Lors d’une visite officielle à la ville occupée de Ceuta, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré que les relations entre l’Espagne et le Maroc entraient dans « une nouvelle phase de coopération fructueuse », marquée par des résultats enregistrés dans les échanges commerciaux, une coordination renforcée en matière de gestion migratoire, ainsi que des avancées notables concernant l’ouverture de la douane commerciale. Selon Sánchez, le partenariat avec Rabat constitue désormais un levier « indispensable » pour le développement de Ceuta. Il s’agissait de sa quatrième visite dans l’enclave.
Comme rapporté par plusieurs médias espagnols, le Chef de l’exécutif s’est rendu au port récemment modernisé, puis aux installations de la centrale électrique « Virgen de África », où il a examiné l’état d’avancement des infrastructures maritimes et énergétiques. Il était accompagné du président de la ville, Juan Vivas, et de la déléguée du gouvernement, Cristina Pérez, avant d’inspecter la première ligne électrique interne de Ceuta.
Sánchez a mis en avant l’augmentation de plus de 50 % du budget alloué à la ville par l’État espagnol, ainsi que le lancement de nouveaux projets structurants : ouverture d’infrastructures énergétiques, construction prévue de logements sur un terrain de 140 000 m², et regroupement des unités militaires dans une base unique. Il a également souligné l’importance du partenariat croissant avec le Maroc, qualifié de « pierre angulaire de la stabilité et du développement régional ».
Le président du gouvernement espagnol a rappelé que les relations avec Rabat connaissent une « consolidation continue », illustrée par la hausse spectaculaire du commerce bilatéral, une étroite coopération sécuritaire dans la gestion des flux migratoires, et la poursuite des démarches pour l’ouverture de la douane commerciale. Il a également annoncé la mise en service du nouveau système de frontières intelligentes, un projet de six ans ayant coûté 22 millions d’euros, estimant que « Ceuta avance avec détermination ».
De son côté, Juan Vivas a insisté sur la singularité de Ceuta et les défis qu’elle affronte, appelant à la poursuite du soutien gouvernemental pour réduire les écarts avec le reste du territoire espagnol. Il salue la collaboration avec Pedro Sánchez, affirmant que cette dynamique permet à Ceuta de progresser sur les plans économiques et sociaux, même si « le chemin reste long » pour atteindre une pleine égalité avec les autres régions.
Reste à savoir si cette dynamique se traduira par une amélioration durable de la performance des collectivités territoriales et une restauration de la confiance entre les citoyens et leurs représentants locaux.




























