News Série d’entretiens avec des représentants de partis politiques en lice pour les élections régionales
(Catégorie Entretien & Analyse)
Posté par Administrateur
الاثنين 17 أغسطس 2015 - 11:01:35

Le 17-08-2015 à 11:05:58
Afin d’accompagner le déroulement des préparatifs au scrutin du 4 septembre 2015, le Journal de Tanger organise une série de rencontres avec des représentants régionaux ou locaux de différents partis politiques en lice pour les élections régionales , afin de recueillir leurs réponses à une série de questions prédéfinies autour de la vision et des programmes de la future gouvernance locale, dans le cadre de la régionalisation avancée.

Les Résultats de ces entretiens sont publiés dans nos éditions, au fur et à mesure de leur déroulement .
Ainsi, la première rencontre a eu lieu avec Mohamed Bouhriz, président du bureau régional et coordonnateur provincial du Rassemblement national des Indépendants (RNI), suivi de Abdeslam El Aîdouni, représentant de l’Union Constitutionnelle (UC), de Ahmed Yahia de l’Union socialiste des Forces Populaires (USFP) .

***
Ainsi, la première rencontre a eu lieu avec Mohamed Bouhriz, président du bureau régional et coordonnateur provincial du Rassemblement national des Indépendants (RNI), suivi de Abdeslam El Aîdouni, représentant de l’Union Constitutionnelle (UC), de Ahmed Yahia de l’Union socialiste des Forces Populaires (USFP).

Mohamed Bouhriz (RNI) :


Pour Mohamed Bouhriz, l’importance des élections régionales se reflète dans le point de vue de Feu SM Hassan II qui concevait que l’élu local était plus proche du citoyen et à même d’apprécier ses besoins et de partager ses soucis à proximité.

L’intervenant insiste sur la nécessite du rajeunissement du corps communal à travers des élus compétents et ambitieux qui garantiraient une gestion scientifique de la chose locale, concevant qu’après le « 20 février » le Maroc ne peut plus revivre les dysfonctionnements qui ont marqué les élections de 2009.

Concernant la participation de l’élément féminin à la gouvernance locale, le président du bureau régional et coordonnateur provincial du Rassemblement national des Indépendants (RNI) affiche la fierté de son parti qui, dira-t-il, possède une élite féminine d’un haut niveau, précisant qu’à l’échelon local, les candidates sont au nombre de 24 au lieu de 16 précédemment.

Pour ce qui est du programme du RNI, toujours en cours de finalisation au niveau central, M. Bouhriz indique que, pour ce qui est de Tanger et de sa région, le programme sera focalisé, d’une manière générale, sur les besoins identifiés dans les secteurs vitaux tels que l’Enseignement, la Santé, les infrastructures, le social, outre évidemment la parachèvement du méga-programme Royal Tanger-Métropole.

Le RNI envisage également la mise sur pied d’un programme de formation et de valorisation de la femme lui garantissant un emploi digne avec un salaire conséquent et une couverture sociale, explique Mohamed Bouhriz.

Evoquant le volet des alliances politiques, le représentant du RNI affirme que son parti est ouvert à toutes les tendances, précisant que des accords sont en gestation avec le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), le Parti de la Justice et du Développement (PJD) et l’Union Constitutionnelle (UC).

A propos de la relation du RNI avec les médias, M. Bouhriz estime que la noble mission de la presse constitue une lourde responsabilité, déplorant le fait que certains éléments ne respectent malheureusement pas la déontologie de la profession, se disant lui-même ciblé à tort par un support médiatique national.

Abdeslam El Aîdouni (UC) :


Selon Abdeslam El Aïdouni, la responsabilité de la réussite ou de l’échec de l’action communale est partagée entre le parti politique qui a l’obligation de présenter des candidats en mesure d’assumer cette tâche et le citoyen qui doit voter pour la personne habilitée.

M. El Aïdouni mettra ensuite un lien direct entre le choix des priorités dans les programmes d’action et les spécificités propres à la commune, l’arrondissement ou la région, expliquant que la vision de son parti se focalise notamment sur le programme Royal Tanger-Métropole qui, dira-t-il, ne pourrait aboutir avec la prolifération de l’habitat anarchique, appelant toutes les parties concernées, entités politiques, élus et autorité locale, à combattre ce fléau qu’il a qualifié de dangereux.

L’intervenant a également évoqué, en tant que priorités de l’UC, les problèmes d’urbanisme, d’assainissement, d’éclairage public, du rapprochement de l’administration du citoyen, estimant que les prochaines élections constituent une occasion pour couper définitivement avec les comportements subjectifs et mettre en place une élite capable de répondre aux vœux des citoyens qui ouvrent droit, selon l’U.C, à trois choses essentielles : 1- la levée quotidienne et régulière des ordures ménagères ; 2- un éclairage public parfait ; 3- une chaussée bitumée.

En réponse à une question concernant la parité, Abdeslam El Aïdouni affirme que l’UC a toujours appelé à l’égalité entre la femme et l’homme en matière d’activités politiques, citant l’exemple des candidates présentées par son parti, comptant des cadres de haut niveau.

A propos du trafic de drogue à Tanger, M. El Aïdouni préconise la mise en valeur, l’intégration et le développement des quartiers marginalisés. Pour ce qui est des problèmes d’insécurité à Tanger, l’intéressé dénonce l’insuffisance des moyens et des effectifs pour une lutte efficace contre la criminalité, en dépit de l’extension de la ville et de l’explosion démographique.

Au sujet des alliances politiques post-électorales, Abdeslam El Aïdouni s’est montré plutôt évasif n’engageant en rien son parti, se contentant d’expliquer que le Maroc de 2015, avec sa constitution de 2011, ne peut plus tolérer des comportements marginaux comme auparavant : « Il existe différents niveaux pour les alliances à l’échelon central , régional et local, mais pour ce qui est des communes, il existe une logique à part pour les alliances », dira-t-il, concluant par le souhait de voir les habitants de Tanger créer l’événement du changement en votant pour une élite capable de façonner un Maroc nouveau comme le veulent SM le Roi Mohammed VI et le peuple marocain.


Ahmed Yahia (USFP) :


A la question de savoir quelle lecture on peut donner au discours Royal concernant la gouvernance locale, Ahmed Yahia explique que la stratégie de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) est en conformité avec les orientations royales.

Concernant les priorités du parti par rapport à la ville et la population de Tanger, M. Yahia conçoit que toute initiative d’un parti de l’opposition comme l’USFP est tributaire d’un amoindrissement effectif du rôle de l’autorité locale au profit de la justice qui devrait se charger de l’inspection au sein des collectivités locales, estimant que dans l’état actuel des choses , il est difficile, voire impossible de s’immiscer dans les affaires communales et de faire passer son programme devant le freinage exercé par l’autorité de tutelle.

A propos du programme électoral de l’USFP, Ahmed Yahia, insiste sur le fait que pour qu’un programme quelconque, soit concluant, il faut que sa mise en œuvre soit soustraite à toute ingérence de l’autorité de tutelle, ce qui donnerait à la collectivité locale une certaine indépendance pour mener son programme à terme. Partant de là, l’intervenant place toute action dans une alternative de contrôle des comptes par la justice. Dans la même optique, Ahmed Yahia précise que le programme de son parti se focalise, d’une manière générale, sur le développement social notamment celui des jeunes, sur la création d’espaces verts quasi-inexistants et sur le placement de la police administrative sous la tutelle du conseil communal, entre autres.

Au sujet des alliances politiques post-électorales, le représentant de l’USFP à Tanger explique que ces alliances qui sont décidées au niveau de la commission administrative du parti, pourraient réunir quatre entités : l’USFP, le Parti de l’Istiqlal (PI), le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) et l’Union Constitutionnelle (UC).

Concernant la parité, Ahmed Yahia qui a rappelé les nouveaux quotas instaurés, a souligné l’importance du rôle de la femme dans la gouvernance locale estimant que la présence de l’élément féminin doit apporter un plus à la commune, et non pas être considéré comme un simple maillon imposé par la parité.

Pour ce qui est des dernières scissions enregistrées au sein de l’USFP, Ahmed Yahia fait endosser la responsabilité à des facteurs externes dont essentiellement le Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui, dira-t-il, a détourné certains éléments en leur promettant des postes importants dans le gouvernement.

M. Yahia estime, néanmoins que l’USFP a traversé la période de turbulence et qu’il s’oriente progressivement vers une parfaite stratégie de gestion dont les résultats apparaîtront à moyen et à long termes.

Le Journal De Tanger



Cet item a été imprimée depuis le site .:: Le Journal De Tanger News ::.
( http://www.lejournaldetanger.com/news.php?extend.710 )