La rentrée scolaire 2021-2022 devait avoir lieu hier vendredi 1er octobre: Une équation à plusieurs inconnues

La rentrée scolaire 2021-2022, d’abord fixée  au 10 septembre dernier, puis reportée à hier vendredi 1er octobre, devait  finalement avoir lieu, comme prévu.
C’est que cette rentrée a été fortement impactée  par la pandémie du covid-19 et perturbée par le calendrier de vaccin des élèves.
Selon les départements de la Santé et  de l’Education nationale, la réouverture des écoles devrait se dérouler  selon des modes pédagogiques prenant en considération le progrès enregistré sur la voie de l’immunité collective face au Covid-19.
Comme nous l’avons annoncé dans une précédente édition, les modèles d’enseignement qui seront adoptés par les établissements d’enseignement publics et privés, ainsi que par les écoles des missions étrangères, l’enseignement en « présentiel » sera adopté dans les établissements réunissant les conditions matérielles de distanciation physique, comme c’est le cas pour les établissements situés en milieu rural, à condition que le nombre des élèves ne dépasse pas 20 pour chaque classe.
Ce mode sera aussi adopté dans les établissements scolaires où tous les élèves sont vaccinés, sachant que la vaccination des élèves âgés de  12 à17 ans qui a démarré le 31 août dernier, devrait permettre d’immuniser un grand nombre d’élèves d’ici fin octobre.
Au 23 septembre 2021, les statistiques du ministère de la Santé révèlent que 1,62 million d’élèves sont vaccinés à la première dose. D’où l’engouement des parents à faire vacciner leurs enfants pour pouvoir suivre une année scolaire normale sans trop de perturbations liées à la persistance de la pandémie.
Il apparaît, ainsi, que la vaccination et la distanciation physique demeurent deux conditions fondamentales  pour adopter l’enseignement en « présentiel ».
Le mode d’enseignement par alternance, entre « présentiel » et auto-apprentissage, sera, quant à lui, déployé dans le reste des établissements.
Enfin, le mode d’enseignement à distance sera adopté en réponse aux souhaits des familles ou en cas d’apparition d’un foyer épidémiologique dans un établissement scolaire.
En résumé,  les élèves qui sont vaccinés se verront proposer un enseignement présentiel à 100%. En revanche, pour les non vaccinés, ils suivront un enseignement à distance. Un mode qui ne plait pas à beaucoup de parents qui veulent que leurs enfants suivent un enseignement présentiel vu le niveau scolaire des élèves qui a énormément baissé au cours des deux dernières années.
En principe, une période de quinze jours sera consacrée à l’évaluation des acquis des élèves et à la révision des apprentissages de l’année écoulée, avant l’application du nouveau programme.
Malgré ces dispositions préventives, on ne peut s’empêcher de se demander si  les mesures prises sont-elles suffisantes  pour éviter que les enfants tombent malades, sachant que les nouveaux variants sévissent de temps à autre.
Prolongée jusqu’au mois de juillet prochain, la nouvelle année scolaire connaitra quatre périodes intermédiaires de vacances d’une semaine chacune, en plus des vacances liées aux fêtes nationales et religieuses. Quant aux examens nationaux relatifs aux années de transition, des dates préalables ont été fixées.
La session de rattrapage est programmée pour sa part entre le 15 et le 19 juillet pour toutes les branches. Fait nouveau pour cette année: les élèves auront droit à des cours de soutien gratuits prodigués par leurs établissements scolaires à raison de deux heures par semaine par matière.

Nostalgie de
l’école publique d’antan

Plusieurs études et rapports  démontrent la faiblesse des élèves de l’école publique dans plusieurs matières, notamment scientifiques et dans les langues étrangères.
La rentrée scolaire est l’occasion qui réveille en nous la douleur de l’échec de l’école publique qui constituait, avant les années 60, la pyramide du savoir permettant l’accès au monde parfait et complet de l’instruction, de la culture et de la science, autorisant une ouverture sur le monde dans toutes ses dimensions et ses exigences contemporaines.
C’est lors de cette glorieuse  époque que des élites marocaines ont acquis un parfait et complet savoir sur les bancs de cette école, modeste, mais riche en éducation de base diversifiée, notamment scientifique .
Puis vinrent les années 60 avec des mentalités de profit et de gaspillage des grandes valeurs humaines. C’est à cette époque que le parti de l’Istiqlal a cru bon « suggérer », à coups de discours fourbes et populistes,  une aliénation des valeurs scolaires en poussant à une extermination des grandes valeurs du véritable et utile savoir, incitant les reponsables de l’époque à une arabisation aveugle, soi-disant « nationaliste », des matières enseignées à l’école publique. Une situation qui a duré des années, décimant les bases de l’éducation de la jeunesse marocaine, la privant d’une ouverture sur les sciences sous toutes leurs formes venant de l’extérieur, et la cantonnant dans l’apprentissage de matières sans grande utilité pour l’avenir de la jeunesse et de la Nation.
Pendant ce temps, des enfants de certaines élites aisées étaient poussés à effectuer  leurs études à l’étranger et revenaient au pays, bardés de diplômes, pour prendre les rênes des départements utiles.    Ce poignant témoignage nous plonge dans la réalité de l’école marocaine de l’poque  :
  » Moi, je suis un pur produit de l’école marocaine du temps où elle valait encore quelque chose. Et de mon temps, nous étions les enfants de toutes les couches sociales et nous nous côtoyions sans difficulté aucune. Il n’y avait pas ce fossé, énorme, qui s’est creusé par la suite entre les enfants du pays, les acculant à se regarder – loin les uns des autres – avec curiosité, indifférence, incompréhension, parfois même avec haine et mépris. La faillite de l’école publique a non seulement amplifié l’inégalité des chances mais elle a aussi exacerbé une douloureuse fracture sociale : les nantis, d’un côté, qui « réussissent » à scolariser leurs enfants dans des structures  privées leur garantissant  une certaine qualité d’éducation; puis sur l’autre rive, les « autres »,  majoritairement  parqués  dans des écoles publiques sans niveau et qui ne seront que les futurs « galériens » du Maroc, quoique quelques  «chanceux » formeront , au final, l’exception qui confirme la terrible fatalité » (Fin du témoignage).
Alors qu’une prise de conscience a commencé à germer pour améliorer les choses, surviennent alors d’autres « illuminés » pour creuser davantage l’ignoble fossé . Cette fois, ce sont Abdelilah Benkirane et d’autres dinosaures qui ont choisi de fonder un «front» pour lutter contre ce qu’ils appellent «la francisation de l’éducation au Maroc». Ces gens estiment que le « problème de l’éducation » s’appelle la « langue française »:  » il faut l’effacer et la remplacer par la langue arabe et l’éducation des générations futures sera alors meilleure » estime-t-on.
Comment donc, et par quel miracle?
Tout simplement  parce ces « savants » considèrent  que  » l’identité arabe du Marocain du futur sera ainsi préservée ».
Sans commentaire !

 

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