Dans le cadre de la Journée internationale pour l’abolition de la Violence à l’égard des Femmes, la Communauté de Tanger a organisé une table ronde le 5 novembre, en partenariat avec la Commission pour l’Égalité. Cet événement, sous le slogan « Pour une ville qui rejette et s’oppose à la violence à l’égard des femmes », a rassemblé des acteurs gouvernementaux et de la société civile pour renforcer la coopération et le dialogue. L’objectif est d’élaborer des stratégies efficaces contre la violence de genre et de sensibiliser à l’importance de la coordination entre tous les acteurs impliqués.
Lors de son allocution d’ouverture, Leila Tikit, vice-présidente du Conseil communautaire de Tanger, a affirmé que la violence envers les femmes et les filles est une grave violation des droits de l’homme. Elle a mis en avant les efforts du Maroc, sous la direction du Roi Mohammed VI, pour promouvoir le dialogue, l’égalité et la coexistence afin de combattre ce fléau. Tikit a également souligné l’importance de la Constitution de 2011 et du cadre juridique 103.13, qui visent à protéger les droits des femmes à travers des mesures restrictives, protectrices et proactives.
Nafisa Alami Laaroussi, adjointe au maire de Tanger, a souligné l’importance d’un événement visant à aborder les enjeux sociétaux, notamment la violence envers les femmes. Elle a expliqué que l’objectif est de favoriser la coordination entre les acteurs locaux et la société civile pour créer une ville sans violence. Elle a également évoqué les avancées du Maroc dans ce domaine, grâce à la ratification des conventions internationales et à l’harmonisation des lois nationales, visant à renforcer la protection des femmes et à améliorer leur situation.
Les acteurs territoriaux ont mis en avant leur rôle dans la lutte contre la violence envers les femmes, en insistant sur la nécessité de créer et d’activer des mécanismes locaux de coordination pour favoriser un environnement favorable aux droits des femmes.
Souad Chentouf Rahmouni, coordinatrice de la Commission pour l’égalité du Groupe de Tanger, a affirmé lors d’une réunion à la Communauté de Tanger que cet événement témoigne de l’engagement politique de la communauté dans la lutte contre les inégalités. Elle a précisé que cette table ronde marque le début d’un processus d’action conjointe avec divers acteurs territoriaux, visant à mettre en œuvre le principe de subsidiarité et à contribuer au plan d’égalité 2023-2026. Souad Chentouf Rahmouni a souligné que la Commission, en tant que mécanisme consultatif, joue un rôle clé dans l’amélioration des interventions du groupe pour lutter contre les violences faites aux femmes à Tanger. Elle vise à faire de la ville un lieu exempt de violences basées sur le genre. Le coordinateur de la Commission a également noté que les secteurs culturels et sociaux de la Communauté de Tanger sont essentiels pour soutenir cet objectif, en appelant les vice-présidents responsables de ces secteurs à s’engager activement, soulignant l’importance de la coordination entre les parties participantes pour créer un guichet unique dédié aux soins, en particulier pour le département de prise en charge des femmes victimes de violences. Le coordonnateur de la Commission a mentionné qu’un avis consultatif sera remis au Président du Conseil de la Communauté de Tanger concernant la création d’un pôle focal du genre. Les participants au symposium ont également insisté sur la nécessité de s’engager dans des initiatives qui créent les intersections et renforcent la collaboration.

