#993300]Akhannouch dégage[/color] ! ».

Or, les Marocains, dans leur ensemble, sont connus pour ne pas mêler la Personne respectée du Souverain aux luttes partisanes.
De là, donc, à imaginer que cette scène était préfabriquée et montée de toutes pièces, il n’y avait qu’un pas. « Il fallait juste creuser un peu. Et quand on creuse un peu, on trouve beaucoup », écrira notre confrère « Panorapost.com».

Apparemment, c’est un certain Amine Zaoudi, dont la présence était au devant de la scène, jeudi, à l’arrivée du Roi au port de Tanger-ville, qui serait l’auteur de la vidéo filmée et lancée sur les réseaux sociaux, ce qui reste, évidemment, à prouver. . [/size][/justify][/b][justify][size=13][color=#000066] Jeudi 7 juin donc, en milieu d’après-midi, le Roi Mohammed VI procède à l’inauguration des deux nouveaux ports de Tanger, quand une partie du public présent pour assister à l’événement commence à scander « Akhannouch, dégage ! », et « vive le roi Mohammed VI ! ». La scène est inédite… !

C’est le site « [color=#993300]Goud.ma[/color] » qui aurait, le premier, retrouvé la vidéo qui immortalise la scène et son auteur. Il s’agirait, effectivement, selon « Good.ma », d’Amine Zaoudi qui présente sur sa page Facebook, un live de l’activité royale au port de Tanger ville.

En fait, il n’y a aucun mal à filmer une activité de ce genre, et d’en faire un selfie. Mais profiter de la présence royale pour régler des comptes et démolir un homme politique est un acte douteux. D’où la supposition de la préméditation, car, en fomentant ce coup de la politique politicienne en présence du Roi, le ou les instigateurs n’ont pas caché leur jeu et leur objectif était flagrant, sachant que parmi les officiels alignés pour saluer le Souverain, il y avait justement l’homme ciblé : Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, présent à l’inauguration du port de pêche de Tanger.

Parmi le public, en retrait par rapport aux citoyens venus acclamer le Roi.
une dizaine de jeunes qui semblaient être encadrés par deux personnes en casquette, ont ouvert les hostilités en criant à tue-tête « Akhannoch dégage ! ».

Dans la vidéo tou
ée en live, une fausse manipulation fait apparaître Amine Zaïdi en gros plan avec une capuche sur la tête. Près de lui, des manifestants demandent si « Akhannouch est bien là?… on va le chahuter » diront-ils. Un homme, vu de dos, fait signe de sa main à des gens pour qu’ils avancent.
Avant l’arrivée du Roi, on entend quelqu’un dire « Regarde regarde, le wali les supplie ».

En effet, à ce moment-là, on aperçoit le wali de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima , Mohamed Yacoubi, un peu bousculé et passablement contrarié, parler aux manifestants, d’un ton conciliant.
Quand la dizaine de jeunes commencent à conspuer Akhannouch, un homme se tou
e vers eux et leur lance « Attendez qu’il passe (Le Roi) avant de dire ça », leur intimant l’ordre de se taire.

Douze minutes après, le Roi est là, Il salue les officiels et, au son de la fanfare, passe en revue un détachement de la Garde royale.

Le groupe de manifestants s’avance alors vers les barrières de sécurité et se mêle à la foule lançant des vivats au Roi, mais le caméraman capte surtout les « Akhannouch, dégage » car il est au milieu du groupe. Aussi, quand on regarde les vidéos qui ont circulé ce jour-là, on entend surtout « Akhannouch, dégage ! », alors que le Roi préside la cérémonie inaugurale.

Vers la fin de la vidéo, le Roi se mêle à la foule venue Le saluer, la cohue s’installe, les gens scandant « Vive le Roi, notre Roi unique est Mohammed VI », couvrant ainsi le slogan « Akhannouch, dégage » hurlé par la dizaine de gens, manifestement impressionnés par leur proximité avec le Souverain. De guerre lasse, le groupe s’éteint et on n’entend plus que les acclamations pour le Roi.

Il semblerait donc bien que nous ayons assisté à une « opération préméditée » probablement montée de toutes pièces, contre Aziz Akhannouch.

Le lendemain,le député, directeur du siège RNI, Mustapha Baitas a publié un statut accusant certains, sans les nommer, de « se jouer des sentiments et des fondamentaux du Maroc » mais, à aucun moment, il ne citera ni ne nommera les supposés auteurs de la scène du port de Tanger.

Le parti de la Colombe a également réagi en publiant, dans la nuit du 11 juin un communiqué de dénonciation et de condamnation, affirmant : « Suite aux comportements douteux enregistrés à Tanger, conce
ant la mobilisation de quelques personnes dans une tentative désespérée de faire croire à une forme de protestation, le RNI condamne cette pratique étrangère aux mœurs et valeurs politiques en vigueur dans le pays, une pratique irresponsable et inadmissible qui vise en réalité à impliquer l’institution royale dans des conflits politiciens écœurants », peut-on lire dans le communiqué qui ajoute : « Le RNI porte donc à la connaissance de l’opinion publique : 1/ Son attachement à l’institution royale et son refus de la voir impliquée dans des conflits politiques, des luttes partisanes et des calculs politiciens ;2/ Sa fierté face à la mobilisation des bases et de l’encadrement du parti, dans le soutien apporté à leur direction et la poursuite de leurs efforts dans le travail de terrain, quotidien, et dans leurs relations avec la population pour faire aboutir la « voie de la confiance » ;3/ Sa détermination à ne pas laisser ces manœuvres entraver sa volonté de continuer de l’avant au service des citoyens».

Par ailleurs, ajoute le communiqué, « le RNI exprime son inquiétude face à la détérioration du pouvoir d’achat des gens et sa conséquence sur la situation sociale et économique des Marocains, et il considère que l’approche politique idéale pour traiter cette problématique passe par l’instauration d’un climat de confiance entre les membres de la majorité » (fin de citation).
Les résultats de l’enquête ouverte à ce sujet nous apprendront, sans doute, davantage.

En attendant , ce que l’on peut déplorer, c’est le fait que l’on se soit permis de créer un précédent dans l’accueil toujours chaleureux et pacifique du peuple marocain à son Roi, en y associant, cette fois, des querelles de politicards.

On s’est ainsi donné à ce jeu dangereux, en impliquant la Personne et le Statut du Roi dans des calculs bassement hypocrites. Or, en tant qu’Arbitre suprême, le Souverain est bien au-dessus du jeu politique auxquels peuvent s’adonner des partis.

La lutte politique a des règles et nous ne contestons nullement le fait que tel ou tel homme politique, Akhannouch ou autre, soit légitimement critiqué, voire conspué s’il le mérite, mais que cela se fasse loin du Roi qui est le Souverain de Tous les Marocains, qu’ils soient de la gauche ou de la droite, et qui doit rester au-dessus de la mêlée politique.

Ce qui est aussi déplorable, c’est que cette sordide histoire du jeudi 7 juin au port de Tanger-ville aurait précipité le départ du Roi Mohammed VI de notre ville car le Souverain est finalement rentré à Rabat directement après la cérémonie inaugurale des deux ports.

Il apparaîtrait, aussi, que plusieurs erreurs de protocole auraient été commises, ce qui aurait conduit à l’ouverture de l’enquête précitée, sous la supervision du ministère de l’Intérieur.

Le parquet général aussi s’intéresse à cette affaire puisque, selon le ministre de la Justice, le dossier est aujourd'hui entre les mains du procureur général.
Mohamed Aujjar a qualifié cette affaire d’«inacceptable», estimant
que l’institution monarchique ne devait être impliquée dans aucun calcul politique.

Le ministre a déclaré que le gouve
ement était conscient du mécontentement exprimé par la population quant à la situation sociale, mais a assuré que des efforts seraient déployés dans plusieurs domaines afin de répondre au mieux aux attentes des citoyens. Il a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation de toutes les forces vives du pays derrière le Roi Mohammed VI, afin de relever les défis difficiles qu’impose le contexte actuel, soulignant que l’Exécutif s’apprêtait à annoncer, dans les prochains jours, des mesures concrètes répondant aux doléances des citoyens. [/color][/size][/justify][right][size=9][color=#333333] Par : Dr Abdelhak BAKHAT[/color][/size][/right] [center][size=14][b][color=#006699][link=http://www.lejou
aldetange
ews.com]Le Jou
al De Tanger[/link][/color][/b][/size][/center]

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