Voilà bientôt deux années que le virus « du Covid 19 » ou de « la Covid19 » — on ne s’est pas encore décidé comment l’appeler– apparu sous le nom de Coronavirus, ensuite devenu
Sars-Cov-2, sévit sur la planète-Terre, dans les airs de notre galaxie, et probablement ailleurs, sans mesure ni répit.
Depuis l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), jusqu’au médecin de quartier, en passant par tous les spécialistes du monde, les experts, les organismes, les organisations qui s’intéressent de près ou de loin à la pandémie du Coronavirus, à son insaisissable évolution et à ses incommensurables dégâts sur la santé et la manière de vivre des humains, personne ne serait, à ce jour, en mesure de donner une réponse, même d’à-peu-près, à la question posée en titre de ce texte : « Quand le Coronavirus sera-t-il derrière nous?
Le dernier rapport publié par le gouvernement marocain indique qu’ après la détection au Maroc du premier cas d’infection au coronavirus, des efforts ont été entrepris pour faire face à la pandémie et en atténuer les effets sanitaires, sociaux, économiques et psychiques.
Les Marocains, toutes catégories confondues, se sont investis dans la lutte contre cette pandémie avec un sens élevé de patriotisme de sacrifice et de confiance, continuant avec espoir sur leur lancée dans une campagne nationale de vaccination dans l’objectif essentiel de sauvegarder des vies humaines, relancer l’économie nationale et redécouvrir l’existence rassurante et paisible d’avant la pandémie.
L’historique douloureux avait commencé dès la détection du premier cas au Maroc le 2 mars 2020 et l’instauration du confinement sanitaire qui a marqué le début de la lutte collective du peuple marocain; la prise de nombreuses initiatives dont la création du fonds spécial de gestion de la pandémie, notamment dans les domaines de la santé, l’enseignement, le soutien à l’emploi et autres mesures jugées nécessaires à la relance d’un semblant de vie normale.
C’est ce qui continue à se passer dans l’ensemble des pays du monde où chacun cherche, tant bien que mal, à sortir du tunnel en se posant tous la même question: » Le pire est-il vraiment derrière nous ?
Il faut admettre que la situation épidémiologique du Maroc est nettement plus rassurante que les mois précédents; cependant il n’est pas encore l’heure de crier victoire. Le Comité scientifique et technique a indiqué ce dernier vendredi 19 novembre qu’une 5ème vague frappe actuellement le monde et que notre pays n’est pas épargné. Pour y faire face, le Comité insiste sur la vaccination et le respect des mesures barrières.
« Nous sommes dans une course contre la montre pour nous préparer au mieux à réduire les effets et l’impact de cette nouvelle vague qui fait des ravages en Europe où l’Autriche a décidé de reconfiner l’ensemble de sa population et rendre la vaccination obligatoire à partir du 1er février prochain, indique-t-on, rappelant que le monde a connu quatre vagues dont deux avec des courbes aplaties pour le Maroc (celles de mars 2020 et la vague Alpha en avril et mai 2021).
Pour le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, il y a des chiffres qui ne trompent pas : 24,38 millions de Marocains ont reçu au moins une dose du vaccin anti-Covid, 22,5 millions sont doublement vaccinés, zéro décès a été enregistré durant les quelques dernières 24 heures, le taux d’occupation des lits de réanimation Covid-19 est inférieur à 2,5%. Ces indicateurs nous poussent à dire que la situation épidémiologique est plus rassurante que celle des mois précédents. Toutefois, est-ce une raison de baisser la garde ? Non, répond le Comité scientifique et technique de lutte contre la Covid-19.
Pour rassurer au sujet des vaccins, Rachida Slimani Ben Cheikh, directrice du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), a assuré qu’aucun décès lié aux vaccins n’a été enregistré, précisant que toutes les autopsies effectuées sur les cas de décès n’ont établi «aucun lien avec le vaccin».
En ce qui concerne les raisons de l’instauration d’une troisième dose, le comité a noté que «83% des décès enregistrés durant la vague Delta sont soit non vaccinés, soit incomplètement vaccinés ou complètement vaccinés depuis cinq mois et plus». Ce dernier constat aurait été décisif dans le choix du Comité de recommander une troisième dose.
Concernant le choix de la vaccination des 12-17 ans, le Comité explique que la vague Delta a fortement touché cette catégorie. Sur les trentaines de cas de décès d’enfants au Maroc depuis le début de la pandémie, la plupart d’entre elles sont survenues lors de la vague Delta, note le Comité qui assure que leur vaccination ainsi que celle des femmes enceintes vise à les protéger.
Dans nos prochaines éditions, nous reviendrons sur ce sujet qui reprend de la très grande actualité avec la cinquième et nouvelle vague du Coronavirus.
( à suivre )
Dr Abdelhaq BAKHAT

