Depuis son investiture, le nouveau gouvernement a tenu deux conseils dont le premier, tenu le 11 octobre courant, a été consacré aux grandes lignes de son programme qui vise à réaliser la transformation économique et sociale du Royaume, conformément aux engagements pris lors de la campagne électorale.
Selon le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, le processus dans lequel le gouvernement est engagé, exige de traiter les attentes et les aspirations placées sur cet exécutif de manière sérieuse, tout en étant conscient du caractère décisif de l’étape actuelle et à venir.
Akhannouch a aussi fait remarquer que le contexte exceptionnel auquel le Maroc est confronté, requiert un engagement affirmé et une grande mobilisation aux plans interne et externe, estimant qu’il s’agit de sortir de la crise imposée par les répercussions de la pandémie du Covid-19, avec ce qu’elle implique en termes de réformes nécessaires des secteurs importants et vitaux, et de dépasser les problématiques et les dysfonctionnements devenus inadmissibles dans le Maroc d’aujourd’hui.
Au niveau extérieur, il s’agit de renforcer les acquis, de soutenir la première cause nationale du pays et de consolider l’aura et la place dont jouit le Royaume à l’échelle continentale et internationale.
« Il s’agit de sortir de la crise imposée par les répercussions de la pandémie du Covid-19, avec ce qu’elle implique en termes de réformes nécessaires des secteurs importants et vitaux, et de dépasser les problématiques et les dysfonctionnements devenus inadmissibles dans le Maroc d’aujourd’hui », estime le chef de l’exécutif.
Il s’agit donc de réaliser une politique sociale, dans une démarche fondée sur la promotion des valeurs de cohésion sociale, d’égalité des opportunités, d’efficacité et de transparence, ainsi qu’ une activation de la mise en œuvre des orientations du nouveau modèle de développement.
Le programme discuté lors du premier conseil du gouvernement, qui s’appuie sur des propositions des partis qui composent la majorité, est articulé autour d’engagements qui visent à répondre aux aspirations des citoyens, reposant sur des axes fondamentaux visant à renforcer les piliers de l’État social, à stimuler l’économie nationale pour améliorer l’emploi et établir une bonne gouvernance dans l’administration publique, et mettant au cœur de ses priorités le travail continu sur l’amélioration de la rentabilité de certains secteurs, et la poursuite de la mise en œuvre des stratégies antérieures qui ont donné des résultats positifs et prometteurs.
Ce programme est considéré comme une charte d’honneur constituant la base d’un travail collaboratif avec le parlement et les citoyens à travers laquelle le gouvernement s’engage à mobiliser toutes les forces vives et les énergies du pays depuis les acteurs économiques aux acteurs sociaux pour réussir les défis de la Nation.
Le deuxième conseil gouvernemental tenu le 16 octobre, qui s’inscrit dans le même esprit, était essentiellement consacré à l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2022.
Un exposé sur les mesures préparatoires dudit projet, a été fait par la ministre de l’Économie et des Finances, Mme Nadia Fettah Alaoui,
Les propositions émises, cette année, par la confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM) répondent principalement aux défis liés à la relance économique post-Covid 19 et aux ambitions du Nouveau Modèle de Développement. Il s’agirait, non seulement de mobiliser des recettes pour le financement des politiques et des investissements publics, mais également d’orienter la fiscalité en faveur de la solidarité, de l’innovation, de la compétitivité et de la durabilité.
Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.
Par ailleurs, la CGEM recommande de continuer à soutenir l’investissement du tissu productif à travers le renforcement de la commande publique en maintenant les budgets alloués, l’encouragement de la préférence nationale et l’orientation d’une quote-part significative aux TPME.
Nous reviendrons plus en détails sur le sujet, à l’heure de la soumission du PLF 2022 à l’approbation du parlement.
Dr Abdelhak BAKHAT

























