Macron condamne une fausse annonce d’attentat diffusée sur Facebook
Mouna Nabil
Mercredi dernier, 17 décembre 2025, le président de la République, Emmanuel Macron, a fermement réagi à la diffusion d’une vidéo mensongère sur Facebook laissant entendre qu’un coup d’État ou un attentat aurait visé le palais de l’Élysée. Cette publication, générée par intelligence artificielle et largement partagée sur le réseau social, a suscité une vague d’inquiétude et d’interrogations, y compris à l’étranger.
Dans un communiqué et au cours d’une intervention publique à Marseille, le chef de l’État a dénoncé une « fake news » alarmante, qui montrait une prétendue journaliste annonçant un renversement du pouvoir par un colonel, une fiction qui a été vue plus de 12 millions de fois sur la plateforme.
Malgré les sollicitations de l’Élysée et les demandes exprimées via les services spécialisés comme la plateforme Pharos, Meta (la maison mère de Facebook) a refusé de retirer le contenu, arguant qu’il ne contrevenait pas à ses règles d’utilisation. Cette réponse a provoqué la colère de M. Macron, qui a estimé que les géants du numérique « se moquaient de nous » et faisaient fi de l’équilibre des débats publics.
Le président a également souligné l’impact potentiellement déstabilisateur de ce type de désinformation, rappelant qu’un chef d’État africain lui-même l’avait contacté pour exprimer sa préoccupation après avoir vu la fausse vidéo.
Plus largement, Emmanuel Macron a réitéré son appel à une régulation accrue des plateformes numériques, plaidant pour des lois nationales et européennes plus strictes afin que les contenus manifestement faux et dangereux puissent être rapidement retirés et que les comptes clairement frauduleux soient plus efficacement sanctionnés.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des réseaux sociaux dans la lutte contre la désinformation et pose la question de l’efficacité des mécanismes actuels pour protéger la sphère publique face à la viralité des contenus manipulés par intelligence artificielle.