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Avant de juger les enfants, jugez les parents

 

 

Entre nous: par Mouna NABIL

 

 

 

3 incidents majeurs vécus ces 2 dernières semaines et qui ont secoués l’opinion publique sur les réseaux sociaux et même dans les discussions au quotidien : Tout le monde en parle, mais personne ne cherche à comprendre la profondeur de leur message : aujourd’hui, on vit dans une société qui se déracine et qui perd sa valeur de jour en jour.

-1- Le garçon filmé par sa maîtresse lui rappelant qu’elle parle à haute voix « katghewti » et que la mère a diffusé sur les réseaux sociaux, ce qui a provoqué un traumatisme à l’enfant.

-2- Le collégien tué par son camarade, un drame qui a résulté, 1 mort et 6 mineurs incarcérés pour meurtre et complicité au meurtre.

-3- Trois garçons mineurs condamnés à 4 ans de prison chacun pour tentative de viol suite à l’incident de la corniche de l’été

Les 3 cas ont chacun une gravité de situation et de conséquences. Mais si on revient sur les faits des 3, on va trouver que les parents sont les premiers à juger et à condamner.

Diffusez les photos des enfants a tort et à travers sur les réseaux sociaux, juste parce que celui-ci, dans son innocence, a dû prononcer un mot ou une réflexion maladroitement ou spontanément, mais dans le fond rigolo, mais l’enfant dans son entourage reste enfant et les enfants n’interceptent pas les choses de la même façon que les grands, ce qui résulte encore, la moquerie de ces camarades.

La mère qui oblige son fils à aller à l’école ne tenant pas compte de ces plaintes et de sa peur d’y aller parce que ses camarades le dérangent et veulent en faire la risée de la classe devant ses collègues. Après que le fait est fait, venir pleurer et dire « mon enfant est victime de voyous», Non Madame, votre enfant est victime de votre manque d’attention, de votre manque d’écoute.

Et enfin, les 3 jeunes mineurs jugés comme des majeurs pour un crime bien évident : « agression et tentative de viol en groupe» sous les regards de leurs mères présentes sur scène et qui clament l’innocence de leurs enfants par de banales répliques du genre : mon fils était tranquille à vendre des Kleenex, ou l’autre qui dit : mon fils est bien éduqué, il vendait des babioles sur la corniche et il avait été influencé. Mesdames, vos enfants à minuit ou à 01h du matin, ce n’est pas à la corniche qu’ils doivent traîner, mais dans leurs lits. Proclamer au grand public que vos enfants faisaient de petits commerces sur la corniche, c’est que vous reconnaissez publiquement que vous soumettez vos enfants MINEURS au travail, bien évidemment chose ILLÉGALE selon la loi marocaine

  1. Article 143 du Code du Travail : « Il est interdit d’employer les enfants avant l’âge de quinze ans. »
  2. Article 144 : « Toute infraction aux dispositions de l’article 143 est passible d’une amende. En cas de récidive, l’amendement est doublé. »

Article 145 : L’article limite également les conditions de travail des mineurs âgés de 15 à 18 ans, pour éviter

  1. Engagements internationaux

Le Maroc est également signataire de conventions internationales telles que :

Les inspections du travail veillent à l’application de ces lois, bien que leur mise en œuvre soit parfois confrontée à des défis, notamment dans le secteur informel ou agricole.

Des programmes nationaux, comme l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), visent à réduire la pauvreté, qui est l’une des principales causes du travail des enfants.

Le Code du travail marocain pose une base légale solide pour interdire et réguler le travail des enfants, mais des efforts restent nécessaires pour renforcer la sensibilisation et l’inspection.

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