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Une grève des enseignants risque de compromettre les examens

 Une grève des enseignants risque de compromettre les examens

04-06-2018 à 11:16:17

Ce sont 440.000 candidats, dont 48% de filles, qui doivent passer les examens du baccalauréat au titre de la session de juin 2018, soit une hausse de 9,68% par rapport à l’année écoulée (401.032 candidats).
Le nombre des candidats libres a atteint 100.534, soit 23% de l’effectif global des candidats, alors que le nombre de candidats issus de l’enseignement public représente 70% du total des candidats, contre 7% pour l’enseignement privé.

En ce qui concerne la répartition par branches, le nombre des candidats dans les branches scientifiques et techniques a atteint 245.732, soit un bond de 8% par rapport à l’année dernière, tandis que le nombre des candidats inscrits en branches littéraires et originelles s’est établi à 191.980 candidats (+2%).

Le nombre des candidats au baccalauréat professionnel a été multiplié par 15 par rapport à la saison scolaire écoulée pour se chiffrer à 2.159, alors que les candidats dans les branches internationales sont de 18.326.
Le nombre des filières disponibles sera porté de 14, adoptées avant la réforme du système du baccalauréat à 40 filières, avec de grandes probabilités de diversifier l’offre et d’améliorer la convergence avec les projets scolaires des candidats.

Les épreuves du baccalauréat pour cette année connaitront la généralisation des procédures d’adaptation des examens pour inclure, en plus des malvoyants, les candidats ayant un handicap mental, y compris les difficultés d’apprentissage, l’autisme et la surdité.

Dans le cadre du renforcement continu des mécanismes de lutte et de répression de la fraude lors des examens, des campagnes de sensibilisation provinciales, régionales et nationales ont été lancées avec la participation de l’ensemble des intervenants pédagogiques et des médias, et ce en vue d’informer les candidats des conséquences désastreuses de la triche lors des examens et pour les encourager à adhérer aux valeurs de la transparence et de l’égalité des chances.

Des ressources humaines supplémentaires, notamment 41.660 surveillants et 40.000 professeurs seront mobilisés pour corriger 3,6 millions copies.

Au niveau des académies régionales, 20.830 salles d’examen seront préparées pour recevoir les candidats, répartis dans environ 1.500 centres d’examen dans les différentes directions régionales et environ 1.500 observateurs seront mobilisés au niveau des centres d’examen, tandis que 164 observateurs régionaux et 200 nationaux seront désignés pour la procédure et la correction.

Les épreuves de la session ordinaire de l’examen national unifié du baccalauréat se tiendront les 05, 06, 07 et 08 juin 2018, toutes branches confondues, alors que celles de la session de rattrapage auront lieu les 10, 11, 12 et 13 juillet 2018.
Les examens de la session ordinaire de l’examen régional unifié des candidats libres et de la première année du cycle du baccalauréat se dérouleront les 01 et 02 juin 2018, toutes branches confondues, alors que ceux de la session de rattrapage se tiendront les 06 et 07 Juillet 2018.

Les résultats de la session ordinaire des examens du baccalauréat seront annoncés le 22 juin 2018, et ceux de la session de rattrapage le 16 juillet 2018, a indiqué la même source.

Cependant, toute cette stratégie organisationnelle risque d’être mise en péril par une menace de grève des enseignants à l’appel des fonctionnaires de la Coordination nationale des diplômés du ministère de l’Éducation nationale pour mettre un maximum de pression sur leur ministère.

Brandissant leurs diplômes, ces profs exigent l’ouverture d’un dialogue afin d’augmenter leurs salaires. Entre différents mouvements de grève, sit-in devant le parlement et les bureaux du chef du gouvernement, plusieurs formes de protestation sont ainsi initiées.

Bien que ces revendications datent de 2015, cette fois-ci, la coordination durcit le ton et affirme qu’en cas de refus d’ouverture d’un nouveau dialogue avec le ministre, ce sont les examens de fin d’année qui risquent d’en pâtir. Ces fonctionnaires brandissent en effet plusieurs armes très dissuasives : celles de refuser d’assurer la surveillance des examens, de corriger les copies, voire aussi de ne pas remettre les résultats des examens du second semestre.

Ph : DR





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