News C’est le propriétaire du café «La Crème» qui était ciblé
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الثلاثاء 07 نوفمبر 2017 - 16:55:04

Le 07-11-2017 à 16:55:04
Une fusillade, un mort, deux blessés, des tweets, des photos, des vidéos, la panique. Il n’en faudra pas plus pour faire disjoncter les esprits de l’internaute lambda jusqu’au chef du gouvernement.

C’est ainsi que de nombreux internautes marocains ont découvert la fusillade au café La Crème à Marrakech, qui, au départ n’était qu’une rumeur, et qui au fil des minutes se transformera en drame sanglant avec deux morts et un blessé. Attentat terroriste? Règlement de comptes ? Chacun ira de sa théorie avant que les officiels n’apportent plus tard les éléments de réponses via les médias.

Mais l’hystérie s’est déjà emparée d’une partie de nos concitoyens. Le voyeurisme inondera les réseaux sociaux de photos des victimes, visages découverts, et même une vidéo des plus morbides.

La vérité c’est que le café « La Crème », établissement huppé à Marrakech, a été effectivement le théâtre d’une fusillade mortelle, dans la soirée de jeudi 2 novembre courant. Les tueurs auraient été engagés pour éliminer un individu se trouvant sur les lieux, mais ils se seraient trompés de cible. Une erreur qui a coûté la vie à un jeune étudiant en 5e année de médecine décédé sur le coup… Une jeune femme aussi étudiante en médecine, a été blessée et hospitalisée à la clinique "Le Marrakech",, tandis qu’un autre jeune homme atteint par une balle à la cuisse, devait quitter la clinique, hier vendredi.
« Les deux personnes blessées lors de la fusillade de Marrakech vont bien » rassure le Dr Mustapha Daali, chirurgien et directeur de la clinique.

"Ils sont dans un état stable. Le jeune homme va très bien et a rejoint sa chambre. Ses blessures étaient superficielles, il a été opéré hier à la cuisse et va sortir vendredi, pour rentrer chez lui", indique le médecin, ajoutant qu’il ne s'agit pas d'un serveur de café comme certains journaux en ligne ont pu le relayer, mais d'un directeur de société qui "n'avait rien à voir avec tout ça. Il a simplement été victime d'une balle perdue".

"La jeune fille est pour sa part en réanimation, mais va aussi très bien. L'opération s'est bien passée. Elle bénéficie actuellement d'un suivi psychiatrique car elle a subi un très grand choc", souligne le chirurgien. "Elle est en mesure de parler et elle est bien entourée par ses consœurs et ses confrères", ajoute le directeur de la clinique, qui confirme que la jeune femme est étudiante en cinquième année de médecine.

Cette dernière présentait de graves lésions au moment de son admission, au foie, à l'estomac, et à l'intestin. "Les équipes médicales et de réanimation étaient présentes, les moyens étaient au complet et nous avons pu intervenir au bon moment", ajoute le médecin.
La fusillade survenue au café La Crème à Marrakech, dans le quartier Hivernage, a fait une victime, un étudiant en médecine de 26 ans, fils du président de la Cour d'appel de Beni Mellal. La jeune fille blessée était assise avec lui à la terrasse du café lorsque les deux tueurs, arrivés à bord d'un scooter, ont tiré.

Le jeune homme aurait été tué par erreur. La cible des agresseurs était le propriétaire du café, sur fond de règlement de comptes, de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. Celui-ci se serait assis à la place de la victime quelques instants avant le crime.
Le propriétaire s'est enfui à Casablanca dans la soirée mais a été arrêté ainsi que cinq autres suspects. Le commanditaire de l'assassinat, un Marocain basé aux Pays-Bas, est recherché ainsi que les deux tueurs à gages. Le scooter et l'arme du crime ont été retrouvés dans un terrain vague à Marrakech, calcinés.

Ainsi donc, ce serait finalement le propriétaire du café La Crème, qui serait la véritable cible des tueurs. Il s’agirait du Maroco-néerlandais «Moes», 52 ans, qui posséderait également Le Capuccini, ouvert en octobre dernier dans la ville ocre. L'homme en question, dont le frère fait partie des personnes interpellées à Casablanca, serait également propriétaire de plusieurs biens immobiliers, dont quelques-uns à Tanger.

Natif d’Amersfoort (centre des Pays-Bas), Moes possède un club à Zoetermeer (ouest): le No Limit. Cet établissement controversé a été fermé en septembre dernier après une descente policière effectuée en avril.

En juin 2016, le No Limit a dû fermer ses portes pendant six mois à cause de nombreux incidents violents dans ses locaux. L’endroit qui accueille des artistes en vogue et abrite des soirées VIP, est d’ailleurs soupçonné par la police locale de servir au blanchiment d’argent.

PH : DR


Le Journal De Tanger



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