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La loi de finances 2018 : nouveautés et défis

La loi de finances 2018 : nouveautés et défis

Le 09-01-2018 à 12:02:12

En partenariat avec le Cabinet de Conseil TRIUNFO, le Journal de Tanger a organisé une table ronde relative à : « La loi de finances 2018 : Les nouveautés et défis ».
Plusieurs éminents universitaires, professeurs et experts se sont réunis autour des « Tables Rondes du Nord » pour débattre de ce sujet d’actualité.

L’objectif final de ces tables rondes reste la communication, la vulgarisation et la sensibilisation des opérateurs et agents économiques aux tenants et aboutissants de ce « projet » de loi de finances qui s’étale sur toute l’année 2018..

Le Journal de Tanger en partenariat avec le Cabinet de Conseil TRIUNFO ont organisé le jeudi 4 Janvier 2018 une table ronde autour de : « La loi de finances 2018 : nouveautés et défis » au sein de la somptueuse salle de conférence de l’hôtel El Minzah de Tanger.


Après la présentation du programme par Dr Brahim Temsamani (Economiste et Consultant-Coach), la parole est donnée au Dr Abdelhak Bakhat (Directeur général du Journal de Tanger) afin de souhaiter la bienvenue à l’ensemble des personnes présentes. Il a, par ailleurs, souligné l’importance et l’actualité de cette table ronde qui sera suivie par d’autres activités culturelles et scientifiques durant cette année.

Reprenant la parole, le Dr Brahim Temsamani a défini le contexte mondial, national et régional dans lequel cette loi de finances 2018 a été élaborée. Un contexte, dira-t-il, qui se caractérise par une phase euphorique et de croissance qui peut vraisemblablement impacter positivement les équilibres macroéconomiques fondamentaux du royaume, tout en validant les principales hypothèses de base retenues dans le cadre de l’actuelle loi de finances (Production céréalière : 70 millions de quintaux, taux de croissance : 3,2%, déficit budgétaire 3%, taux d’inflation : 1,5%, niveau d’investissement : 195 milliards de dirhams, etc.).

Pour sa part, le Dr Abdellatif Berroho (parlementaire et spécialiste des finances publiques) a repositionné la loi de finances dans son contexte international et national tout en soulignant les principales réformes engagées par l’Etat et l’importance des politiques sociales concernant des secteurs aussi importants et stratégiques que l’Education, la Santé, l’Habitat, etc.

L’intervenant a également attiré l’attention de l’auditoire sur la structure et la répartition des recettes et dépenses engagées dans la loi de finances 2018 ainsi que la participation des différents secteurs de l’activité économique (l’agriculture, l’industrie, le commerce et les services) à la formation du Produit Intérieur Brut national.

De son côté, le Dr Abdelbar Ejbari (Economiste Universitaire, Faculté polydisciplinaire de Larache/Université Abdelmalek Essaadi) a mis en exergue trois dimensions de l’actuelle loi de finances, à savoir les sociétés (constitutions, exonérations, fusions, etc.) les banques (et leurs rôles dans le (re)finacement des activités économiques) et l’investissement (aussi bien public que privé).

Selon lui, nous assistons pour la première fois à une affectation de l’investissement par région (il a beaucoup insisté sur le cas d’Al Hoceima). De même, l’Etat apporte une aide substantielle à l’investissement privé, notamment aux entreprises opérant dans l’économie numérique (les start-up) et les personnes physiques ayant le statut d’un auto-entrepreneur.

Toutefois, le Pr Ejbari pense que l’effort apporté par l’Etat pour promouvoir l’investissement privé reste sans grands effets car il y a une absence d’études d’impact et de suivi.

Le dernier intervenant, le Pr Mohamed Lahyani (Expert-comptable et Commissaire aux comptes) a mis en évidence les dimensions fiscales et techniques de la loi de finances 2018. Suivant une démarche pédagogique et interactive avec l’auditoire présent, il a expliqué par des exemples concrets et chiffres à l’appui comment les personnes morales et physiques peuvent-elles bénéficier des avantages fiscaux, abattements, exonérations, amnistie fiscale … de la loi de finances 2018. De surcroît, il a souligné plus d’une vingtaine de mesures ( coopératives, Organismes de Placement Collectif Immobilier, animation touristique, l’IS progressif, recouvrement, télé-déclaration, …, annulations et amendes fiscales) pour montrer que l’actuelle loi de finances est très riche en matière de nouveautés et très différente par rapport à celle de 2017 qui demeure, à plusieurs égards, une loi de finances de « transition ».

Finalement, la parole est revenue au Dr Abdelhak Bakhat pour prononcer le mot de clôture et présenter des recommandations pertinentes et opérationnelles que les pouvoirs publics devraient intégrer progressivement dans les prochaines lois de finances..

PH : Hamouda






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