Un véritable cri de détresse est lancé par des membres de l’association «Renshhawsen» qui ont à cœur de dénoncer le comportement de certains de leurs sociétaires qui ont la main mise sur la gestion du patrimoine commun se reflétant dans la réputée bâtisse historique de la place de la Marche verte, avenue Mohammed VI, à Tanger.
Les dénonciateurs estiment que la gestion actuelle de ce patrimoine est stérile et ne répond pas aux vœux de tous, sachant que, pour eux, l’enjeu et le pari de l’Association doivent passer, selon leurs termes, « à travers un parcours d’autonomie, de responsabilité personnelle dans l’action, dans la réflexion, dans l’amour porté à un projet ambitieux que le public, probablement, méconnaît ou (pire)méprise».
«La voie à parcourir est, sans doute, estiment-ils, étroite et complexe puisque ceux qui, depuis trop longtemps détiennent le pouvoir sur cette masse , qui ont contribué à la constituer, qui prétendent occuper la place de ceux à qui appartient le Tout Savoir, sont prêts à lancer l’anathème sur les « marginaux » qui oseraient attenter à leur pouvoir, qui osent entraîner à leur suite des jeunes assoiffés et affamés de devenir sujets de leur désir et non plus objets de besoins imposés et anonymes, des jeunes non pas et non seulement par leur âge mais «jeunes» par leur esprit, dont le but est celui d’en rencontrer d’autres pour communiquer ce qui, dans leur pensée, dans leur imaginaire et dans leur pouvoir créatif qui est l’expression d’une recherche qui ne se tarit pas, d’un « contrat social », autre chose que des mots sur un papier, face à une liberté factice qui passe par les instruments médiatiques, donnant l’illusion de communiquer (sic) » dénoncent-ils, estimant que « c’est pour cela que l’Association Renshhawsen se doit, d’une part de tracer un lien de communication réelle, de devenir un lieu de continuité, avec une cadence précise de rencontres et, d’autres part, de montrer à l’extérieur, dans son désir d’action, des résultats qui, petit à petit, marqueront l’avancée du changement» (fin de citation).
Pour notre part, en tant qu’observateurs, nous concevons que rien ne vaut un tour de table consacré à une discussion positive, riche et franche pour faire valoir les avis sensés des uns et des autres, allant dans une optique d’intérêt commun du bien patrimonial.


























