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Tapage nocturne et nuisances sonores au quartier Chellah à Tanger

Les nuisances sonores  portent atteinte, non seulement à la qualité de vie et à la tranquillité des personnes touchées par le phénomène, mais altèrent aussi leur santé physique et psychique.

Ces nuisances peuvent rendre la vie difficile et empêcher le sommeil. C’est dont se plaignent les habitants du quartier Chellah, constamment dérangés par des bruits de tous genres  et notamment  par une musique nocturne débridée, en provenance  du dancing de l’hôtel du même nom, qui met à fond l’ambiance de ses clients noctambules  fréquentant cette boite de nuit située au cœur d’une zone résidentielle peuplée.

Le voisinage qui compte des personnes âgées, souvent malades ; les patients d’une clinique et  des enfants en bas âge, entre autres, subit ce tapage de plein fouet, dès la tombée de la nuit, jusqu’au petit matin, ce qui rend l’atmosphère invivable, le sommeil perturbé, et provoque une fatigue chronique chez les personnes devant se rendre quotidiennement à leurs occupations.

Plusieurs plaintes, à ce sujet, sont parvenues à la rédaction de notre Journal, dénonçant ces méfaits qui tombent, évidemment, sous le coup de la Loi.

En effet, sur le plan juridique, le Droit Marocain prévoit des dispositions pour réprimer ce genre de faits néfastes, dont ceux de  l’Article 47 de la loi relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement: Dahir du 12 mai 2003 (loi n°11-03).

Cet article stipule : « les bruits et les vibrations sonores, quelles qu’en soient l’origine et la nature, susceptibles de causer une gêne pour le voisinage, de nuire à la santé de l’homme ou de porter atteinte à l’environnement, en général, doivent être supprimés ou réduits conformément aux dispositions législatives et réglementaires prises en application de la présente loi. Ces dispositions fixent les valeurs limites sonores admises, les cas et les conditions où toute vibration ou bruit sont interdit, ainsi que les systèmes de mesure et les moyens de contrôle » (fin de citation).

Il serait donc instamment sollicité des autorités locales concernées, de prendre les dispositions qui s’imposent pour mettre fin à l’anarchie nocturne sonore qui perturbe la tranquillité et la sérénité et porte atteinte à la santé, à la  quiétude  et à la qualité de vie des habitants des du quartier Chellah à Tanger, pourtant réputé pour être un quartier « tranquille ».
Loin s’en faut … !!!

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