Tanger, malgré toutes les démarches et les contrôles entrepris par les différents Walis et grands chefs de services qui se sont succédés dans la ville, ne cessera jamais de surprendre la population par les actes de corruption et de détournement de fonds au grand jour. La passation d’une transaction de location de terrain a prix dérisoire, presque gratuit, laisse ouvrir les points d’interrogations sur ce qui se passe dans la ville et qui sont les gens qui se cachent derrière ces actes.
Hassan Belkhider, conseiller collectif, a exprimé de vives critiques sur son blog concernant la situation à Tanger. Il dénonce l’absence de bases immobilières pour construire des écoles publiques, alors que le ministère de l’Éducation nationale exproprie des propriétés à des prix élevés. Paradoxalement, un terrain stratégique et bien situé est loué à bas prix à un investisseur connu de la ville pour y construire des écoles privées.
L’histoire concerne l’accord de location d’un terrain domanial de 10 000 mètres carrés à Tanger pour un investisseur spécialisé dans l’enseignement privé, chose qui a provoqué une controverse locale. Le terrain lui est loué à seulement cinquante dirhams le mètre carré pour 30 ans. Cet accord a suscité le mécontentement des habitants voisins, car le terrain était perçu comme un espace vert destiné aux résidents.
M. Belkhider a justifié que la valeur du mètre carré dans la zone atteint 10 000 dirhams, ce qui valorise le terrain à environ 10 milliards de centimes. Il s’interroge sur le choix de le louer à un prix bas plutôt que de le vendre, ainsi que sur l’absence de projets pour des écoles publiques au lieu d’écoles privées. Il a également souligné que l’implantation de ces écoles dans une zone déjà congestionnée pourrait aggraver les embouteillages, remettant en question la faisabilité du projet.
Les autorités restent dans leur silence sans fournir d’éclaircissements sur cette décision controversée, malgré les demandes d’enquête. Les habitants avoisinants souhaitent que cet accord soit examiné pour évaluer sa légalité et sa faisabilité, en tenant compte des défis du secteur de l’éducation publique et des besoins d’infrastructures. Cette situation soulève des questions sur la répartition des ressources immobilières à Tanger et l’impact sur les résidents, surtout face aux problèmes croissants d’éducation et de surpopulation urbaine.


























