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Le ministre de l’éducation révoque les directeurs provinciaux de Fahs-Anjra et de M’diq-Fnideq

Mardi 11 mars, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saad Berrada, a limogé 16 directeurs régionaux, une décision qui a suscité une vive polémique au sein du secteur éducatif. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre d’une évaluation approfondie des performances des responsables régionaux, fondée sur des rapports d’inspection qui ont révélé des irrégularités importantes dans la mise en œuvre des programmes éducatifs, notamment le projet des écoles de leadership dit « écoles Riyada ».

Parmi les responsables démis de leurs fonctions figure Abdelhafid Chekiri, le directeur provincial de Fahs Anjra, ainsi que Saïd Boudra directeur provincial de de M’diq-Fnideq, des exemptions qui sont dues à la baisse de performance de certaines directions dans la réalisation des objectifs de la feuille de route.

Selon les rapports d’inspection du ministère de l’Éducation nationale, ces exemptions ont été fondées sur la découverte de graves irrégularités financières dans la mise en œuvre des projets « des écoles Riyada », qui comptent parmi les programmes de réforme éducative les plus importants du Royaume. Les décisions d’exemption concernent les directions régionales de Nador, où l’affaire a éclaté, ainsi que celles de Dakhla, Khénifra, Khouribga, Azilal, Nador, M’diq, Errachidia, Sidi Slimane, Youssoufia, Boulemane, Ouarzazate, Laâyoune, Safi et Guelmim.

Bien qu’aucune déclaration officielle n’ait encore été émis par les directeurs provinciaux limogés, des sources bien informées confirment que cette décision reflète l’intention du ministère de demander des comptes aux responsables de tout retard dans la mise en œuvre des projets de réforme, en particulier dans les zones connaissant des défis de développement et d’éducation, comme la région de Fahs Anjra.

Des observateurs du secteur de l’éducation anticipent la nomination de nouveaux chefs des directions provinciales concernées, dans un contexte de questions sur l’impact que ces exemptions auront sur le déroulement de l’année scolaire, notamment à la lumière des défis auxquels est confronté le système éducatif à l’échelle nationale.

Il convient de noter que cette décision a été largement saluée par le milieu éducatif, la considérant comme une étape nécessaire pour motiver les responsables de l’éducation à améliorer leurs performances et à s’engager à mettre en œuvre des projets conformes aux normes établies. Cela contribue ainsi à une véritable réforme de l’éducation, au service des générations futures.

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