.:: Le Journal De Tanger  News ::.
Dernières nouvelles :

Mondial 2026 : Suspicion autour de la visite de la Task-force de la FIFA

Mondial 2026 : Suspicion autour de la visite de la Task-force de la FIFA

Le 26-04-2018 à 10:09:06
[size]


À plus d'un titre, le Mondial 2026 sera une révolution dans la longue histoire des Coupes du monde. Ce sera en effet le tout premier disputé par 48 équipes, mais surtout le premier attribué grâce au vote de l'ensemble des confédérations membres de la FIFA. C'est tout l'enjeu de la campagne de séduction lancée par le comité de candidature du Maroc. Une campagne qui a déjà valu au Maroc, outre la mobilisation de 10 milliards de dirhams pour l’aménagement d’ infrastructures sportives, sur les 8 ans à venir, de précieux soutiens à travers la planète football.

Il y a d’abord l’Afrique dont le président de la Confédération africaine de football CAF, Ahmad Ahmad, a affirmé : « Je suis le président des 54 pays membres et je voudrais affirmer notre engagement en faveur de la candidature du Maroc. C'est toute l'Afrique qui est directement concernée par cet engagement marocain » dira-t-il .

Le royaume s’est aussi assuré le soutien de la quasi-totalité des pays arabes exprimée lors du dernier sommet tenu à Riyad, mais aussi celui de la France, la Belgique et la Russie, entre autres.

Néanmoins, si le principe de solidarité entre les nations est appliqué lors du vote, le Maroc ne devrait pas compter sur la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.
Il est, cependant indéniablement vrai que, dans tous les cas, le dernier mot revient à la Fédération internationale de football (FIFA) qui a initié une prospection dans les pays candidats à l’organisation du Mondial 2026.

C’est dans ce cadre qu’une commission de la FIFA appelée « Task Force » a atterri dans la soirée de lundi à Casablanca et a aussitôt rejoint Marrakech où elle a visité l’aéroport international Marrakech Ménara.
Ce mardi matin, Task Force devait visiter le Stade El Harti et le Grand Stade de Marrakech avant le prendre, en milieu d’après-midi, un vol pour Agadir où elle inspectera, mercredi matin, le stade Adrar et ses alentours avant de s’envoler pour Tétouan afin de visiter le Grand Stade de la ville et le centre d'entraînement du Moghreb de Tétouan (MAT).

Les inspecteurs de la FIFA se rendront ensuite, en milieu d’après-midi à Tanger pour visiter le grand stade et une station du TGV. S’en suivra une séance de travail plénière à l’Hôtel Hilton.

Le jeudi, les membres de Task Force s’envoleront pour Casablanca où ils visiteront le chantier du Grand Stade et la corniche où un "Fan Fest" sera installé, puis la Mosquée Hassan II.

Après cette visite, une première version donne à Task Force un droit d'élimination éventuelle avant le vote final du 13 juin prochain à Moscou. Par contre, une récente version affirme que, quelles que soient les notes qu’attribueront les membres de la Task Force pour évaluer la candidature marocaine, elles n’élimineront en aucun cas le Maroc.

La même source ajoute que le Maroc est malgré tout prêt à toutes les éventualités et que «tous les scénarios ont été examiné». Et, dans le cas où le dossier marocain se retrouverait exclu de la compétition avant le vote du 13 juin, le Maroc est prêt à user de tous les recours possibles, y compris près le Tribunal arbitral du sport s’il se retrouve devant la nécessité d’opter pour ce scénario extrême.

Ce recours éventuel serait, d’abord, basé sur une conviction de suspicion, envers la « Task Force » dont aucun membre ne possède une légitimité technique ni la compétence nécessaire pour juger de la crédibilité du Maroc et encore moins la capacité de mener un véritable audit sur les infrastructures hôtelières, les stades, les transports, la sécurité, l’apport économique, etc.

En plus, le CV de chacun de ces inspecteurs porte les relents d'une revendication identitaire peu propice à l'ouverture sur des pays non chrétiens d’où un semblant de rejet systématique d’un pays oriental comme le Maroc.

Le nom de «Task Force», qui a une connotation militaire de force opérationnelle, est lui-même agressif du fait qu’il s’agit d’un concept inventé par la marine américaine pendant la seconde guerre mondiale et qui s'est ensuite étendu aux entreprises, et maintenant au sport.

D’autre part, en terme de diversité, la FIFA n'a pas, non plus fourni d'efforts, sachant que le groupe mis en place est composé de quatre européens (1 Slovène, 1 Croate, 1 Macédonien, 1 Suisse) et d'un Asiatique, l'Indien Mukul Mudgal. Lequel d'entre eux a déjà organisé une grande compétition sportive? Aucun !
Ensuite, la suspicion s’orienterait aussi et surtout vers une supposée partialité de la FIFA et de son président, sachant que la cette Fédération, qui a été précédemment secouée par des scandales de corruption et d’absence d’éthique, poursuivrait la logique de ses mécanismes qui vont aux plus forts et méprisent les pays modestes. Le problème n’est donc pas le vote, mais les embûches concoctées pour empêcher que ce vote soit impartial.

Se référant à la presse spécialisée, l’écrivain Tahar Ben Jelloun nous apprend que tout serait fait pour que la candidature du Maroc pour l’organisation de la coupe du monde 2026 soit empêchée. Certains essaieraient de l’écarter en multipliant et en compliquant les critères pour la constitution d’un dossier complet. Ils joueraient aussi sur le temps et les délais de présentation. Cela crée des tensions et pose des questions. Le Maroc serait-il si puissant qu’il faut tout faire pour que son dossier n’arrive pas à temps ou qu’il ne réponde pas aux nouveaux critères récemment ajoutés?

Si le royaume a récemment écrit à la FIFA pour se plaindre des modifications de certains critères d’évaluation au dernier moment, ce qui constitue une préoccupation légitime, c’est qu’il est conscient des manœuvres opérées contre sa candidature.

Ce genre manœuvre n’est ni nouveau ni surprenant si l’on en croit le journal français « Le Monde » qui a consacré une demi-page à cette affaire dans son édition du 12 avril courant, sous le titre assez significatif: «Le royaume, en balance avec le trio Etats-Unis-Mexique-Canada, juge le processus d’attribution non équitable». Le journal cite une réflexion d’un responsable marocain disant que «La FIFA fait tout pour éliminer les Maroc avant le congrès du 13 juin. On veut bien perdre, mais à la loyale !».

On apprend dans cet article que le président de la FIFA, Gianni Infantino, doit son élection en 2016 à un fort lobby nord-américain. Grâce à ce lobby, écrit Le Monde, «Infantino avait capté les voix de la puissante Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes pour accéder à la présidence».

Il faut se rappeler que le président actuel de la FIFA, Gianni Infantino, est à jamais redevable aux Américains, sachant que c’est lui qui a profité de l'opération mains propres menée par le FBI américain (Bureau Fédéral d'investigations, ndlr) contre la FIFA en 2015 pour lui permettre de prendre le pouvoir, après l’évincement de l'ancien président omnipotent Blatter, et celui de Michel Platini. La présidence a été offerte sur un plateau d’argent par les Américains à Gianni Infantino,
On apprend aussi que «l’octroi sans appel d’offres par la FIFA des droits télévisés pour le Mondial 2026 aux chaînes américaines Fox News et NBC-Telemundo» a été établi avec la promesse d’une ristourne de 302 millions de dollars à la FIFA !

Pourtant, le Maroc promet à la FIFA 5 milliards de dollars de recettes si le royaume obtient l'organisation du Mondial 2026.

Malgré tout, pour certains observateurs, le Maroc est déjà évincé et il se pourrait même que sa candidature soit écartée avant le vote du 13 juin prochain. Voilà où nous en sommes. Nous assistons au déroulement d’un scénario qui serait tissé de magouilles avec des millions à la recherche de poches où se glisser, écrit tahar Ben Jelloun.

Selon le célèbre jounaliste Hafid Derradji de la chaîne Bein « Après quatre tentatives avortées, le Maroc connaîtra un cinquième échec dans sa course à l’organisation de la Coupe du Monde. Il sera écarté le 6 juin prochain, avant même le Congrès de la FIFA”, Pourquoi?, explique –il. Tout simplement parce que, depuis que le Maroc a annoncé sa candidature officielle pour l’organisation de la Coupe du Monde, la FIFA fait tout pour l’écarter au profit du dossier des géants nord-américains, USA-Canada-Mexique, explique ce journaliste, estimant le président de la FIFA ne peut pas défier les États-Unis et risquer de perdre son poste.

Mais, ne pouvant jouer franc jeu, le président de la FIFA a eu la très subtile idée de charger la commission Task Force de faire le sale travail à sa place.
Apparemment donc, sauf miracle, les jeux semblent être faits et la candidature du Maroc peut être considérée, dès à présent, comme écartée….

Ph : DR





Partager ceci :
رابط مختصر للمقالة تجده هنا
https://www.lejournaldetanger.com/news2935.html
التعليقات
Add comment