Un nouveau séisme politico-judiciaire secoue la scène politique française comme rapporté par « Hespressfr ». Jeudi, des perquisitions ont été menées au domicile parisien de Rachida Dati ainsi qu’à la mairie du 7ᵉ arrondissement, qu’elle dirige depuis 2014. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête pour corruption visant l’actuelle ministre de la Culture, selon une source proche du dossier citée par l’AFP.
Au cœur de l’affaire : des honoraires d’un montant de 299 000 euros que Rachida Dati aurait perçus du groupe GDF Suez entre 2010 et 2012, alors qu’elle siégeait comme députée européenne. La justice cherche à déterminer si ces sommes ont été indûment versées et surtout si leur origine a été volontairement dissimulée au Parlement européen, comme l’exige pourtant la réglementation en matière de transparence des revenus.
L’information judiciaire a été officiellement ouverte le 14 octobre dernier et confiée à des juges d’instruction parisiens. Elle vise la ministre, également candidate des Républicains à la mairie de Paris, dans un contexte politique déjà tendu à l’approche des échéances électorales municipales. L’existence de cette enquête a été révélée par Le Nouvel Observateur et l’émission Complément d’Enquête sur France 2.
Si Rachida Dati conteste fermement toute irrégularité et se retranche derrière la légalité de ses activités de conseil, les investigations en cours visent à établir s’il existait un conflit d’intérêts ou une infraction aux règles de déclaration imposées aux élus européens.
Ces perquisitions marquent une étape décisive dans un dossier sensible mêlant politique, argent et transparence. Elles jettent une ombre sur le parcours d’une figure majeure de la droite française et ravivent le débat sur l’éthique publique et l’exemplarité des responsables politiques, à un moment où la confiance des citoyens envers leurs institutions demeure fragile.
A suivre…

