La direction de la prison locale Tanger 2 a déclaré que la santé au sein de l’établissement pénitentiaire reste « normale » et ne fait pas l’objet de préoccupations.
Selon la Délégation Générale de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), en réponse à ce qui a été publiée sur certains sites électroniques sur « la propagation de la rougeole parmi les détenus de la prison locale de Tanger 2 », l’administration de la prison de Tanger 2 a immédiatement pris des mesures préventives dès l’apparition des premiers symptômes de la maladie chez quatre détenus, dont deux nouveaux arrivants.
La Délégation générale de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion a précisé dans un communiqué que les cas suspects ont été placés en quarantaine et soumis aux analyses nécessaires. Elle a également mentionné que les cas testés positifs parmi les détenus et les fonctionnaires ont été traités selon un protocole thérapeutique approprié, en collaboration avec les autorités sanitaires locales.
L’établissement pénitentiaire a également organisé une campagne de vaccination volontaire contre la rougeole au profit des détenus et du personnel, sous la surveillance d’un corps médical du ministère de la Santé.
Or, dans un contexte d’urgence humanitaire à la prison de Tanger, le cas d’un détenu de l’établissement pénitentiaire de Tanger 2, déclaré infecté par la rougeole, a suscité des préoccupations dans des conditions épouvantables et des avertissements de la part de la famille du détenu. Cette nouvelle a suscité un mécontentement généralisé parmi les militants des droits humains. La famille affirme que l’état de santé du prisonnier n’a arrêté de se dégrader et qu’il n’a pas été autorisé à être transféré vers un hôpital situé à l’extérieur de la prison pour bénéficier de soins cadrés. La famille avait des craintes quant à la détérioration de l’état de santé du détenu, notamment après la décision d’interdiction de lui rendre visite et la coupure de la communication avec sa famille. Les préoccupations concernant les conditions de vie des détenus et la satisfaction des besoins de santé des détenus sont renforcées par cette interdiction.
Des militants et des partisans et défenseurs des droits de l’homme mettent en avant l’importance d’assurer les droits des emprisonnés, y compris le droit aux soins de santé. Ils soulignent que ces droits sont inscrits dans la loi et doivent être respectés. Le plaidoyer comprend l’amélioration des conditions sanitaires à l’intérieur des établissements pénitentiaires et la satisfaction des besoins des détenus.
Cette situation a mis en lumière l’urgence d’améliorer les conditions de détention et de protéger les droits des détenus. Le droit aux soins de santé des détenus et l’amélioration de leurs conditions de vie doivent être immédiatement assurés par les autorités compétentes. Il est important de souligner que l’Association pour la Défense des Droits de l’Homme « Section de Tanger » a sollicité le vendredi 03 janvier 2025, les souhaits de la famille du détenu, dans une demande adressée au directeur de la prison conformément aux dispositions légales, en soutien pour leurs préoccupation sur l’état de santé de leur proche.

