L’Association des barreaux du Maroc a annoncé lundi dernier la suspension de sa grève générale à partir de mardi 12 novembre. Une décision qui fait suite à des négociations approfondies et prometteuses avec le ministère de la Justice, qui ont permis d’aplanir plusieurs différends liés aux revendications des avocats.
La crise entre l’Association des barreaux du Maroc et le ministère de la Justice est résolue, ouverte à une discussion. L’Association des Bâtonniers du Maroc (ABM) a annoncé la suspension de la grève générale débutée le 1er novembre, suite à des discussions fructueuses avec le ministère. Un communiqué a été publié après une série de réunions, dont la dernière a eu lieu au ministère. Ces rencontres ont permis d’établir un dialogue structuré, avec la création de commissions thématiques pour traiter divers dossiers à partir du 15 novembre 2024. Les avocats, représentés par Me Hussein El Zyani, ont présenté des revendications portant sur des réformes des codes de procédure civile et pénale, ainsi que sur la mise à jour de la loi régissant la profession d’avocat.
Lors d’une réunion, les avocats, dirigés par Me Hussein El Zyani, ont présenté des revendications pour réformer le Code de la procédure civile et pénale, mettre à jour la loi sur la profession d’avocat et aborder des questions de fiscalité, de digitalisation des procédures judiciaires et de protection sociale. Le ministère de la Justice, représenté par son secrétaire général, a salué la qualité des échanges et a remis des projets de lois à l’Association, affirmant son engagement à moderniser le système judiciaire. Un procès-verbal des discussions a été signé, marquant une avancée dans ce dialogue.
L’Association a organisée une session pour planifier ses prochaines actions tout en maintenant la mobilisation autour des objectifs professionnels. Elle a décidé de mettre fin à la grève générale des avocats, exprimant sa satisfaction face aux engagements du ministère de la Justice. Ce développement est perçu comme une avancée pour le rôle des avocats dans le système judiciaire marocain. L’Association a encouragé ses membres à rester vigilants et actifs pour assurer l’application des accords et renforcer l’État de droit au Maroc.

