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Le directeur du Journal de Tanger le Dr Abdelhak BAKHAT élu au collège des éditeurs de journaux

Le directeur du Journal de Tanger  le Dr Abdelhak BAKHAT élu au collège des éditeurs de journaux

05-07-2018 à 11:40:55

Le Conseil national de la presse se compose de 21 membres répartis en 3 collèges constitués de 7 membres chacun.
Il s’agit du collège des journalistes, celui des éditeurs et un troisième formé des représentants d’autres corps dont le ministère public, les avocats ou encore les instances des Droits de l’Homme, entre autres.
La commission de supervision des élections du Conseil national de la presse a rendu publics samedi, les résultats de ces élections qui ont eu lieu vendredi 22 juin 2018 dans 10 bureaux de vote répartis à travers le territoire national dont un à Tanger où le vote des journalistes professionnels s’est déroulé sous la supervision du directeur régional de la Communication, Brahim Echaâbi .

Le scrutin a été remporté dans la catégorie des journalistes professionnels par la liste «Liberté, intégrité, professionnalisme» avec 918 voix et un taux de participation de 43 %.
Ce collège est constitué de Hamid Saadni, Meriem Oudghiri, Rabiâ Malak, Younès Moujahid, Abdallah Bakkali, Abdelkader Hajjaji et Mokhtar Omari.

La catégorie des éditeurs, où le taux de participation a atteint 62,8%, a été remportée par Fatima Ouariaghli ; Noureddine Miftah ; Mahtat Rakkas ; Mohamed Hajjam ; Mohamed Selhami ; Abdelmounim Dilami et Abdelhak Bakhat.

Il reste maintenant à faire le choix des représentants des 7 autres membres en provenance du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), de l’Union des écrivains du Maroc, de l’Association des barreaux des avocats du Maroc et du Conseil national des langues et de la culture marocaine. Ce collège comprend également un ancien éditeur désigné par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et un journaliste honoraire choisi par le Syndicat de la presse (SNPM).

Ensuite interviendront l’élection du président et du vice-président, la constitution du bureau et l’installation des instances du Conseil.
La loi 90-13 prévoit de désigner aussi un observateur représentant le ministère de la Communication auprès du Conseil.
Les membres du Conseil national de la presse sont élus pour un mandat de quatre ans, renouvelable une seule fois.


Prévu par le nouveau Code de la presse, le Conseil national de la presse au Maroc est constitué pour la première fois au Maroc, conformément aux stipulations de la loi 90.13 portant création de ce Conseil, publiée au bulletin officiel le 7 avril 2016 et dont les dispositions sont entrées en vigueur en 2017.

Selon le texte de cette loi, le CNP est chargé notamment de veiller au respect du code la déontologie, des lois et règlements qui régissent l’exercice de la presse, de promouvoir la liberté de la presse et de l’édition, de veiller au développement du secteur et à la promotion de son auto-gouvernance sur des bases démocratiques, mais aussi de gérer, arbitrer et décider» en cas de problèmes et de litiges liés au monde de la presse.

Pour ce faire, quatre commissions devront être créées: Déontologie et affaires disciplinaires ; Carte de presse professionnelle, Formation, études et coopération ; Médiation et arbitrage ; Entreprise de presse et mise à niveau du secteur. Le Conseil doit éditer un rapport annuel qui sera publié sur le Bulletin officiel.

Selon l’article 7 du règlement régissant cette instance, les membres du Conseil sont appelés à se réunir au moins une fois tous les deux mois, sur convocation du président ou à la demande la majorité. Le Conseil doit délibérer à la majorité de ses membres. A défaut, le président appelle à une deuxième réunion après 15 jours. Une fois le tiers des membres réuni, le Conseil peut délibérer en secret, et les décisions prises à la majorité des voix, mais en cas d’égalité, celle du président est déterminante. Les décisions sont par la suite rendues publiques.

La première opération dans le processus a eu lieu vendredi 22 juin 2018 avec l’élection des représentants des deux collèges principaux, à savoir celui des journalistes professionnels et celui des éditeurs de journaux.
Pour ce premier collège, c’est la liste constituée par le syndicat national de la presse marocaine, SNPM, et le syndicat des journalistes affilié à l’UMT qui a raflé la mise.


Avec pour tête de liste Hamid Saadni, journaliste à 2M, la liste constituée de Meriem Oudghiri, Rabiâ Malak, Younès Moujahid, Abdallah Bakkali, Abdelkader Hajjaji et Mokhtar Omari, a obtenu près d’un millier de voix.

Deux listes concurrentes, menées par Abdessamad Benchrif et Ali Bouzerda, avaient décidé, la veille du scrutin, jeudi en fin d’après-midi, de se retirer de la course. Ce qui, pour certains, n’avait pas lieu d’être. Toujours est-il que la commission de supervision des élections n’avait pas pris en considération cette décision de retrait et le bulletin de vote comportait les trois listes concurrentes.

Pour le collège des éditeurs, c’est Fatima Zohra Ouriaghli qui est arrivée en tête suivie de Noureddine Miftah, Mhtat Rakkas, Mohamed Hajjam, Mohamed Selhami, Abdelmounaim Dilami et Abdelhak Bakhat.
Cette liste n’a connu aucune opposition ni contestation.


Ainsi donc, ces élections ont été boycottées par deux listes qui étaient en lice au départ, à savoir la liste «Le Changement » et celle de la « Fidélité et responsabilité ».

Dans un communiqué conjoint rendu public au lendemain du scrutin, les têtes de ces listes Ali Bouzerda et Abdessamad Bencherif, ont annoncé qu’ils «ne sont pas concernés par ces élections et encore moins par les résultats qui en découlent» et affirmé « se réserver le droit de recourir à tous les moyens juridiques pour corriger ce processus et mettre un terme à toutes les violations et les irrégularités ».

Des journalistes de l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) ont, de leur part, appelé au boycott, estimant que ces élections " privent une partie non négligeable du corps journalistique d'exprimer sa voix", allusion faite aux journalistes de l'Agence accrédités à l'étranger.

Ils ont aussi dénoncé ''les irrégularités flagrantes dans la composition de la commission de supervision, dont certains membres n’ont pas respecté l’impartialité requise et ce en se portant candidats pour le Conseil, dans une violation évidente des dispositions juridiques, déontologiques et professionnelles'', indiquent-ils, dénonçant également le mode de scrutin retenu pour ces élections, dit de liste fermée qui constitue «une confiscation du droit des journalistes de choisir librement leurs représentants au sein du Conseil national de la Presse », estiment-ils.

La famille de la presse vit ainsi un profond malaise et, si aucun problème ne semble se poser pour le collège des éditeurs de journaux, celui des journalistes professionnels, par contre, continue d’être contesté et le tribunal administratif de Rabat qui devait décider si certains critères et conditions liés à l'élection du 22 juin sont «légaux et constitutionnels», s’est déclaré incompétent. .





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